‹ Constantin le GrandChapitre 20 sur 46 · Z081MF · texte numérisé non relu

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5 Numism. Const., t. II, p. 585.

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Constantin avait pris la résolution de faire respecter son titre de premier Auguste et de remplir jusqu’à achèvement, dans la conquête de l’Orient, son rôle de Libérateur des chrétiens.

L'histoire a été étrangement écrite à cet égard; on verra par l’humilité de son abdication, lorsqu'il reçut le baptême, avant de mourir, ce qu'était l’âme de cet empereur qui, parvenu à la suprême grandeur, se réjouissait de l’échanger contre le rôle du plus humble fidèle de l’Eglise. Car 1l n'avait pu jusqu'alors assister à la communion des fidèles !.

I1 n’était que catéchumène dans l'Eglise, mais il avait le droit de se faire construire une chapelle ?, pour ses prières, et de faire porter dans ses camps une tente ornée de la Croix ?. Chapelle et tente annoncent tellement celles des croisés et des rois de France, qu’il est impossible de ne pas faire le rapprochement des symboles f.

Constantin, n’étant pas encore un fidèle de l'Eglise admis à la communion, attachait une très grande valeur, naturelle d’ailleurs, à toutes les reliques dont il s’entourait, provenant des martyrs, des saints, des héros du christianisme, mais aussi aux symboles de la Passion : au bois de la vraie Croix, aux clous du supplice divin 5. Sa vénération pour les reliques devint chez les Byzantins une adoration complète. L'Histoire des reliques ne fut

1 Eusèee, Hist, Eccl., X,-8, 10 et V.:C.,°1, 52, 54.

2 Vita Const, II, 13, et ZOSOMÈNE, Hist. Eccl., I, 8x.

PPHASCONSE, CC IL 4

4 FUSTEL DE COULANGES : La monarchie Franque, p. 140.

5 EusèBs, Vita Const., IV, 70, 71. — SOCRATE, H. E., I, 17. — ZOSOoMÈKE, H. E., IL, 1.

pas seulement pour eux une histoire nationale, elle fut imprégnée d’un peu de paganisme et donna lieu à l’adoration des images.

Un exemple symbolique du mélange des sources pures et impures du culte des images fut fourmi, dès le règne de Constantin, par l’oratoire du KForum de Constantinople. L’oratoire était situé contre la colonne qui portait la statue paienne, en dieu solaire, de l’empereur, que les édiles de Constantinople avaient sans doute fait élever avant la décision de Constantin, lors de l’inauguration de la capitale, de ne laisser subsister aucun monument du culte païen dans sa nouvelle ville ?. Le clergé célébrait le culte catholique dans le petit oratoire où il n’y avait place que pour les officiants. L'empereur et sa suite se tenaient sur les marches de la plateforme qui supportait les monuments paien et chrétien *. Constantin se tenait donc comme un catéchumène aux portes ou dans l’atrium d’une basilique. Il avait fait construire l’oratoire à côté de sa statue, mais pour qu’il n’y eût point de doute sur ses intentions, il avait couvert la statue et la colonne de reliques chrétiennes *, que le peuple paraissait parfois adorer. Le paganisme était en quelque sorte enterré sous le christianisme, comme 1l le fut lorsque les églises

s’élevèrent sur les ruines d’anciens temples. Mais l’empereur n’entrait pas dans le sanctuaire où s’accomplissait le service divin. Que

1 Numismatique Const., t. Il, p. 490.

2 Jean EBERSOLT, Les anciens sanctuaires de Byzance. Paris, 1921, P. 71-73.

8 SoCRATE, H. E., I, 17. — ZOSOMÈNE, II, 1. —- CEDRENUS, Edition de Bonn, p. 518. — EBERSOLT, loc. cit.

d’humilité n’y avait-il pas dans ce rôle qu’il avait accepté pour mener l'Eglise au port ! Il attendait, pour recevoir le baptême, que le règne du Christ fût assuré au-dessus des luttes fratricides.

