AVANT-PROPOS
La lecture du livre de M. Vîmercatî nous a révélé noa-seulement une grande originalité d'exposition , mais aussi une consciencieuse étude des matières dont il s'occupe. Il ne contient pas seulement des redites faites sous un nouveau jour, mais il constate des particularités qui avaient passé inaperçues jusqu'à présent.
Les écrivains qui se sont exercés sur ces matières se sont tous, à peu d'exception près , laissés séduire par la forme aux dépens du fond. Il n'est pas d'auteur qui , depuis MM. Lamartine et Théophile Gauthier, jusqu'au dernier prosateur, ne se soit laissé aller aux descriptions que lui inspirait le spectacle de la nature et des coutumes orientales. Tous les ouvrages publiés en France Jusqu'à ce jour font foi de cette afOrmation.
Ce qu'on peut dire de ces publications ne saurait s'appliquer à l'élude de M. Vimercati. Sobre de descriptions qu'il relève avec la grâce d'une poésie tout italienne , l'auteur apporte une scrupuleuse attention à la constitution des peuples qu'il étudie. Il n'est pas seulement poète , il est savant , il est philosophe ; ou plutôt, l'élégance de la forme résulte chez lui de la puissance de l'idée.
Une des qualités les plus précieuses du traité sur Constant!nople et l'Egypte est sans contredit l'impartialité qu'on y voit régner à chaque page. Quoique enfant de l'Italie* et mêlé aux luttes que ce pays livra pour secouer la domination autrichienne, M. Vimercati sait rendre justice à tous les actes d'humanité qui honorent les oppresseurs de sa nation. Cette impartialité, le lecteur pourra la constater aussi dans l'analyse des caractères de Mahmoud et de MébémetrAli , et surtout dans l'exposé, des événements de Syrie, qu'aucune plume n'a retracés encore avec autant de bonne foi et de fidélité. .
Nous ne voulons pas abuser de la patience de nos lectenrs. Uue pré&ce, si courte qu'elle soH, nevaut pas celle dcmt on^ dispense le public. Nous terminerons donc en faisant observer que