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faites, pendant tout le temps de la maladie, dans la maison.
18. — On vient nous chercher le soir, à onze heures : le malade était en état d'asphyxie. Aucune fausse membrane dans le nez, ni la gorge ; mais la luette était énorme, œdématiée, ainsi que tout le fond de la gorge ; probablement le larynx subissait la même influence. Le malade était sorti pour faire le tour de ses vignes, et voir les bienfaits d’une pluie de la nuit précédente. Traitement: huit sangsues aux angles du maxillaire inférieur ; insufflations d’une poudre composée de :
Sulfate d'alumine et de potasse. . 10 grammes
Acide tannique "7 1.1. xt 1 2 grammes (Mêlez).
Purée aline 700. NN. 0-35 gramunies
(sulfate de soude).
Tisane de queues de cerises, miel et coquilles d'amandes, lait.
19.— Amélioration très sensible ; insufflations, mêmetisane, lait, œufs à la coque.
21. — Respiration à peu près libre. Pouls, 80 ; température, 38° ; langue légèrement chargée ; insufflations, matin et soir ; tisane, vin de quinquina.
25. — Pleine convalescence ; vin de quinquina. Viandes rôties. La guérison suit son cours.
Observation XVI (Personnelle)
À... F..., cultivateur, habitant Roussillon, nous faitappeler, D. 19 avril 1893, dans la nuit, pour voir sa fille, âgée de huit ans, fréquentant l’école du village. Elle était malade depuis buit jours. La voix avait été d’abord rauque, puis presque éteinte. La respiration ne pouvait plus se faire par le nez ; mais
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la malade prenait bien les tisanes, le lait, les petites soupes qu'on lui donnait. Rassurés, les parents disaient : « Ça passera. » (Ce raisonnement est fréquent chez les paysans). Lorsque, dans la nuit du 19 avril, elle fut prise de délire, de diarrhée ; les urines sont devenues rares depuis la veille. Plusieurs hémorragies se sont produites par le nez, un suintement séro-sanguinolent, très fétide, s'écoule par les mêmes voies. Les muqueuses de la gorge sont rouge foncé, ecchymosées sur certains points, douloureuses. Des fragments de fausses membranes ont été expulsées par la bouche et les voies nasales ; ceux qui existent encore semblent ne plus guère être adhérents. Les ganglions du cou sont très tuméfiés. L’urine contient de l’albumine.
Traitement. — Lavages du nezet de la gorge avec eau phéniquée à 2 0/00 et boriquée à 10. Potion avec :
Infusion de café. . . . . 150 grammes.
Sirap de gomme: . 1, =. 40 — Extrait mou de quinquina . 2 —
Lait, vin vieux, potages quand elle veut les prendre.
20. — Plusieurs petites hémorragies s'étant produites, on donne deux gouttes de perchlorure de fer, toutes les deux heures, dans un peu d’eau sucrée. Mais la malade n'avale que difficilement, la langue est sèche, fuligineuse, les extrémités froides, le pouls ‘petit, irrégulier, l’haleine fétide, d’une odeur repoussante. Le subdélirium persiste. La malade succombe dans le courant de la nuit.
À ma dernière visite, c’est-à-dire le 20 avril, on me montre la sœur plus jeune, âgée de six ans, se plaignant, elle aussi, de mal à la gorge. À l'examen, nous constatons quelques points blancs sur les amygdales, le nez enchifrené ; nous coneluons à la diphtérie et nous ordonnons: lait, vin, bouillon, potages, enfin, alimentation la plus substantielle possible, isolement
dans une chambre, aspersion d'eau phéniquée dans toute la maison, sur les lits mêmes. Lavage du nez et de la gorge avec eau boriquée au # p. 0/0. Succion de tranches de citron. Un granule sulfure de calcium toutes les deux heures.
22. — L'état de la jeune malade est satis'aisant ; il reste stationnaire. Mais le père et un jeune beau-frère âgé de 13 ans, habitant dans la maison, sont malades de la gorge. Le père a quelques fausses membranes, peu abondantes, peu épaisses, tapissant les amygdales et une partie du voile du palais. Le jeune garçon à des phénomènes plus accentués. Le même traitement est institué pour tous, sauf variations de doses.
24. — La situation est bonne, les trois malades vont mieux et finissent par guérir. Ce n'étaient que des formes bénignes, au lieu d’être hypertoxiques comme la première.
11 mai. — Le jeune garçon m'est amené à mon cabinet avec une légère paralysie du voile du palais. Cette dernière guérit en l’espace d’un mois.