I1 pourrait alors, peu de jours avant sa mort, déposer la pourpre, en laissant régner ses fils.

Licinius était un bon général, méthodique ; mais les coups droits de Constantin le déroutaient. Celui-ci l’emportait toujours sur ses adversaires, par des manœuvres inattendues, et la bataille engagée, il se mettait à la tête de la cavalerie de sa garde, appuyée par ses troupes personnelles. Que serait-ce maintenant que le Labarum allait être porté, pour la première fois, en tête de cette cavalerie ! ? Ce fut, en effet, dans cette campagne d'Orient, en 324, le Labarum qui donna la victoire à l’empereur catholique, par la protection divine ou par l’épouvante que la vue de ce drapeau répandait parmi les ennemis.

Les traits n’atteignaient pas, suivant Eusèbe, ceux qui portaient ? le glorieux trophée. C’était une ancienne enseigne (vexillum) de la cavalerie de la garde impériale, transformée en drapeau chrétien, encore unique et particulier de l’empereur et qui, dans la suite de l'Histoire, se multipliera dans les armées d'Orient.

Des soldats privés de l’empereur le gardaient $.

: En effet, il n’est pas question du Labarum dans les récits de la première guerre contre Licinius.

? EUSÈBE, Vita Constantini, II, 0.

* C. LÉCRIVAIN, Les soldats privés du Bas-Empire. Mél.

Ecole Fr. de Rome, 1890, p. 267. — MommMsEN, dans Hermès, t. XXIV, p. 233. — Eus. ibid, II, 8.

Is étaient cinquante, choisis pour leur force et aussi pour leur vertu et leur foi chrétienne, sans doute des cavaliers qui pouvaient mettre pied À terre, lorsque le chef s’arrêtait. Car Constantin gardait, sous sa main, ce corps d’élite qu’il conduisait aux points où l’armée lui semblait le plus éprouvée. L'’étendard ranimait les courages, déconcertait les ennemis et donnait à cette guerre son véritable caractère de triomphe du Christianisme sur l’Orient païen, dont Licinius avait invoqué tous les dieux avant d’engager la lutte suprême !. Les soldats de Constantin combattaient pour la délivrance de leurs frères, pour celle des confesseurs enfermés dans les mines, pour le retour des chrétiens qui mouraient de faim dans les déserts ?,

Constantin, au moment d’entreprendre sa seconde guerre contre Licinius, se trouvait proche des centres vitaux de l’empire adverse. Ses troupes étaient réunies en Pannonie et en Macédoine. Une partie importante de son armée venait de Sirmium, moderne Mitrowitz, sur la Save, et descendait la grande voie romaine qui aboutissait à Byzance. Il venait lui-même de Thessalonique pour prendre le commandement de l’ensemble de ses forces %. Son adversaire devait nécessairement chercher à l’arrêter sur l’Hèbre (Maritza) qui forme la première défense de Constantinople par

PUS nl210 CONS. LL, 5.

? J. MAURICE, Bullet. des Ant. de Fr., 1004, p. 212 — pour la comparaison des étendards.

3 Anonyme de Valois, V, 21.

terre. Licinius avait rangé son armée sur les collines qui commandaient la ville d'Andrinople, entre le confluent du Ténare, Arda, avec la Maritza, et la ville. Il avait le fleuve devant lui comme protection de ses troupes !. Celles de Constantin ne savaient comment aborder l’ennemi, bien qu’il ne fût pas dans le tempérament de leur chef de l’attendre. Les armées demeurèrent plusieurs jours en présence. Ce fut alors que l’empereur d'Occident inventa une ruse digne d’Annibal.

