DES RÉFORMES DE MAHMOUD. IM
nouvelle de lu petlê d'un nftTire, oadasàonnée par les falitefl les pltift impftrdoiinables de oeui ^ui le conimàn* daient. Totis les Eutt^péetis qui ont navigué rai* les bâtiments du Grànd^Seigtieur s'aceordent à dire que Ti** gnoran(3e dé la chiourme èët telle » qu'on ne poutrait y croire si on ne l'avait vue se traduire pal* des actes d'une révoltante ineptie^ Quand^ par eietnple, iin vaisseau turc est surpris* par la tempête^ tous les officiers se re« tirent pou^ fumei' tranquillement leur pipe« et les marins fatalistes s^abrltent dans leur eabiile pour invoquer ensedible V Allah t Suf lé pobt il ne reste que celui qui tient le goUVétnall, et qui, avec une patience véritablement musulmane, atteud que la tetnpéte ait cessé. L'arsenal, qui est le fflieUi situé de tous ceux qu'on connaît^ ne présente que désordre et confusion. Un fait donnera une idée de la mauvaise direction des travaux. Pour embellir lebfttituent qui devait servir au Grand^Seigneur pour ses pifomeiiades suî met*, on fit venir de rAllemagne des glaces d'une grandeur peu ordinaire : eh bien 1 croirft-t^on que» potir décorer l'intérieur de oe bâtiment j cm fit de ees glaces des milliers de Éuirceàux^ propres tout au plus à une décoration kaléidosoepique;
En comparant ^ ainsi que je le ferai plus talrd, ces réformes avee eellés de son heureux rival Iléhémet-Âli4 nous terrons combien fht utile à ce dernier l'applica^ tlon en Egypte des réformes de Mahmoud « Ce qui était réalis^le en Égyptéi eu égard à son homogénéité ou à son isolement des influences européennes^ ne l'était pas au même degté pmv Mahmoud. Méhémèt^Ali et ara fik
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Ibrahim étaient plus militaires que le Sultan, mais ils étaient moins diplomates. A Alexandrie et au Caire, Méhémet pouvait tirer un grand parti des réformes européennes; à Constantinople, Méhémet-Ali n'eût certainement pas surmonté, tout intelligent qu'il était, les obstacles que sut vaincre Mahmoud.
Les réformes introduites en Turquie ne donnèrent pas, nous l'avons vu, tous les résultats *qu'en attendait Mahmoud. Au lieu de remédier au mal, elles l'aggravé* rent en différentes circonstances. La destruction des Janissaires, utile au point de vue politique, fut un grand vide dans l'armée : c'était le corps le plus courageux^ quand il abdiquait son insolence et son insubordination devant l'ennemi. L'armée nouvelle ne le remplaça pas. On ne peut même concevoir comment cette armée a pu se soutenir depuis sa réorganisation jusqu'à ce jour, avec une infanterie qui évolue à la russe, une artillerie qui manœuvre â la prussiennct une cavalerie exercée à la française» et une marine pourvue de navires américains sous les ordres d'officiers anglais^ lesquels sont eux-mêmes soumis à des chefs turcs d'une inhabileté proverbiale.
La résolution prise par Mahmoud d'envoyer des jeunes gens en Europe pour faire leur éducation dans les écoles et dans les universités a été sans doute une innovation heureuse, quoique l'effet ne correspondît pas toujours à la grandeur de l'idée. La plupart de ces jeunes gens, en revenant dans leur patrie bourrés de connaissances, ne trouvent pas le moyen de les communi-
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quer à leurs concitoyens, ni de les employer au profit des générations nouvelles. Bien souvent aussi ils sont exposés à l'envie et à la jalousie des hommes haut placés, ce q[ui rend leur condition pénible, souvent même périlleuse. Aussi, qu'arrive-t-il? c'est que le plus grand nombre de ces jeunes gens, n'osant compromettre leur position dans l'administration, au lieu de faire usage des connaissances qu'ils possèdent, se détournent de leur voie pour suivre leurs chefs dans leurs errements, leurs abus et leur ineptie.
Parmi ces jeunes gens, il y en a qui, forts des talents qu'ils ont acquis en Europe et de leur supériorité, n'ab^ diquent pas leur savoir devant l'ignorance des chefs 80US la dépendance desquels ils sont placés. Cette fermeté et cette conscience de leur propre mérite les font remarquer malgré tout, et ils finissent par occuper des places importantes et même des ambassades. Malheureusement ces hommes, auxquels le mérite, quoique disputé par la médiocrité, fait faire des pas rapides, sont bien rares.
Pour revenir maintenant sur la condition dans la* quelle se trouve la Turquie, je remarquerai que la réforme de Mahmoud désorganisa à tel point les finances, par les dépenses et le gaspillage qu'elle occasionna, que l'altération des monnaies en fut la conséquence. Ainsi, la piastre, qui autrefois avait la valeur de deux francs,^ ne vaut plus aujourd'hui que vingt-cinq centimes. Dans les provinces, le système des impôts n'est basé que sur les spéculations entre les banquiers et les pachas.
iS8 CO.NSTANTINOPLE.
Qu^nt 9uxppogrèHmatérieU et 4U bien-«êtpe despopu* latipnsj U ast iautilo d'eo parler. Las hommes de oe pays fiaeomptôat que par leur nombre. On sa prend pour ^uiL aucune mesure politique. Las lois de rhumanité qui sont observées, ne le sont que parce que Dieq eu a grayé les rudiments dans la eonseienoe de Thommet mais de là à élever cas lois aux conaidérations morales qui, en Europe, dominent les codes politiques, il y a un 9iAmd que jamais le mabométisme ne oomblera.
Tandis qu'on fait élever sur le rivage du Bosphore un trentième palais pour le SuUaUi on voit encore rintérieur de Gpnstantinople aussi mal pavé, aussi mal assaini quMl Tétait il y a un aièele. Tout porte, dana ce pays^ le cachet da rindiffërence et d'une paresse qui semble fière d'apparaître dans toute sa nudité aux yeui de l'étranger. Les frontières sont aan^ garnisoiis, let fortereisea tombent en ruines; tout donne à croire quf la Turc[uie ne peut se maintenir que par Taoeord des puissances européennes à défendre son territoire ooptre les dangers d'une invasion particulière.
* iM.I I H^JH