ASCANIO
avant tout, deux qualités primordiales : il doit être caractéristique et carac tertsé. Il faut que, par sa configuration mélodique ou son essence harmonique, il possède une puissance évocatrice et qu’il ait une physionomie si frappante que, du premier coup, il se grave dans la mémoire de l’auditeur. Wagner nous offre de merveilleux exemples de thèmes conducteurs. Est-il utile de rappeler la force expressive des motifs du Désir , de la Mort , du Regard , dans Tristan et Isolcle, de Y Epée , de YOr, des Wœlsungen , de Y Amour, de Siegfried , dans la Tétralogie. Tous ces thèmes, une fois entendus, seront reconnus sans peine, quelles que soient leurs transformations, grâce à leur « habitus » si particulier, si typique. Or les leitmotioe d' Ascanio manquent, presque tous, de cette double qualité. Ils sont insignifiants pour la plupart et leur relief est si peu prononcé qu*on a souvent de la peine à les retrouver. La qualité mélodique de ses thèmes semble, d’ailleurs, fort peu préoccuper M. Saint-Saëns, Pour peu qu’ils soient favorablesàun travail symphonique, lecompositeur nes’occupeguère deleur valeur intrinsèque. Il a cela de commun avec un autre grand musicien qui a nom Mozart. Ne reste-t-on pas souvent stupéfait de l’insignifiance et de la banalité de certains thèmes de l’auteur de Don Juan ? A son exemple, M. Saint- Saëns travaille de façon merveilleuse des matériaux de qualité parfois très secondaire.
Le premier tableau du premier acte se passe dans l’atelier de Benvenuto Cellini. Celui ci apprend par un de ses apprentis, Pagolo, que son élève préféré, Ascanio, a reçu un billet mystérieux. La florentine Scozzone, maîtresse du grand orfèvre, lui révèle, au cours d’une scène de jalousie, un instant après, quecette lettre vient deladuchesse d’Etampes. Benvenuto se promet d’empêcher la maîtresse du roi de France de compromettre Ascanio en une aventure périlleuse. François Ier, la duchesse d’Etampes et de nombreux seigneurs viennent visiter les merveilles de l’atelier de l’artiste italien. La duchesse lance de brûlantes œillades à Ascanio et elle lui fait la commande d’un bijou. Le roi admire fort la maquette de la statue de Jupiter et il commande à Benvenuto de la lui fondre en or. A cet effet il lui accorde l’hôtel du Grand Nesle pour y installer commodément ses ateliers.
Seules, quelques mesures d’introduction précèdent le lever du rideau. Elles font entendre, superposés, deux des principaux motifs de l’œuvre. L’un, exposé dans sa forme principale par les instruments à vent, se rapporte à Cellini et plus particulièrement à Cellini artiste ; il est sans aucun caractère. Le second, beaucoup plus expressif dans sa grande simplicité, symbolise le Travail. Cesdeux motifs reviennent renversés p. 4, m. 10 (#), quand le maître constate que le travail de Pagolo est défectueux. L’idée
(*) Il existe deux éditions à' Ascanio, Toutes les indications paginales de la présente étude ont trait à la première version.
est ingénieuse. Une transformation fort intéressante du thème de Benvenuto se rencontre, même page, m. 3. La profonde affection que Cellini éprouve pour Ascanio est soulignée p. 3 m. 9, 10. par un thème confié aux violons. Aussitôt après, mais cette fois au chant, thème à' Ascanio. Ces différents motifs occupent la première scène dont tous les dialogues sont légèrement et spirituellement traités. Dans la seconde scène où Benvenuto interroge Ascanio, nous faisons connaissance avec trois nouveaux thèmes conducteurs. Voici d’abord p. 12, m. 1 et 2, au chant, celui du Dévouement , qui donne naissance à une mélodie pleine de tendresse sinon d’originalité. Puis p. 13, m. 7, celui de la Lettre , exemple frappant de ces thèmes sans physionomie, sans couleur et sans vie comme il en existe, malheureusement trop, dans cette partition. Ascanio sans nommer la femme, confie à son maître qu’il est amoureux. Il fait cet avtu dans une romance assez agréable soutenue à l’orchestre par le motif spécial à l’amour d’Ascanio pour Colombe. Les premières mesures de la réponse de Benvenuto offrent une ressemblance frappante avec certain passage de Proserpine .