Ayant remarqué un endroit où le fleuve était plus étroit, il fit couper des arbres dans une forêt voisine et amener les troncs en cet endroit, afin de tout préparer pour la construction d’un pont ; mais en même temps il faisait sonder un passage guéable en amont *. Il comptait avec raison sur l’esprit méthodique du paysan du Danube qu’il avait devant lui ?. Celui-ci crut que l’armée de Constantin était arrêtée à l’endroit où elle devait traverser le fleuve. On l’y voyait tout entière. Cependant la nuit vint. Constantin, à la tête d’un détachement de sa cavalerie, franchit, le 3 juillet 4, le fleuve à l’endroit guéable.

Les troupes de Licinius surprises vinrent se faire battre successivement, à mesure que les soldats de Constantin, ne voyant plus d’ennemis sur la rive gauche du fleuve, en face d’eux, rejoi-

1 ZOSIME, Hist., II, 22. ? ZOSIME, II, 22.

> & RS né en Dacie. Il fut toujours méthodique et pruent.

EC TL; tome l pie.

gnaient leur chef par le gué en toute hâte. Il se fit un grand massacre de l’armée de Licinius, laquelle se retira à Byzance ?. Le vainqueur l’y assiégea, mais le succès définitif allait se décider sur mer. Constantin le savait bien, il avait fait préparer pendant deux ans sa flotte dans le port et la rade vaste et sûre de Thessalonique, d’où ses navires pourraient toujours gagner la haute mer. Mais les événements se précipitant, et la flotte de Licinius occupant l’Hellespont, il fit avancer la sienne au Pirée, afin de pouvoir tenter une attaque brusquée. Il en avait confié le commandement à son fils Crispus ?, jeune prince plein d’avenir, et qui, à vingt ans, avait déjà vaincu la Germanie. Il était l’espoir des chrétiens.

Les navires d’Abante, amiral de Lacinius, étaient aussi nombreux que jadis ceux du roi de Perse. Les Egyptiens lui avaient fourni quatrevingts galères, les Phéniciens autant, les Ioniens et les Doriens soixante, les Cypriotes trente, les Cariens vingt, les Bithyniens trente *. L'origine d’un assez grand nombre de navires ne peut être déterminée. C’étaient les mêmes peuples qui avaient envoyé leurs contingents de galères au temps de Xerxès. Abante regardait, comme le grand roi, avec mépris, la petite flotte de ses ennemis.

Mais l’Hellespont est le lieu des surprises. Des orages inattendus, surtout des sautes de vents brusques, y causaient, dans l’antiquité, la destruc-

1 ZOSIME, Il, 23.

2 Anonyme de Valois, V, 26.

SZOSIME, Il, 22:

tion des escadres dont les galères se heurtaient. Les Grecs avaient profité jadis de ces caprices de la mer et du ciel, lorsque le pont de bateaux de Xerxès s'était rompu sous la poussée des vagues. Cette fois, Crispus, bon élève de son père, eut l’audace, après avoir conduit sa flotte sur la côte de la Macédoine, la plus voisine de l’Hellespont, de gagner les Détroits où le petit nombre de ses vaisseaux pouvait lutter contre une flotte qui n'avait pas l’espace nécessaire pour se ranger en bataille !.

En effet, Abante ne pouvait pas la faire manœuvrer, parce que ses navires se jetaient les uns sur les autres ; aussi beaucoup se perdirent. La nuit interrompit le combat, et sa flotte fut poussée par le vent sur la côte de l’antique Troade, où elle se réfugia dans le port d’Ajax, tandis que celle de Crispus gagnait un port de Thrace. Le vent du septentrion permit le lendemain à la flotte d’Abante de gagner la haute mer, d’où elle espérait sans doute surveiller et atteindre l’ennemi, quand une tempête venant du Midi la rejeta de nouveau sur le rivage d’Asie et fit échouer ou submergea ses galères. Cent trente navires et cinq mille hommes périrent ?; c'était un désastre. L’amiral s'enfuit avec le reste de sa flotte à Byzance. II était temps pour Licinius qu’il arrivât.

Constantin pressait le siège de la ville ; il avait dressé une plateforme et des tours le long de ses murailles qu'il assiégeait.

? ZOSIME, Il, 24.

