‹ Constantin Meunier, sculpteur et peintreChapitre 7 sur 19 · ANVERS · texte numérisé non relu

ANVERS

BRONZE

frémissantes racines, elle s'enfonce au cœur même de sa vie. Il a connu ainsi la mélancolique justice qui, après les famines et les désastres, quelquefois octroie aux grands travailleurs l'apaisement dans la sécurité. Mais la fortune qui, autour de lui, a tout changé n'a pas changé le cours

de sa vie : les titres, les honneurs, l'argent n'ont pu faire qu'il ne soit demeuré l'ouvrier simple, cordial, ponctuel qui, comme le vieux Rude buvant à midi, en blouse blanche, son pichet de vin sur le pas de sa porte, s'accommode des vieilles mœurs rudes préférablement aux mœurs élégantes du jour. Constantin Meunier a gardé un peu de la beauté de ces saints laïcs que sont les purs artistes sous l'auréole idéale qui les nimbe.

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