Une belle et large phrase chante, p. 18 et 19, l'ardente passion que Scozzonne éprouve pour Cellini. Un autre thème, exposé p. 20, m. 7 et 8, est chargé d’exprimer l’esprit de sacrifice de la jeune femme, Enfin, la jalousie qui l anime se synthétise plus loin dans un motif entendu p. 23, m. 10 et 11. Au point de vue spécialement vocal, il faut remarquer le scherzando , de Benvenuto : Jeanne , je fai nommée à bon droit « Casse- Cou », « Scozzonne ! » dont le début est tout à fait charmant et le largo : Tu n'as qu'une rivale , l'éternelle beauté qui fait l'art immortel , d’une grande pureté de lignes et dont le principal motif, p. 24, m. 4 et 5, est appelé à symboliser la Beauté. Un autre thème est à signaler p, 25, m. 1 et suiv. Ce t celui d'Hébé , la statuette pour laquelle Benvenuto cherche un idéal modèle qu’il n’a pu encore trouver. Le morceau d’ensemble des p. 25, 26, et 27, est assez médiocre. Un délicat et élégant motif, qui silhouette à merveille François Ier, est murmuré par la flûte au moment de son entrée dans l’atelier. Les thèmes propres à la duchesse d’Etampes apparaissent le premier p. 40, m. 3, 4, 5, le second, meme page, m. 15, le troisième, p. 41, m. 7, commentant tour à tour la coquetterie , la fierté et la passion de la maîtresse du roi. Le rôle de la duchesse, à côté de quelques phrases gracieuses, contient certaine vocalise d’une inopportunité désagréable. Le roi s’arrête devant la maquette de la statue de Jupiter et son admiration se traduit par un chant majestueux, célébrant le maître du tonnerre. Le thème principal de ce fragment reviendra, désormais, pour désigner le chef d’œuvre définitif que François Ier attend du grand artiste. Dans les dernières pages du tableau s’affirment deux autres leitmotice : celui du Grand Nesle , p. 48, m. 7 et 8, et celui de Charles-Quini , p. 49, m. 14 et 15, d’une allure plus vulgaire que royale,
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Le deuxième tableau se déroule sur la place des Augustins, devant les deux Nesle. Est-il bien utile de signaler p. 55, m. 21, le court dessin que M. Charles Malherbe, dans l’étude si documentée et si intéressante qu’il a consacrée à Ascanio, dénomme motif du petit Nesle ? Je ne le crois pas. Je me demande si vraiment le musicien a voulu attacher à ce sextolet une signification précise. Le chœur des écoliers, par lequel débute le tableau, est d’un charmant entrain. C’est bien là du vrai Saint-Saëns. Dans l’entretien entre Ascanio et Colombe on trouve quelques jolies idées mélodiques, notamment une phrase caressante de la jeune fille : Le Grand Nesle, un nid de feuillage, un séjour paisible et charmant. Une transformation du motif à' Amour accompagne tout le début de la scène. On retrouve aussi p. 65, le thèmedu Travail. L’arrivée d’un mendiant fait bientôt dégénérer ce duo en un trio qui est bien la plus mauvaise chose de toute la partition. Les qualités de facture ne peuvent arriver à déguiser ici la pauvreté de ces mélodies fades et pleurnichardes écrites dans l’unique souci des applaudissements du public. Dans une lettre adressée à son librettiste, M. Gallet, et rendue publique, le musicien en a fait, d’ailleurs, l’aveu :« C’est une note queGounod et Massenet ont déjà chantée, dit-il, mais je crois qu’on la réentendra avec plaisir. » Quelle tristesse de lire de pareilles paroles sous la plume d’un artiste comme M. Saint-Saëns et quel démoralisant exemple pour les jeunes compositeurs que d entendre un homme arrivé à la fin d’une carrière glorieuse parler ainsi ! A l’époque où M. Saint-Saëns composait Samson et Dalila, il songeait peu à plaire au public. Celui-ci lui fit payer cher cette indifférence et le chef-d’œuvre attendit treize ans avant qu’un théâtre français consentît à lui ouvrir ses portes. En revanche, Samson et Dalila vivra autant que la Musique.
