‹ Constantinople byzantine et les voyageurs du LevantChapitre 11 sur 34 · partie cette lacune. L’artiste hollandais Pieter Koeck · texte numérisé non relu

partie cette lacune. L’artiste hollandais Pieter Koeck

van Aalst fit, après un voyage en Italie, un séjour à Stamboul, où il exécuta des dessins, qui furent publiés en gravures sur bois en l’année l533 2 . L’un de

1 Cf, N. de Nicolay, Les quatre premiers livres de Navigations et Pérégrinations orientales , Lyon, i 5 GS, p, 9, 10, 65 , 69. Il a vu à l’Hippodrome les trois monuments, Tekfour Séraï, « le palais du grand Constantin, qui est joignant les murailles auprès de l’angle qui regarde l’Occident », la Colonne d’Arcadius (colonne historiée) et Sainte-Sophie (la sainte Sapience),

- Ce sont les planches publiées par Ch. Schefer dans son édition de J, Chesnau, Le Voyage de M . d’Aramon, Paris, 1887, p, LXI, « Ces gravures sur bois, dit-il, ont été exécutées probablement à

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ces dessins est une vue de la ville prise des hauteurs de Cas si ni-Pacha i . Un autre beaucoup plus intéressant représente une cavalcade où figuitê^sultan Suleïman, entouré de son escorte, traversant l’Hippodrome 2 . On y voit le portique au-dessus de huit marches, décrit par Pierre Gylli; il est formé de colonnes, avec leur base et leur chapiteau corinthien, soutenant une architrave. Plus loin ce sont l’Obélisque de Théodose, sur le soubassement duquel l’artiste a dessiné des esquisses fantaisistes, deux colonnes corinthiennes, probablement deux des sept colonnes signalées par Gylli sur la spina 3 , la Colonne serpentine, l’Obélisque de pierre, enfin au-dessus d’une base trois statues nues, dont l’une était un Hercule de bronze (fïg. i5).

Cette statue d’Hercule avait été signalée déjà par le Vénitien inconnu, par Gylli et par Thevet; et Gassot disait d’elle, lors de son séjour, en 1548 , qu’elle existait encore il n’y a pas longtemps *. Ces statues n’étaient pas des œuvres antiques. Elles étaient l’œuvre d’un artiste d’origine croate, Jacob von Trau,qui avait été appelé auprès du roi de Hongrie, Mathias Corvin. Elles avaient été prises par Suleïman le Magnifique lors de la prise de Bude, en 1526, et amenées à Constantinople avec un nombreux butin. Le grand vizir Ibrahim pacha les fit dresser sur l’Hippodrome,

Anvers dans la première moitié du xvi ft siècle. Elles ont été dessinées par un artiste, qui a accompagné un des agents de Charles- Quint et de Ferdinand » ; cf. Th. Wiegand, Der Hippodrom von Konstantinopel zur Zeit Suleimans d. Gr . (Jalirbuch des Kaiserlich deutschen archaeologischen Instituts, t. XXIII, 1908, p, i s.).

1 Cf. Th, Wiegand, loc* cit., p. 3 , fig. 1.

* Cf. Ibid., pl. I.

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