ATHANASE, À. C. À
tiens, accusèrent Athanase d’avoir imposé à Alexandrie un tribut de chemises de lin. Ces vêtements étaient ceux des prêtres païens des cultes égyptiens. On passait facilement de cette accusation à celle de magie. La magie était combattue par Constantin et pratiquée en Egypte par le clergé païen !.
Cette accusation en préparait d’autres, on avait déjà prétendu qu’Athanase avait fait couper la main d’Arsénius, évêque d’Hypsélé, pour s’en servir dans des opérations de magie. On reprit un peu plus tard une autre accusation de magie qui perdit Athanase ?.
On critiqua d’abord son élection épiscopale. Il fallait établir qu’il était un élément de discorde, dans l’Eglise et qu’il n’avait pas été consacré régulièrement ; on accumulait les abus de pouvoir à son actif. Il était accusé de crimes dans la Maréotide®
I] avait interdit à un faux clerc du nom d’Ischyras, habitant le Delta, d’exercer les fonctions sacerdotales et lui avait enjoint de venir le trouver. Ischyras, alors malade, eut le temps de s’entendre avec ses ennemis. Il fut convenu qu’on accuserait le prêtre Macaire, qu’Athanase avait envoyé vers Ischyras, d’avoir renversé son autel, brisé son calice et brûlé les livres saints .
L'Afrique venait d’être ensanglantée, pendant vingt-cinq ans, par le schisme des Donatistes,