SOCRATE, I
2 SOZOMÈNE, Il, 25.
SASOCRATE, LT, 25:
4 ATHANASE, À. C. A., 65. — SOCRATE, I, 25. — SOZOMÈKE,
lequel, avait eu pour prétexte des fautes analogues. Que devait penser l'Empereur qui désirait la paix religieuse et civile ? Sans doute qu’il fallait sévir !. On ne tient jamais assez compte de ce qu’il réprimait des émeutes civiles.
Tous les adversaires d’Athanase s'étaient donné rendez-vous au synode de Tyr. On trouve en tête des signatures, au bas des actes, celles des deux Eusèbe, de Théognis de Nicée, de Maris de Chalcédoine, de Macédonius de Mopsueste, d’Ursace de Singidunum, de Valens de Marcie, de Théodore d’'Héraclée, de Patrophile de Scytopolis, tous en vue dans la lutte contre Athanase. Celui-ci perdit confiance en face de cette opposition sans scrupules et se rendit à Constantinople.
Ce fut l’occasion, pour le synode, de le condamner. Une lettre à l’empereur et une lettre encyclique aux évêques firent savoir qu’il lui était défendu de retourner à Alexandrie, où il aurait pu provoquer de nouveaux troubles ?. Il n’avait pas voulu, disait-on, se rendre au synode de Césarée ; il était venu à celui de Tyr accompagné de tout un clergé égyptien pour provoquer des scandales. Il avait déposé en Egypte l’évêque de Pélussium parce que celui-ci lui avait reproché les vices de son élection *.
Tous les actes de sa conduite et de son gouvernement épiscopal étaient incriminés; ses plus vénérables défenseurs, comme l’évêque de Thessalonique, menacés.
1 Mgr BATIFFOL, La Paix Constantinienne, p. 374. CRATEANASE AD EC EAP RSS 3 SOZOMÈNE, IL, 25.
La présence du comte Denys, favorable aux Eusébiens, mais représentant Constantin, empéchait seule les assassinats.
On ne touchait pas, pour le moment, à la foi de Nicée; on se souvenait que Constantin avait dit : « Ce qui est ordonné par les saints évêques dans les conciles, l’est par la volonté de Dieu » !.
Mais l’empereur voyait tous ses projets traversés par ces luttes dont il ne pouvait découvrir la cause. Il donna l’ordre aux évêques réunis à Tyr de se rendre à Jérusalem pour y assister à la consécration de l’église du Saint-Sépulcre ?. Au moins rentreraient-ils ainsi dans leurs attributions certaines. Il avait le droit de le leur commander comme évêque du dehors. La dédicace se fit le 14 Septembre 335 * et il y eut un synode de Jérusalem.
Mais voici qu’à ce moment les évêques reçurent du Palais, des invitations pressantes à se rendre tous à Constantinople. C'était un coup de théâtre.
Athanase venait d’avoir une entrevue avec Constantin, qu’il avait abordé pendant ses sorties en ville et s'était justifié #.
Sa conduite était droite. Il avait demandé au chef du Palais chrétien sa protection contre un abus de pouvoir 5, car ce qu’on poursuivait en lui, c'était la foi de Nicée, et tous les faits qu’on lui reprochait étaient inexistants. Néanmoins, Constantin ne lui accorda qu’une grâce, le droit de se
22SOCRALE, 1,22.
2 EUSÈBE, ...G:, IV, 43 à 48.