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traumatisant simplement la muqueuse intestinale, des résultats qui présentaient avec les faits de la clinique d'indéniables analogies. Il observa de la cylindrurie, de l’albuminurie, de l’indicanurie; à l’autopsie il trouve des reins mous et pâles, les capsules glomérulaires desquamées, l’épithelium des tubuli irrégulier et granuleux:
la néphrite par intoxication était constituée.
Le rein est donc la victime de l'urine hypertoxique au’il sécrète; ses lésions se traduiront par une diminution considérable de son activité éliminatrice et l'imperméabilité toujours croissante de son épithélium altéré. Dans un organisme où s'accumulent sans cesse les produits toxiques et toxiniens élaborés dans l'intestin in-
fecté, voilà donc un des moyens de défense, le plus im-
portant sans doute, qui devient inopérant. Si l'économie ne parvient pas à suppléer, par d’autres voies, à l'insuffisance rénale, les phénomènes aigus d’une auto-imtoxication jusque-là latente ne tarderont pas à se manifester.
Et ces lésions rénales, déjà observées par Nazart (*) chez un certain nombre de malades atteints de tétanie, nous les trouvons réalisées dans le cas qui nous occupe. Cliniquement, nous avions pu les prévoir par l’albuminurie, inconstante il est vrai, et surtout par la polvurie que présentait notre malade. L’autopsie et l'examen histologique nous les ont confirmées.
Nous voilà done, cette fois, en présence d'un fait positif. Chez cet homme, soumis de longue date à une intoxication intestinale permanente, les reins, organes éliminateurs essentiels, sont devenus en partie insuf-
() GRENET. — Nouveile pratique médico-chirurgicale, article Tétanie.