Laicinius attendait une flotte victorieuse, mais ce furent les débris d’une flotte vaincue qui le transportèrent, avec le restant de ses troupes, en Asie où allait se jouer le dernier acte de cette lutte. Licinius sentait la main du destin s’appesantir sur lui; il nomma un Auguste supplémentaire, Martinien !, qui devait le remplacer, pour la mort, car il l’offrirait au vainqueur comme victime expiatoire.

Constantin ne s’attarda pas au siège de Byzance. Deux passages s’offraient à lui pour gagner l’Asie: l’un par l’Hellespont, à Lampsaque, en face de Gallipoli ; l’autre par le Bosphore, à Scutari.

I choisit, comme d’habitude, l’opération la plus audacieuse. Il aborda à Scutari, Chrysobolis, en face de l’armée de Licinius, au promontoire sacré qui ouvre le Bosphore et la Mer du Pont.

Chrysopolis était le port de Chalcédoine, et Licinius avait pris position sur les hauteurs qui entourent cette ville ?. Il était déconcerté par l’arrivée brusque de Constantin; ses qualités de prudence se retournaient contre lui. I] avait perdu son temps à réunir de nouvelles troupes. Il était démoralisé par la perte de Byzance. Ce qu’il eût fallu, c'était empêcher Constantin de débarquer. Car déjà celuici recevait des renforts tous les jours par mer et augmentait sa flotte par la construction de navires légers. Ce fut ce qui décida Lacinius à engager le dernier combat. Il avait plus de cent trente mille hommes avec lui; 1l les commanda en personne.

1 Numismatique Constantinienne, t. I, p. CxxXVII. 2 Anon. de Valois, 26, et ZOSIME, II, 26.

Il avait fait venir Martinien avec toutes ses forces, de l’Hellespont sur le Bosphore, sachant bien que la partie qui allait se jouer était décisive ? et voulant y compromettre son second.

La bataille s’engagea entre le promontoire Sacré et la ville de Chalcédoine. Il semble que l’armée de Constantin fit des merveilles. Elle n’occupait pas les meilleures positions. Elle était acculée à la mer. Il lui fallait vaincre ou périr.

L'armée ennemie, en partie composée de Barbares païens, le savait aussi ?, et Licinius inspirait confiance à ses soldats. On lutta avec un tel acharnement qu’il ne resta que trente mille hommes de l’armée de Licinius.

Le Labarum avait triomphé de ses ennemis.

L'empereur le déposa dans le palais de Constantinople, où les voyageurs le voyaient encore au IX siècle ?

Licinius, réfugié à Nicodémie, se rendit ; car la lutte était impossible, et il espérait garder la couronne en faisant plaider sa cause par sa femme Constantia, sœur de Constantin # Il espérait livrer à sa place son ancien commandant des troupes du palais, Martinien, qu’il avait associé, comme Auguste, à son malheureux sort.

Mais Constantin ne tomba pas, une seconde fois, dans ce piège. Il n’avait pas besoin de victime expiatoire. Le véritable coupable, Licinius, dut

1 ZOSIME, II, 24. — Anon. de Valois, loc. citat. 2 Anon. de Valois, loc. citat.

; e THÉOPHANES, Chronographie, dans Byzantine de Bonn, SSD I0:

4 Anon. de Valois, V, 20.

abandonner la pourpre. Il est vrai que sa condamnation à mort s’en suivait.

La théorie du pouvoir impérial à Rome le voulait ainsi. Toutes les magistratures que revêtait l’Auguste étaient perpétuelles. La puissance tributienne lui donnait le caractère sacré du peuple romain, mais seulement pendant qu’il régnait. Dès qu’il quittait la pourpre, il cessait d’être inviolable, mais il restait candidat à l’Empire. Aussi lorsque Maximien Hercule eut abandonné le pouvoir malgré lui, il ne fallut pas longtemps pour qu’un orateur lui rappelât que son pouvoir était inaliénable ; mais alors il lui fallait assassiner l’empereur régnant ou périr. C'était une des difficultés avec lesquelles Dioclétien n’avait pas compté. Ces grands faiseurs de systèmes à priori suppriment volontiers des siècles d’histoire.

