‹ Constantinople byzantine et les voyageurs du LevantChapitre 5 sur 34 · MA · texte numérisé non relu

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1 Cf, P, Fr. Cliittet, S. Bernard! Cl a re v a tiens is abbatis G en us illustre assortant^ Dîvione, 1660, p, 36 - 3 S, 47-4S*

' 2 Cl. Willermi Tyran sis a rc h icj> iscop i H istoriac^ II, 7; XX, 23 (Recueil des Historiens des Croisades, t. I,-I, p, 8 i -83 ; t. I, 2, p. <) 83 -()S 5 ) ; J, Ebersolt, Le grand Palais de Constantinople , p. 80,147.

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« Elle renferme un palais renommé par la hauteur, t .. la vaste étendue et la beauté de ses constructions, ét, ! ; de plus, un Hippodrome par lequel on arrive à ce j pafe «cirque le plus étonnant qui existe dans l’uni- F vers, y marche entre deux rangs de statues de bronze d’un travail exquis, représentant des hommes, des chevaux, des lions sculptés avec une perfection de nature à faire le désespoir des artistes les plus i habiles. Ces figures sont d’une stature plus haute que la grandeur naturelle ( . »

Comme Edrisi, qui était né à Ceuta, Ëènjamin de Tudèle partit d’Occîdent pour entreprendre son . ■;

voyage d’Orient. Juif Espagnol, il quitte la Navarre !,

et visite, dans la seconde moitié du xu° siècle, tous les lï.

lieux du monde où ses confrères avaient des établis- il

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. sements. Il observe non seulement les choses mais K

les gens. Ce qui le frappe surtout à Constantinople, ; c’est le caractère cosmopolite de la population. « C’est L une ville, dit-il, commune à tout le monde. » Des j

marchands s’y rendent de toutes parts. Les Grecs L

possèdent or et pierreries en abondance ; leurs habits sont faits d’étoffes cramoisies, couvertes de broderies

d’or. Sur leurs chevaux richement harnachés, ils ressemblent à des princes. Ils s’adonnent beaucoup au * •

plaisir, boivent et mangent à l’ombre de leur vigne et de leur figuier. La ville a des quartiers répugnants; les tanneurs jettent devant leur porte les eaux qui ont j

servi à préparer les'peaux.

A côté de ces immondices, des splendeurs. « Le nombre des temples y est pareil à celui des jours de ■■

* Cf. Géographie tVEdrisi, trad. par P. A. .lauberl, 1. II, Paris, 1840, p. 2t)3, 298, 299, 383 , 385 .

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