La plus grande partie de la scène où éclate la mauvaise humeur ded’Estourville, furieux que le roi ait donné le Grand Nesle à Benvenuto est traitée dans un style léger et spirituel qui frise souvent l’opérette et laisse déjà pressentir Phryné . Le motif propre à d’Estourville se fait entendre p. 80, m. 14. La duchesse d’Etampes arrive masquée au rendez-vous qu elle a donné à Ascanio dans la lettre mystérieuse dont il a été question au premier tableau. La maîtresse du roi congédie Scozzonne qui lui recommande la prudence et elle s’avance vers Ascanio. Mais alors, Cellini intervient. Resté seul avec la duchesse, il la supplie de ne pas aimer son élève préféré et il lui fait comprendre qu’il connaît sa personnalité véritable. Furieuse de se voir découverte, Mmo d’Etampes jure de se venger et elle encourage d’Estourville à ne pas ouvrir à Benvenuto les portes du Nesle. Dans ces deux scènes on retrouve les différents motifs de la duchesse, transformés souvent d’heureuse façon, et le thème de Y affection de Benvenuto pour Ascanio. A part une phrase de l’orfèvre : Il est deux nobles cœurs que j aime, elles ne contiennent rien de particulièrement remarquable sous le
rapport vocal. Dans la foule qui sort de l’Eglise, voici que, tout à coup, Benvenuto Cellini aperçoit Colombe. Il reste stupéfait. C’est Iiébé vivante qu'il a devant les yeux. Quand il apprend que cette divine enfant est la fille du prévôt de Paris, qu’elle loge au Petit Nesle et qu'il pourra l’apercevoir chaque jour, il se promet bien de la prendre comme modèle sans qu’elle sans doute. A l'orchestre reviennent les motifs de la Beauté et d'Hébé. On réentend aussi celui du Travail et, quand Scozzonne se sent mordue au cœur par la jalousie à la vue de l’effet produit par Colombe sur son amant, de pénétrants accords expriment excellemment la souffrance de l’italienne. D’Estourville ayant refusé l’accès du Grand Nesle à Benvenuto, celui-ci et ses élèves le prennent d’assaut. Tout ce final est écrit avec une verve incomparable, une gaieté et un entrain extraordinaires. A l’accompagnement signalons une modification du thème de Benvenuto et une déformation fort amusante de celui de d’Estourville. La sommation d’Ascanio au prévôt, morceau écrit sans accompagnement et dans un style archaïque, avec un écho lointain répétant certain mot, est un épisode des plus réussis.
