‹ Considérations sur une Épidémie de DiphtérieChapitre 18 sur 22 · Les plaies sont fermées; l'enfant levé ne marche que · texte numérisé non relu

Les plaies sont fermées; l'enfant levé ne marche que

, péniblement ; les jambes ne veulent pas le soutenir. Traitement:

vin de quinquina, sirop d'iodure de fer de chaque deux fois par Jour une cuillerée. La voix de polichinelle persiste.

Nous cessons de voir notre malade, qui nous ést amené à notre cabinet, le 16 mai, atteint d'une paralysie du voile du palais et du pharynx. L’albumine existe toujours dans les urires ; mais en moins grande quantité ; la face est encore bouffie. Traitement: vin de quinquina à la gentiane, sirop d'iodure de fer à cause du teint pâle, anémique.

Du 24 mai au 20 juillet, il a été fait de l'électricité avec l'appareil volta faradique de Gaiffe. Plus tard des gouttes amères de Baumé ont été données. Le malade est resté, six mois environ pour se remettre et sa voix garde, même aujourd'hui encore, un timbre légèrement nasillard.

Un frère atteint de la même affection pendant ce temps, n'eut qu'une forme relativement bénigne où plutôt de moyenne intensité, et dans l’espace de quinze jours faisait la maladie et passait sa convalescence sans aucun accident consécutif.

Observation XV

(Personnelle) Diphtérie grave. — Refroidissement. — OEdème de la glotte.

Le nommé B. A., au Valadas. Pont-Julien, Bonnieux (Vaucluse), âgé de 44 ans, propriétaire, non marié, vivant avec

ses parents, tous bien portants, tempérament nerveux, nous fait appeler, le # juin 1893, le matin dès qu'il est jour. Il est malade depuis deux jours d’un mal à la gorge. A l'examen, on voit des exsudats grisâtres, sans fétidité, qui tapissent entièrement les amygdales, le fond du pharynx, la luette et qui recouvrent particulièrement le voile du palais. Depuis la veille, 3 juin, il a de la difficulté pour respirer ; la toux etla voix sont éteints, le teint est pâle, l’état général grave, pouls rapide, faible. Nous lui ordonnons : des granules de sulfure de calcium à un centigramme toutes les heures, attouchements avec perchlorure de fer dilué, lavage à l’eau boriquée 5 010, vin généreux, lait, œufs à la coque.

5 juin. — L'état reste stationnaire ; le malade s’alimente bien, avec plus de facilité que ne semblerait le comporter l’état du fond de la gorge ; continuation des granules, un toutes les deux heutes, lavages fréquents par le nez et en gargarisme à l’eau boriquée.

6. — Les membranes commencent à se détacher ; elles sont ratatinées, sans odeur ; le malade prend beaucoup d'aliments ; le pouls est à 104; la température qui n'avait pas été prise encore — 38°7; un lavement à l'huile de ricin et mercuriale est ordonné pour vider l'intestin.

7. — Les membranes s’éliminent bien ; le pouls, faible le premier jour, se relève; le sulfure de calcium est rédmt à 8 centigrammes ; le perchlorure de fer est supprimé ; quelques pastilles au chlorate de potasse le remplacent; on continue les gargarismes à l'eau boriquée ; l'alimentation se fait toujours bien ; viandes rôties, cervelles.

9. — La gorge est à peu près nette; l'état général est bon. Quatre pentigrammes seulement de sulfure de calcium ; lavages et gargarismes moins fréquents ; alimentation substantielle.

11. — Tout va pour le mieux : le malade demande à se lever, ce qui lui est permis ; des aspersions d’acide phénique sont

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