‹ Constantinople et l'Égypte: avec un frontispice et une carte géographiqueChapitre 30 sur 39 · DE LA STRIE. M · texte numérisé non relu

DE LA STRIE. M

▼enir de granrls et niérliorables étànemènts. Mille eoii*' quérants ont passé Tun apt^ès l'autre sar cette contrée^ et toutes ses magnificences ont été enserriies sous Is cendre des voleans.

Qiiand^ après dés TicissitudeS infinies, cette popula^^ tion fameuse s'est î&pprôchée de races Jusqu'alors in-« connues, elle s'appliqua peu à peti à l'agricultuine^ à la navigation, au commerce. Aujourd'hui, elle fait uncom^ merce asset considérable en soieries, cotons, produite indiens, persans et indigènes. Beyrouth, la ville iliari-» time, est l'ahcienne Béritb, colonie de Sicjloti, où l'on croit qu'a été intentée la fabrication de la Vitre. Gettri ville a toujours été un des ports les plus importants de transit pour la Syrie , car elle est l'échelle du confimerèe entre l'Asie et TEurope. Beyroutbfaitaussi de fréquentes tt£ffi1res avec Damas, et exporte à l'étranger ses produits et sur tout les soies du Liban. On peut évaluer qbe dé rexpoHatioti et de l'importation annuelle il revient ktk Liban plbs de dix millions. Ce progrès^ il le doit au Pâcha, qui fit prospérer les manufactures» et, par eela même, le rendit le centre du mouvement commercial du Lévanti En outre^ il l'embellit de nouvelles constrac« tiotis, qui en font une des plus jolies contrées àà l'O^ rient. Hais la prospérité n'en sera point assurée avant que les questions polititjuês né soient résolues. Oit nd peut voir sans douleur la division de mosurs irt d'intérêts qui existe dans ce pays. Une intrigue privée p6ut doniler lieu à un bouleversement. Tout ce que les cabi» nets européens ont pu faire jusqu'à prése&t pottfr

ner un peu d'ordre en Syrie, c'est de réunir cette grande famille des peuples de l'Orient sous le protectorat qu'ils leur accordent.

Sous Auguste, Beyrouth devint une colonie romaine. On lui donna le nom de Felix-^Julia, de sa fille Julie. L'épithète Félix lui vint de la beauté de son climat pur et salubre, de son site enchanteur, ou de ses environs si renommés. 11 n'y a dans cette ville que neuf mille habitants. Elle est ceinte de murailles et de tourelles de construction sarrazine élevées par les émirs druses. Du côté de la mer, il y a une espèce de citadelle; mais toutes c^s fortifications n'offrent pas la moindre importance, parce qu'elles sont en ruine ou dans un état déplorable. L'intérieur de la ville est néanmoins assez garanti par les remparts, qui pourraient tenir quelque temps l'ennemi en respect. La plupart des rues sont étroites et tortueuses. Le long de ces rues, et attenant aux maisons, des portiques obscurs aboutissent à des passages qui sont de véritables labyrinthes, et qui doivent décourager toute personne qui visite la ville pour la première fois.

Le Liban, qui domine la ville, est d'un aspect magique. Les maisons, qu'on distingue à leur blancheur et à la variété de leurs formes, y semblent surgir presque toutes d'entre les citronniers et les oliviers qui boisent Us coteaux. La rade, qu'on peut voir au bas de cette perspective, est toujours animée par le mouvement des navires qui y entrent et qui en sortent presque à toute heure du jour.

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