‹ Constantin le GrandChapitre 17 sur 46 · ILE CONS MEET · texte numérisé non relu

ILE CONS MEET

2 Idem.

AAC EL NE.

4 Ibid,

RP CPRINT 024:

de Serviteur de Dieu lui assure le salut éternel.

Un évêque de Cour lui ayant dit, en effet, qu’il

était heureux d’être empereur en ce monde, et de

régner dans l’autre avec le Fils de Dieu, Cons-

tantin lui répondit « de prier Dieu qu’il lui fît la

« grâce de l’admettre dans ce monde et dans l’autre au nombre de ses serviteurs » ”

Mais comment Constantin pouvait-1l penser que son rôle de Serviteur de Dieu lui assurait le salut avant le jour où il serait libre de devenir un fidèle de l’Eglise. Car il ne faut pas oublier qu’il ne fut baptisé que peu avant sa mort.

C’est peut-être le problème le plus délicat à aborder,.dans l’histoire de cet empereur, et je prie le lecteur de m’excuser de ne le faire qu’en recourant aux prémisses mêmes du Christianisme et aux décisions des Conciles.

Il existe un mot grec constamment répété dans les Evangiles, et qui désigna plus tard, par exemple dans le Pasteur d’'Hermas ?, le Sacrement même de la Pénitence, c’est celui de : Metanoia. Ce mot veut dire : conversion du cœur.

Or la Metanoia, dans le sens évangélique, prend une importance fondamentale dans les décisions des Synodes d'Orient relatives aux pénitences à infliger à ceux qui ont succombé aux dernières persécutions.

Nous nous représentons difficilement l’état d’esprit des chrétiens sous la persécution de Maximin Daza, en ‘Orient. Les uns étaient traînés

IP SCOMSES AVE ? Communication de l’abbé p’ALks à l'Association des Etudes Grecques, 1922.

devant les autels des idoles et on leur tenait la main pour qu'ils sacrifient. Ceux-là n'étaient pas coupables !. Mais d’autres avaient acheté des certificats de sacrifices *. D’autres encore s’étaient rendus aux sacrifices en habits de deuil et avec tous les signes de la tristesse ?. Enfin il y avait des apostats qui avaient sacrifié, avec tous les signes de l’acquiescement, afin de s’assurer les faveurs du pouvoir #. °

Le synode d’Ancyre, tenu un an après la persécution de Maximin Daza, fixa des pénitences différentes pour les divers degrés d’apostasie. Mais il tint compte aussi, dans la déterminaison des peines, de la nature des retours à l'Eglise. Ceux qui avaient cédé aux menaces des magistrats païens et qui suppliaient qu’on les reçoive dans l’Eglise, à l’occasion de la réunion du synode d’Ancyre et ne se décidaient qu’en raison de cette occasion, à se convertir, metanoein, durent subir successivement tous les degrés de la péniteiice.

Ils furent d’abord admis à écouter du dehors le service divin, audientes, puis, pendant deux ans, exclus de la communion, quoique réunis à l'Eglise. Alors seulement leur pénitence put être considérée comme achevée.

Il en fut tout différemment de ceux qui avaient

1 Synode d’Ancyre, canon 3.

2 C’étaient les (Lapsi) de la persécution de Dèce. Saint CYPRIEN, Lettres 52 et 55.

5 Synode d’Ancyre ; canon 4.

4 Syn. Anc., canon 4 ; Concile de Nicée, canon rx et 2. Il s’agit également des suites de la persécution de Licinius.

reçu l'esprit de conversion, metanoia, sans attendre l’occasion de la réunion du synode.

Ils virent le temps de leur pénitence méritoire commencer au jour de leur conversion du cœur *. Qu'’est-ce-à-dire si ce n’est qu’à partir de ce jour le pénitent n’était plus en état de péché. C’est pourquoi il pouvait, en cas de danger de mort, être admis immédiatement à la communion *.

