‹ Constantinople et l'Égypte: avec un frontispice et une carte géographiqueChapitre 32 sur 39 · DRUSES · texte numérisé non relu

DRUSES

M. de Lamartine pense que les Maroniteà et les Drtises

DE LA ^lE. m

proviennent d'une tribu arabe au désert, qui, n'ayant pas voulu se soumettre à la loi du Pr* phèle, et poursuivie par les Nouveaux croyants, alla se cacher au milieu deâ solitudefs ifiaccessibles du hàul Liban pour y défendre son bien et sa liberté.

La religion des t)fuses a toutes les âppai^ènces de rîdôlâtrie : leuf idole serait uii veau. Ùné fois par semaine, et le plus souvent la nuit, les honinles et les femmes se l'âssemblènf pêle-méle pour accomplir leurs cérémonies religieuses, ce qui fait supposer que c'est une espèce d'orgie ou une réunion de libertinage. Aucùii profané n'a jamais pu assister à ces c^érénloiiies. Dans les endroits où les t)ruses vivent mêlés aux Maronites, ils envoient leurs enfants aux écoles chrétiennes. Mais iU ont bien soin de leur faire oublier tout souvenir ab chi^istiànisine une fois qu'ils ont atteint un âge plus avancé.*

Lès Dfiises haïssent la religion chrétienne, cte même qiie le màhométisme ; car les habitants des monts t)eirel-Kurnàc, qu'ils prétendaientaVoir reçu des chrétiens, sévirent contre eux avec tant de cruauté^ que leur futeut ii*épargnâ même pas les morts.

La population des Druses monte à cent cinquante miilé àmès environ, (jii lien commun seûible led unir et n'en faire qu'une seule famille. Mais les liens de parenté sont facilement rompus, et le divorce est fréquent chez eux.

Ainsi qu'un véritable sauvage, l'Ansarien ne connaît aë ta iétié i{ûe les rochers sur lesquels il vit, et n^a

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