‹ Constantinople et l'Égypte: avec un frontispice et une carte géographiqueChapitre 29 sur 39 · E U SYRIE. SOS · texte numérisé non relu

E U SYRIE. SOS

Le nombre des habitants du Liban est porté de trois cent quarante-cinq à trois cent cinquante mille. L' Anti- Liban a une population de cinquante à cinquante-cinq mille âmes.

Je ne puis donner une exacte topographie de ces montagnes : je m'arrêterai seulement aux principales divisions du pays et aux choses les moins communes.

Le Liban est divisé en arrondissements ou cantons. Les différentes nationsqui Thabitentsont indistinctement entremêlées, bien qu'il se trouve de nombreuses bourgades où on ne rencontre que des hommes de la même croyance.

Le Kesroan, ou Castravan, ou mieux le Cosruan, est habité exclusivement par les Maronites grecs et par les Arméniens catholiques. Le Ck)sruan, qui a Balbek à Torient, la mer à l'occident, et Gibers au septentrion, est le pays le plus riche et le plus admiré du Liban. Il a douze lieues en largeur et en longueur, quoique sa population ne dépasse pas cent mille âmes. Le vin le meilleur du Liban, celui qui, par son excellente qualité, est connu sous le nom de vin d'Or, est tiré du Cosruan. Là, forêts, pâturages, citrons, cannes à sucre, eaux abondantes, toutes les richesses de la nature, tous les bienfaits de Dieu offrent un caractère de magnificence incomparable. Ce point de terre, du reste, est cultivé par ses habitants avec une ardeur et un amour qui a quelque chose de religieux. Les rochers même sont devenus féconds. Les Maronites ont élevé des terrasses en forme d'amphithéâtre, qui, semblables à des jardins, et cou«

m EGYPTE.

verfés d'une terré fertile, donnent des mûriers et du blé. Aux jours heureux d'Israël, les montagnes rocheuses de la Judée ont du être cultivées de cette niatiiêre. Lés longs aplanissements qu'ofi voit encore tracés sur les flancs de beaucoup de collines ne peuvent è(re auti^e chose que les restes d'une culture avancée et les ^oiivènirs qui restent dé son ancienne civilisation. Le Cdsruanest divisé en Cosrùari-Gazir et (îosruàn-È!ek-f âja : le premier est au nord, lé second au sud. Gazir est le ciiefliéu du premier, et fiet-Faja du sedohd.

A mesuré que lès côtes du Liban se montraient a l'horizon, elles réveillaient en moi des souvenirs puissants. Ma f énsée parcourait rapidement toute la surface de ce terrain sacré, et, me rappelant les prodiges et les prophéties de TAncieh Testament, je voyais le peuple juif dans toute la splendeur du règne de Salomon.

ta Syrie fut le théâtre de terribles càtastrbpîies causées par tes dissensions ces Ansarites avec le peuple élu, qiii maintenant erre sur toute la tetre, sans tribunaui, san^ droite et sans juridiction. Le Messie parut, et la dispersion de ce peuple fut résolue, et le temple de Jérusalem, jàdià le temple le pliis riche de i*antiquifé, fut détruit.

Le Liban couvert encore des cèdres qui ont triomplié du temps : Béihànie, néci^opole des anciens rois ; Ôéthiéem, le fliabor, le mont des Oliviers, le Golgotha, le Jourdain, le lac Asphaltite, en un mot chaque ville, chaque montagne, chaque plaine, chaque rivière, chaque gazon grkhdissàit dans mon esprit et y réveillait le sou-

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