L'Occident n’avait pas connu les persécutions hypocrites de l’Orient. Aussi n’y eut-il, en Occident, que des Catéchumènes qui n’étaient pas encore des fidèles de l’Eglise, mais qui aspiraient à le devenir. Ils n'étaient plus hors de l'Eglise. Ils attendaient toutefois leur admission parmi les fidèles, jusqu’au baptême.

Constantin ne fut baptisé que quelques jours avant sa mort. Il était donc, comme les Occidentaux convertis, au nombre des Catéchumènes.

Un tel rang pouvait-il convenir et une telle situation suffire au libérateur des chrétiens, au protecteur de l’Eglise surtout ? Celle-ci ne pouvait pas supprimer les Canons des Conciles, même en faveur de l’empereur. Les magistrats païens ne pouvaient pas entrer dans l’Eglise %. Or, quelle magistrature était plus païenne que le grand pontificat que.gardait Constantin? Cette seule impossibilité dispense d'examiner les autres, car l’empereur ne pouvait pas être un fidèle de

1 Synode d’Ancyre, canon 6.

? Ibidem.

5 Concile d’Elvire, canon 3, pour les Flamines, et 55 pour les prêtres païens, canons 56, pour les magistrats municipaux.

l’Eglise ! dont il voulait lui-même observer strictement les lois.

Mais au 1v° siècle, l’histoire sacrée n’était pas, comme aux yeux du Panthéisme de nos jours, une fable ou une allégorie ?. Elle était une réalité profonde. Elle rappelait à la mémoire des croyants toute une série d’hommes élus de Dieu, lesquels, ayant vécu avant la venue du Christ et l’origine de l'Eglise, n’en avaient pas moins été sauvés par leur foi. C’étaient les patriarches, les prophètes, les rois d’Israël et de Juda, tous ceux qui avaient maintenu l’alliance de Dieu avec son peuple. Une simple analogie pouvait s'établir entre ces hommes de foi et l’empereur. Les rites de l’Ancien Testament étaient abolis, mais ne pouvait-il plus y avoir de serviteurs de Dieu ? Constantin reconnaïissait la loi de l'Evangile et la mission de l’Eglise. La religion nouvelle était Esprit et Vérité *. Ne pouvait-on pas donner une signification nouvelle au service de Dieu ? Et surtout l’empereur n’avait-il pas réellement sauvé le peuple de Dieu ?

Ce qui aidait à le rattacher, par analogie, aux plus grands serviteurs de Dieu, c’est que les chrétiens étaient au 1v° siècle, nourris de l’étude de l'Ancien Testament et qu’ils y trouvaient la figure

1 I] était défendu aux chrétiens d’assister aux cérémonies païennes, jeux et fêtes. Canon 5 du Concile d’Arles, en 314. — LACTANCE, Inst. Div., VI, 20. — TERTULLIEN, dans Monceaux, Hist. Littéraire de l’Afrique chrétienne, t. I, p. 262...

2 Sur ce système de l’Allégorie, G. GoyAU a jeté une lumière complète dans ses études sur l’Allemagne.

5 Saint PAUL, Epître aux Corinthiens, c. II, 17.

Lab hi

© | ge 80 CONSTANTIN-LE-GRAND

é du nouveau. Les prières liturgiques reportaient leurs esprits vers les scènes bibliques. Celles-ci étaient présentes dans la prière des agonisants :

« Délivre son Âme, Seigneur, comme tu as sauvé Noé du déluge, comme tu as délivré Job de ses ennemis, comme tu as tiré Moïse des mains du Pharaon, Daniel des griffes du lion, les trois jeunes gens de la fournaise, comme tu as protégé Suzanne contre les fausses accusations Î. »

Les sarcophages d'Arles et de Rome représentaient après la victoire du Pont Milvius, l’engloutissement des troupes du Pharaon dans la Mer rouge, comme symbolique de celui de Maxence et de ses soldats dans le Tibre. Les trois jeunes gens refusant d’adorer l’Idole de Nabuchodonosor symbolisaient, dans les sculptures, les chrétiens qui avaient refusé, au cours de la dernière persécution, d’encenser les statues des empereurs ?.