Les empereurs romains étaient des dieux depuis l’apothéose de César et le consentement d’Auguste. On n’abdique pas plus la divinité que les magistratures perpétuelles, et pour ces empereurs qui étaient païens, héritiers de plusieurs siècles d’empereurs païens, c'était un sacrilège que de se résigner à leur sort. Ils n’avaient pas seulement les regrets de Napoléon à l’île d’Elbe, mais ceux des dieux déchus qui ne pouvaient que mourir pour reprendre leur rang dans l’Olvmpe. À la première occasion ils se révoltaient, et si la vie leur était laissée, ils recommençaient. Mais c'était alors qu'’entrait en jeu, comme le couperet de la guillotine, la terrible loi de lèse-majesté qui datait aussi d'Auguste !.

1 Ammien Marcellin, XIX, 12.

Constantin n’aurait pas dû garder ce legs d’un régime qu’il avait abandonné, mais il allait au plus pressé. Il pardonna deux fois à Maximien Hercule et à Licinius. À la troisième tentative d’assassinat ou de révolte, il laissa la loi s’appliquer. Aurait-il pu la supprimer sans porter atteinte à la majesté impériale? Ce n’était pas probable, et sa majesté atteinte, c’étaient les frontières ouvertes aux Barbares, et la guerre civile à l’intérieur. I] laissa donc, quelque temps après la guerre de 324, Licinius périr à la suite d’une révolte.

Personne ne se fût attendri sur ces prétendues victimes, Maximien Hercule et Licinius, barbares couronnés, et qui avaient beaucoup de meurtres sur la conscience, si Constantin n'avait pas été chrétien. Ce qui est merveilleux, c’est qu’il échappa à tant d’embüûches et à tant d’ennemis. Il n’eut pas un jour la possession tranquille du pouvoir, comme Marc-Aurèle.

Ainsi, ce que Lactance avait entrevu dans un éclair de génie provoqué par sa foi chrétienne s'était réalisé !.

Tous les ennemis du -nom chrétien s’étaient entre-détruits, sauf le dernier qui venait de succomber sous les coups de Constantin.

Dioclétien avait vu d’abord sa savante organisation du monde (tétrarchie) renversée par l’avènement de deux fils d’empereurs, Maxence et Constantin, privés de l’héritage de leurs pères. Plus tard il avait eu la douleur d’assister à la per-

1 LACTANCE, De Mortibus Persecutorum, c. xxIx et xxx.

sécution des femmes de sa propre famille, de sa femme et sa fille, par son héritier Galère, puis par Maximin Daza. Mais Galère n’avait pas pu empêcher Constantin de recevoir le titre d' Auguste des mains du premier collègue de Dioclétien, Maximien Hercule. Bientôt ce dernier jaloux de son gendre, Constantin, tentait deux fois de l’assassiner, et trahi par sa fille Fausta, se pendait dans le palais impérial, en 310. Cependant Dioclétien mourait de chagrin, en 311, dans sa retraite de Salone. Puis Constantin renversait Maxence, et deux créatures de Galère, Maximin Daza et Lacinius se disputaient sa succession. Quand Maximin Daza fut détruit, Licinius songea seulement au danger de Constantin. Il était trop tard.

Quelle main mystérieuse avait dirigé cette histoire dont toutes les guerres se terminaient, à travers les détours les plus imprévus, par le triomphe de l’Eglise qui semblait devoir périr sous la tétrarchie en 303? Eusèbe et Lactance ont désigné clairement la main de Dieu !. C'était aussi la pensée profonde de Constantin depuis sa conversion.

1 EusèBEe, De Laudibus Constantini, c. xr1. Voir sut Lac- TANCE : MoNCEAUXx, Hist. Littér. de l’Afrique chrét., t. III, p. 329 et suivantes.

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