LES CHANSONS DE MIARKA
où se trouve intercalé un mouvement à C et à 3/4, dont la courbe mélodique est d’un sentiment très pénétrant.
Fête Nuptiale n’est pas à la hauteur des autres pièces. Les idées de ce duo, pour soprano et mezzo soprano, entremêlé d’un chœur, sont quelque peu banales.
Le Cantique d' Amour vaut infiniment mieux. Ce lied n’est pas marqué, comme les autres, au coin d une personnalité très originale, mais il est d un beau sentiment passionné.
L’auteur se retrouve complètement dans Miarka s en va , où les chœurs chantent, en dialecte romané, une phrase à l’allure très pittoresque, tandis que le soliste, en une mélodie d’une simplicité exquise, symbolise la vie de Miarka.
Sur les quatorze lieder qui composent ce recueil, deux : YHymne au Soleil et Nuages sont, dans leur genre, de parfaits chefs-d’œuvre; sept:
Hymne à la Rivière , les Deux Baisers, le Savoir , Y Eau qui court , la Poussière, la Pluie , Y Hymne des Morts , sont des compositions de tout premier ordre ; les cinq pièces qui restent, — à l’exception de Fête Nuptiale toutefois, — sans avoir la haute valeur des autres, se recommandent toutes par de sérieuses qualités.
Les Chansons de Miarka ont apporté une note nouvelle dans la collection des lieder français contemporains. Ecrites dans un style très libre, avec une indiscutable sincérité d’accent, elles possèdent un charme étrange et sédui sant auquel ne saurait résister une âme d’artiste.