Ce fut de la même manière que la comparaison de Moïse et de Constantin arriva tout naturellement sous la plume d’Husèbe, dans le récit de la défaite de Maxence, ainsi que dans celui de l’engloutissement du tyran romain dans le Tibre, analogue à celui du Pharaon dans la Mer Rouge.

* Le rôle de guide, de protecteur, de libérateur du

peuple de Dieu se retrouvait dans les deux cas. « La comparaison par les œuvres, dit Eusèbe, d’une façon amphigourique, entraînait les mêmes

? Le BIrANT, Sarcophages des Gaules. Introduction. — I. BRÉHIER, L’art ‘chrétien, p. 39. Voir toute l’œuvre de M. MALE sur l'influence des chants liturgiques. ;

2 BECKER, Protest gegen den Kaïserkult, in Verherlichtung des Sieges am Pons Milvius, dans Constantin-le-Grand, paru à Fribourg, en 1913, sous la direction de M. DoLcer.

chants de triomphe et notamment celui du cantique de Moïse !. Fusèbe ne fut pas l’auteur du renouvellement de ce beau titre de Serviteur de Dieu. Ce fut la voix du peuple qui le décerna à Constantin, car les œuvres d’art en présentèrent l’expression dès la seconde moitié ou la fin du règne de ce libérateur des chrétiens ; puis le monogramme dit Constantinien y signala le passage de la Mer Rouge sur les sarcophages, réunissant ainsi les deux grandes heures du triomphe chrétien ?. Et le consentement unanime du peuple chrétien n’offensa pas l'Eglise, car les évêques reçurent, après le Concile de Nicée, en 325, une lettre dans laquelle Constantin avait pris son titre de Serviteur de Dieu *. Et ce titre, il le porta dans son discours à |? Assemblée des Ste en 336.

Aussi bien l’évêque de Rome lui reconnaissait le rôle de protecteur des Chrétiens. Or il y avait dans les peuples d’Israël et de Juda plusieurs sortes de serviteurs de Dieu, les juges, les prophèêtes et les rois, et tous n’étaient pas des hommes inspirés de Dieu . Les rois devaient seulement faire respecter la Loi. C'était à eux que Constantin se rattachait. Un vin nouveau était versé dans des outres anciennes. La loi était remplacée par l’Evangile que le Serviteur de Dieu se pro-

IMAUSÈBE, <Hist. Ecclés "IX, 7, 8.

? Voir BECKER, ouvrage cité, et Les Sarcophages chrétiens de la Gaule, par LE BLANT, Paris, 1886. Le récit d’Eusèbe ne fut connu qu’un siècle plus tard en Occident par la traduction de Rufin. Il fallut donc que la comparaison de Moïse et Constantin fut suscitée chez les artistes par l'opinion de l'Occident chrétien.

3 EUsÈBE, Vita Constantini, III, 17.

4 Deutéronome, XVII, 14, 15, 18.

posait de propager dans le monde soumis à l’influence romaine. C’est pourquoi il tiendrait le premier, sur les monuments, le rouleau symbolique de l'Evangile dans sa main. Il accepterait d’être le propagateur de la foi, tout en reconnaissant les décisions des conciles, sur lesquelles il n’empiéta jamais, comme d’autorité divine. Il se déclarerait soumis à celle de l'Eglise. Il n’est pas douteux qu’il ait voulu rétablir une royauté aussi pieuse que celle de Juda et d’Israël ; car il s’attribua, après être entré dans Constantinople, le diadème de ces rois !. Héritage unique, ce diadème se retrouve sur les monnaies des rois de France, du xIrI° siècle ?. Eux aussi se recommandaient des rois de Juda ; tandis que certaines de leurs Ordonnances répétaient les constitutions de Constantinle-Grand. La grande idée mystique du service chrétien a traversé les siècles. On va voir qu’elle transforma le monde en enfantant la fidélité consentie, conforme à la loi de l’Evangile, et non plus esclave comme la fidélité de la Rome paienne. C’est pourquoi, laissant la couronne et le bandeau des rois aux simples Césars de son empire, Constantin prenait pour lui et faisait graver sur son effigie, en 324, le diadème des rois d’Israël et de Juda, qu’il avait repris, avec le service de Dieu.

