LE LEVA N T I N
tlients ft (!«•» roiiihinaisonH. Il se glisse partout ot nullf part il ne se sent drpaysé. N'ayant jamais rien ap|)ris, il est sans cesse pr^t à changer «le métier, s'il y trouve son compte. Il est rare qu'il ne poursuive pas une afTairf (|iril mi'ne par les venelle» le» plus compliquée». Cependant, on aurait tort d'en conclure contn» lui et de le peindre, comme on l'a lait, plus taré qu'il n'est. Oux qui ont vécu à son contact savent que dans l'intimité de son foyer fleurissrnt (!<• j)atriarcales vertus. Plus qu'aucun EuroptM'M né libre, il a le sentiment d'une vie calme <'t décente, où grandissent des enfant» respectueu.x. 11 est l)on et dcsinléressé avec le» eicns. S'il n'a pa», au même degré que l'Occidental, le sentiment de la dignité personnelle qui sacrifie tout au point «i'honiHMir. il possède, par contre, celui «I»' l'honneur familial, notamment à l'endroit de la femme. Je crois que si l'on mettait en balance le» qualités propre» à chaque race, il l'emporterait sur plu» d'un point. Ses défauts ne sont après tout imputable» qu'au milieu ou il vit
On a sottement accusé le raya d'exploiter le Turc, comme si ce dernier s'était jamais privé d'exploiter ceux qu'il a opprimés et avili» ; comme »i le régime ottoman n'avait pas été la [)lus prodigieuse exjdoilalion d'un pa>s par une minorité de parasites qui »e soit jamais vue II ne faut rien connaître de la Turquie pour ignorer que tout l'argent qui s'y trouve en circulation passe aux mains du sultan et de ses pachas, et que tout ce (|ui n'est pas canalisé par le»