ATHANASE, À. C. A
5 HéréLé, Hist. des Conciles, I. 464.
justifier en sa présence et en celle des membres du Synode de Tyr. Aussi le saint fut-1l accablé quand il vit que ses amis et ses témoins, terrorisés, n'avaient pas eu le courage de suivre ses adversaires À.
Alors fut portée contre lui, en présence de l’empereur même, une accusation bien plus grave que toutes les autres, et entièrement du domaine politique et superstitieux : celle d’avoir suspendu, par son influence personnelle, ou par des opérations de magie, les transports de blés d'Alexandrie à Constantinople.
Cette accusation réveillait les préoccupations les plus troublantes de Constantin. Sa capitale pouvait être affamée, si les transports manquaient, et l’on était encore aux temps proches de l’organisation de ses services publics, en 330.
Un socialisme compliqué faisait que les villes ne pouvaient pas s’approvisionner elles-mêmes. Le devoir de Constantin n'’était-il pas d’assurer le ravitaillement de la sienne et la paix de l’Orient catholique ? Il avait déjà laissé massacrer par le peuple le néoplatonicien Sopater, soupçonné du même crime, fondé sur la magie, qui consistait à arrêter les convois de vivres pour la capitale ?. Ces craintes nous semblent puériles, mais l’émeute grondait, quand le peuple n’apercevait pas à temps les voiles des flottes qui apportaient l’annone, la subsistance de la ville. Le préfet d'Egypte envoya des rapports qui condamnaient Athanase. La présence en Egypte de Delmatius, neveu catholique