Constantin ne put placer officiellement son Palais, sous la protection du Christ, qu’en 317. Une difficulté s’y opposait jusqu'alors. Dès l’année

1 Numism. Const., II, pl. xv, n° 8 et o.

? DIEUDONXÉ et Jules MAURICE, Bulletin des Antiquaires de France, 1923, p. 233.

310, il avait émis la prétention de restaurer la dynastie des Seconds Flaviens remontant à Claude IT, maïs il se réclamait, pour en renouveler l’éclat, des liens du sang. Il avait donc la prétention d’être le second fondateur d’une grande dynastie, que Julien détruira en voulant la rendre au culte païen. Mais pour lui succéder dans son rôle de chef de la Maison impériale, avant l’anné 317, Constantin n’avait qu’un fils, Crispus, né d’une concubine, Minervina. Celle-ci avait été répudiée lors du mariage de Constantin avec Fausta, fille de Maximien Hercule, en 307.

Le premier enfant du second mariage de Constantin, Constantin IT, n’était né qu’en 314 !. Dès qu'il eut vu le jour, il ne fut plus possible à l’empereur de donner au fils de la concubine un rang que n'occuperait pas celui de l’impératrice régnante, et bien que l’on eût alors pris l’habitude d’élever de tous jeunes enfants au rang de Césars ?, encore fallait-1l que la cérémonie fut possible. Des dispositions furent prises d’accord avec l’empereur d'Orient, Lacinius, pour que le 1* mars 317 *, Crispus, Constantin II et Licinius II, que Licinius avait eu lui-même d’une concubine, et qui était encore en bas âge, fussent promus au rang de Césars.

Ce fut l’occasion d’une très grande fête militaire, dans l’une de ces villes où les empereurs,

1 Numism. Const. II, p. 574, 576, d’après les monnaies.

? Tel avait été le cas pour Romulus, fils de Maxence.

3 Sur l’élévation des Césars, en 317 : L’Anonyme de Valois, V. x9; Consul. Constantinop. et Chronique Paschale, dans : Monumenta Germaniae historica, IX, Chronica min., 1, p. 232. :

qui veillaient à la frontière, faisaient des séjours fréquents, Serdica, en Mæsie Supérieure, d’où l'Empereur d'Occident surveillait tout à la fois le Danube et la Thrace ï.

Constantin et Licinius se trouvaient de nouveau d’accord, comme lors de la promulgation de l’Edit de Milan. — Les deux dynasties d'Occident et d'Orient furent proclamées. Les Césars enfants reçurent là pourpre, la couronne de laurier, le titre d’Imperatores, le droit d’effigie sur les monnaies, les commandements militaires, et le pouvoir de légiférer avec les Augustes, tellement tout était conventionnel dans l’Empire romain. — Ils avaient de 3 à 12 ans.

De nouveaux drapeaux furent attribués aux dynasties, et durent, pour la première fois, flotter devant les armées réunies d'Occident et d'Orient. Ils représentaient les princes régnants sans doute, Licinius avec son fils, mais celui de Constantin et de ses fils était bien plus impressionnant. Il ne portait plus l’aigle romaine ; elle était remplacée par un signe inconnu des païens. Mais les troupes du palais de Constantin, son entourage et tous les chrétiens initiés savaient que ce grand cercle d’or dans lequel étaient entrelacées les lettres grecques Chi et Rhô annonçait le règne du Christ. En dessous, un grand voile de pourpre portait les images de l’Auguste et des Césars. C'était le signe de l'Empire placé au-dessous de celui du Christ 2.

? MULLER, Fragm. Hist. græc., IV.