Le premier tableau du deuxième acte a pour cadre l’atelier de Benvenuto, au Grand Nesle. Les élèves achèvent un immense reliquaire, en forme de châsse, destiné aux Ursulines. Le motif propre à ces religieuses apparaît au chant p. 1 14. Scozzonne chante une chanson florentine, empruntée, dit la partition, à une composition du XVIe siècle. Ce morceau écrit uniquement pour faire briller la virtuosité de l’interprète, est légèrement vulgaire, et les apprentis l’applaudissent en un chœur d’une banalité extrême. Pagolo est enfermé par ses camarades dans le reliquaire. L’élève goûte peu cette plaisanterie. A ce moment retentit p. 154, m. 6, 7, 8, lancée par deux trombones, une phrase d’une allure sinistre. Ce motif, qui reparaît p. 156 et 157, est celui de la Châsse. Ascanio, pensant à Colombe, chante une romance : A l'ombre des noires tours..., petit hors-d’œuvre qui ne manque pas d’un certain agrément. Cellini, resté seul, attend impatiemment la promenade de Colombe dans les jardins du Petit Nesle. C’est pendant ces courts instants que le sculpteur, à l’insu de la jeune fille, la prend comme modèle. A l’orchestre, passent et repassent les thèmes d'Hébé et de la Beauté. Ce dernier subit plusieurs notables transformations. Colombe apparaît dans le jardin, chantant une ballade sans accompagnement, aux mesures alternées à 2/4 et à 3/4, d’une adorable mélancolie. Le moderato de Benvenuto : O douce Iiébé, candeur, jeunesse... et Y allegro qui suit, ont un grand charme. Un noble et chaleureux enf housiasme palpite dans Pinvocation : Brûle moi flamme du génie I... La situation est ici bien musicale et, par là môme, l’inspiration du compositeur s’élève et devient plus franche. Scozzonne survient et fait une scène à Cellini qui lui a refusé de voir la statuette d’Hébé. Ce duo, peu intéressant au point de vue de l’expression
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mélodique, se déroule presque entièrement sur le motif de la Jalousie diversement varié. A remarquer pourtant le 3/4 de la page 181. Ascanio arrive après la sortie de Scozzonne et Benvenuto accorde à son élève ce qu’il a refusé à sa maîtresse. Il soulève le voile qui cache la statue d’Hébé et il avoue qu’il aime son modèle. Ascanio reconnaît avec douleur les traits de Colombe, mais il se contient. Dans cette scène, l’emploi des leitmotice n’est plus aussi rigoureux. C’est ainsi que X allegro de Benvenuto : O Beauté, fai compris ta puissance, qui cotoie la banalité de bien près sans cependant y tomber, possède un accompagnement sans intérêt, alors que le rappel des différents thèmes à signification esthétique était, là, tout indiqué. Mais voici qu’une musique grotesque éclate, là-bas, dans les jardins du Petit Nesle. Scozzonne apprend à son amant que c'est le fiancé destiné par la duchesse d’Etampes à Mlle d’Estourville qui lui donne une sérénade. Le mariage doit avoir lieu prochainement. Benvenuto se promet de mettre obstacle à cet hymen et, comme une lettre du roi de France lui apporte la nouvelle de sa disgrâce, résultat des intrigues de Mme d’Etampes, il part trouver Charles Quint qui l’a fait mander. La fin de ce tableau n’offre aucun intérêt musical.
Au quatrième tableau, nous sommes au Louvre, chez la duchesse d’Etampes. Un court entr’acte ramène le charmant motif de François Ier. Celui ci chante à sa maîtresse un madrigal qui est un délicieux et fin pastiche. Le premier couplet de ce petit hors-d’œuvre mérite de survivre à la partition Quant au second, écrit pour deux voix, avec adjonction de vocalises à la partie de soprano, il ne vaut pas grand’chose. Le roi sorti, Ascanio est introduit près de la duchesse. Il lui apporte le bijou commandé. Mmo d’Etampes fait au jeune homme les avances les moins déguisées, mais celui-ci ne les comprend pas. Colombe arrive pour supplier la duchesse de ne pas la marier avec d’Orbec. Ascanio se trahit alors et avoue son amour. Rage de la maîtresse du roi. Ces deux scènes sont déplorablement vides. Aucune idée saillante, aucune phrase vraiment jaillie du cœur, mais souvent des vulgarités, comme l’offre d’Ascanio : Mais s'il faut pour cous protéger ... ou bien le méchant trio qui termine le tableau. Seul le côté symphonique offre quelque valeur. En outre des motifs déjà connus, spéciaux à Ascanio et à la duchesse, il faut en citer deux nouveaux. L’un qui appartient encore à cette dernière, proclame, p. 219, m. 7 et suiv. , son désir de Vengeance ; l’autre, déroulé par le cor, p. 220, m. 8 et 9, s’applique à Colombe dont il symbolise la Pureté (*).
