‹ Considérations sur une Épidémie de DiphtérieChapitre 7 sur 22 · OISE · texte numérisé non relu

OISE

Les souris, les rats et le cheval jouissent d’une certaine immunité ; c’est pour cette raison que l’on a choisi ce dernier pour fournir du sérum immunisé.

D'après MM. Roux et Yersin, le poison diphtéritique serait un composé très voisin des diastases ; commeelles, en effet, il est modifié par la chaleur, l'air, et précipité par l’alcool.

Pour MM. Brieger et Frænkel, ce serait une toxalbumine, c’est-à-dire une substance résultant de la transformation des albumines du milieu nutritif par la diastase.

Immunisation des animaux. — M. Hoffmann avait remarqué. que des cobayes, inoculés avec de vieilles cultures spontanément atténuées, restaient réfractaires à l’inoculation de cultures récentes et sûrement virulentes.

Frænkel et Brieger injectent, sous la peau des cobayes, des quantités minimes de toxine, que l’on a chauffée à 65° ou 70°.

À l’Institut de Koch, on commence par tuer les bacilles de la culture, par l'addition de 5 p. 0/0 d'acide phénique, ou de 3 p. 0/0 de tricrésol, à la culture, sans la filtrer.

Bebring est parvenu à immuniser des animaux contre la diphtérie, par divers procédés, en les inoculant, par exemple, à différentes reprises, avec des cultures de diphtérie, contenant des doses plus ou moins fortes de trichlorure diode ; ou bien, en faisant des injections sous-cutanées préventives, avee de l'eau oxygénée, et inoculant ensuite la diphtérie aux animaux (1).

Dans ces derniers temps, il a donné la préférence à l'injection de petites doses souvent répétées ; il se sert du cheval comme source du sérum.

MM. Roux et Vaillard s'adressent au cheval aussi, parce qu'il peut fournir des quantités considérables de sérum. La vache,

(4) H. Bourges. La diphtérie. Paris, Ruel et Cie, éditeurs, 1892.

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