? EUSÈBE, Vie de Constantin, II, 16. Si l’on reportait les chapitres 30 et 31 du premier livre d’Eusèbe dans le livre IX, avant le chapitre 7, tout s’expliquerait. — Voir la descrip-

LA MONARCHIE CHRÉTIENNE 8s

Les chrétiens savaient encore qu'eux seuls avaient le droit de porter ce drapeau confié à une troupe d’élite, choisie parmi les Protecteurs !. Ils savaient qu’il s’appelait le Labarum, nom évocateur de victoires ?, et qu’il terrassait le dragon de l’Ecriture. Il fut plus tard représenté, le perçant de sa hampe, sur les médailles et dans les peintures du palais impérial *. Ils savaient encore qu’il dissimulait, dans sa forme même, la Croix triomphante, l’emblême de l’Eglise de Jésus-Christ, de l'Eglise catholique, que Constantin glorifiait dans ses discours et dans ses lettres “.

Les fonctionnaires catholiques des ateliers de l’Empire, se sentant protégés par le Maître ÿ, représentaient déjà cette croix sur les monnaies, et de ces spectacles naissait une impression profonde.

Les païens avaient, de tout temps, pratiqué la dévotion aux dieux, c’est-à-dire qu'ils leur vouaient des victimes.

Mais ce n’était plus ce que Constantin allait

tion du Labarum dans le livre I, c. 31. — Cette description n’est pas à sa place. Des chevilles indiquent comment elle a été rattachée au chapitre 28 par 29 et 30. La présence des Césars sur le drapeau oblige à reporter son origine en 317.

1 EuSÈBE, Vie de Const., II, 8. — J. M., Bulletin des Antiquaires de France, 1904, p. 315 et suiv.

2 Le vieux radical Labo, en latin vulgaire, semble bien indiquer l’idée de renverser (l’ennemi). Il répandit la terreur parmi les troupes de Licinius. — Vie de Const., II, 7 à 1x, mais l’assyrien comprend aussi le mot Labari, qui veut dire ancien ; l’adjectif s’appliquerait à Dieu lui-même représenté par la Croix. Les assyriologues, le Père Scheil, R. Dumon m'avertissent qu’il n’existe qu’en Assyrien.

8 EusèBEe, Vita Const., III, 3.

4 Vie de Const., I, 31. — Hist. Ecclés. 1. X, c. v, XV et XxI et c. vr et vil.

5 Numism. Constant., t. II, p. 254.

faire. Les sacrifices allaient être remplacés par la fidélité du cœur ?. Il allait établir dans l’ordre de la Justice, la responsabilité morale qu’il partageait avec ses Grands ?.

Serviteur du Christ, il portait déjà sur son casque, le signe de son emploi, un grand monogramme formé du Chi et du Rhô de Christos 5. Il mettait ainsi le sceau de sa dignité, qui était le service du Christ {, sur l’effigie impériale consirée comme sacrée par les Romains.

Dès lors, sa conduite était à prévoir. Il engagerait comme les patriarches et les rois de l’Ancien Testament, ses serviteurs, tout son palais, sa Maison qui allait absorber l’Empire, à assumer le service de Dieu. Il serait représenté tenant le rouleau de l'Evangile dans sa main. Il s’attacherait même à convertir les Barbares. Convaincu que Dieu l’avait conduit par la main, il engagerait le roi de Perse, la seconde puissance du monde, à l’imiter ‘. Il transformerait le Droit romain pour y introduire la charité $, le Droit public pour y établir la responsabilité morale des chefs, et il s’inclinerait devant l'autorité de l'Eglise. I1 léguerait ainsi aux générations futures le germe de la Civilisation chrétienne.

1 Discours à l’Assemblée des saints par l’empereur, XX VI : « Chacun sait que je dois à Dieu le ministère de mes mains, l’hommage de ma foi et de mes prières. »

2 Code Théod., IX, 1, 4. Voir plus bas, chap. v. $ Numism. Constant., II, p. 331 et planche 1x, 4, 5, 10, It.

+ Vita Constant., IV, 14. Tout le monde devait vivre en paix sous le Serviteur du Christ.

S-Eusèpe, Vita Const., IV, p.10, xx, 12, 13, 14. 5 LACTANCE, Institutions Divines, V. 14.

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