Le troisième acte nous fait assister, dans les jardins de Fontainebleau, à la fête offerte par François Ier à Charles-Quint. Un noble unisson des
(*) La plus grande partie de ce tableau a été coupée à l’Opéra. Les quelques fragments qui sont restés ont été transportés à l’acte suivant.
cordes, comme on en trouve chez M. Saint-Saëns plusieurs exemples, coupé par des sonneries de trompettes et de trombones placés sur la scène, accompagne l’arrivée de la cour. François Ier, froissé de voir Cellini parmi les seigneurs de la suite de Charles-Quint, en fait l’observation à celui ci. Les choses vont s’envenimer quand Benvenuto intervient, proteste de son respect pour le roi de France et propose de tondre sous trois jours la statue de Jupiter. François Ier lui promet, en récompense, de lui accorder toute faveur qu’il lui demandera. Cette scène est bien traitée On s étonne pourtant que le débat entre les deux souverains ne se passe pas sur leurs motifs respectifs. Ceux du Travail et de Jupiter reparaissent quand Benvenuto se défend auprès de François Ier. Celui de la Pureté revient lorsque la duchesse insiste auprès du roi pour que le mariage de Colombe avec M. d’Orbec ait lieu dès le lendemain. Ce bref délai désespère Benvenuto qui comptait demander comme récompense la jeune fille au roi.
Le ballet demeurera au répertoire des concerts. 11 se compose de douze numéros, dont six sont empruntés à des danses du temps. Tous ces morceaux, instrumentés de la façon la plus délicate, sont un enchantement pour l’oreille. Parmi les plus réussis, je citerai les nos 2 et 3, l’apparition d’Apollon et des Muses et celle de Psyché, d’une grâce, d'une fraîcheur exquises. Par contre, le solo de flûte du n° 9 n’est pas d’un effet très heureux. L’apothéose a de la majesté.
Le quatrième acte nous ramène dans l’atelier du Grand Nesle. Pagolo apprend à la duchesse et à Scozzonne le dessein formé par Benvenuto de soustraire Colombe à d’Orbec en la cachant dans le grand reliquaire, qu’il fera ensuite transporter aux Ursuliues où la jeune fille trouvera un refuge assuré auprès de la supérieure, sa marraine. La duchesse, quand Pagolo s’est éloigné, révèle alors 4 Scozzonne l’idée infernale que vient de lui sug gérer son amour déçu. Elle fera monter le reliquaire chez elle sous prétexte de l’examiner et, pendant trois jours, elle oubliera de le renvoyer. Quand Benvenuto l’ouvrira, il n’y trouvera plus qu’un cadavre. Cette scène est écrite, presque en son entier, en un parlando rapide. L’auteur a si bien senti la non musicalité de toutes ces situations embrouillées qu’il a préféré laisser dominer l’orchestre. Celui-ci revêt ici une couleur sombre bien en situation. Les thèmes de la duchesse et de Scozzonne subissent de nouvelles transformations. Le motif de la Châsse revient aussi plusieurs fois. Un nouveau thème, celui du Crime se fait entendre p. 312, m. 2 et 3, à la voix. L’ allegro chanté par Scozzonne, une fois la duchesse sortie, est conçu dans un style suranné. L’emploi des thèmes conducteurs était pourtant tout indiqué, dans ce morceau, pour exprimer l’état d’âme de la jalouse italienne. Benvenuto arrive tout joyeux et il se met à plaisanter sa maîtresse. Celle-ci, dans un mouvement d’exaspération, finit par lui dénoncer les amours de Colombe