30 septembre de la même année. — Le jeune garçon de 13 ans est de nouveau atteint de diphtérie, avec fausses membranes plus étendues que la première fois ; le nez est presque complètement obstrué. La respiration par la bouche est relativement facile. Une éruption rubéolique existe sur de nombreuses parties du corps, surtout prononcée à la partic supérieure des cuisses et aux plis inguinaux. Quelques fausses membranes recueillies et examinées par notre ami, le docteur Gros, qui s'occupe volontiers de ces questions, donnèrent des bacilles longs et des streptocoques. Dans la poitrine, quelques légers râles sibilants. Les urines contiennent de l’albumine. Pouls 102 ; Temp. 39°7.
Traitement. — Granules de sulfure de calcium à un centigramme, un toutes les trois heures; ablation, autant que possible, des fausses membranes ; badigeonnages au jus de citron, lavages à l’eau boriquée et phéniquée par des injections
nasales, lait, bouillon, vin, potages avec viande, tisane de quinquina.
1% octobre. — La situation semble bonne ; les fausses membeanes n'ont point augmenté ; pouls, 104; température, 39°5.
3. — Quelques parcelles de fausses membranes sont expulsées, l’éruption disparait, ies ganglions sous-maxillaires sont tuméfiés ; l'appétit assez bon, le malade s’alimente ; mais les urines sont plus rares, la fièvre persiste ; pouls, 104; température, 39° 6.
4. — Le malade a eu une syncope ; :l a une douleur angoissante précordiale, pouls irrégulier, rapide; température, 39°2. Les lavages sont continués, badigeonnages au jus de citron; le sulfure de calcium, supprimé, est remplacé par ‘une potion avec deux grammes caféine ; vin, bouillon, lait.
5. — Les symptômes généraux S'aggravent, bien que l'état local soit meilleur ; l’albumine augmente ; enfin, après un certain nombre de syncopes, le malade succombe le 9 octobre.
Observation XVII
(Personnelle)
Trois cas de diphtérie dans la même famille. — Un cas de paralysie.
La veuve Magdeleine D..., rue Droite, Bonnieux, âgée de trente-quatre ans, est une malheureuse indigente ; son mari est mort tuberculeux, trois ans auparavant ; elle est mère de cinq enfants, dont l’ainé a treize ans, la seconde une jeune fille de onze, le troisième huit, le quatrième six, etenfin le dernier, né après la mort du mari, a vingt mois. Les plus jeunes enfants mendient dans le pays ; le fils aîné sert de manœuvre. Poussée par la misère et voulant utiliser ses forces et celles des deux ou trois aînés, elle part pour Apt, afin de travailler chez les confiseurs à éplucher des fruits. Trois semaines après son
Fe elle retourne à Bonnieux, dans son logement, qui est une maison abandonnée, constituée par deux pièces : la cui- sine en bas et une chambre au-dessus, dans laquelle il y a des “ planches sur quatre petits bancs, avec deux paillasses et des ; lambeaux de couvertures : : le plancher est percé de nombreux
chent mère et enfants. Elle me fit appeler : deux de ses enfants étaient malades ; celui de treize ans, depuis quatre | jours : celui de six, depuis l’avant-veille est atteint de fièvre et . courbaturé. Tous deux se plaignent de mal à la gorge : l'aîné a de l'extinction de voix avec fièvre aussi. A l'examen de la gorge, au 17 mai 1894, on voit des exsudats grisâtres, sans
ré LS fétidité, qui lapissent entièrement les amygdales, la paroi pos-
térieure du pharyux, la luette et même une partie du voile du £ 2 Lies Late MEME 3 | É
= L autre n’a que ne nn de prises et quelques points ‘du voile du palais, du côté gauche; les exsudats sont plus Se re blanes, moins épais que ceux du frère aîné.
Eee © Traitement. — Granules de sulfure de calcium à un ut
citron toutes les heures, pastilles de borate de soude à prendre de temps € en are DDUeson d’eau ee dans toute la maison. Le ; lait, que consommaient les deux malades.
18=— Même état. Nous constatons un peudetirage dû à l’ex- tension des fausses membranes dans la gorge et surtout dans les fosses nasales chez l ainé. Même traitement, plus injection de jus de citron par le nez avec une petite seringue en verre, chez ce malade. ; ne 19: — Un troisième enfant ‘est pris; celui de huit ans, cette u fois; pouls, 102, face injectée, yeux saillants ; il n'est pas
trous, recouverts de morceaux de planches. C’est là que cou-. .
| gramme, un toutes les trois heures ; badigeonnage au suc de
Le bureau de bienfaisance üt avoir des eue du vin et du
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