CHAPITRE XXXVI
L'ispeel de Jérnstlem. — Les menaces des Prophètes. — Le stng da Christ.
— Là prière. — Lt résolation condamnée. — L'entrée dans la ?ille sainte.
— Impatience des catholiqnes. — Les dépêches remises k M. de Barrère» éonsnl de France. -^ L'hospitalité française. — La joie commune. — Le repos.
La vue de Jérusalem est comme un coup de théâtre. Soit qu'on arrive par le côté droit ou par le côté gauche du mont des Oliviers, par la route de Damas ou par le chemin de Bèthanie, la surprise est la même. La ville des Jébuséens, la cité triste et silencieuse de Jérémie et des prophètes, la veuve des nations est là, sur un plan incliné, en face du voyageur dont le regard Ta cherchée en vain jusqu'au moment où il l'a touchée. Son aspect jette l'âme dans un sentiment d'une indéfmissable tristesse, et le voyageur qui en a goûté l'amertume l'emporte pour toujours avec lui, comme un trait froid et acéré. Il entend comme une plainte de Jérémie sortir du fond de ses ruines. Ses murailles blanches et crénelées, ses dômes, ses terrasses au ton blafard et monotone, font à peine contraste avec la grisâtre aridité du vaste désert qui l'entoure et qui vient s'arrêter, comme une eau ridée, comme un flot sans couleur, au pied de ses murailles. Des minarets s'élancent de tous cptés vers le ciel, comme pour insulter, au nom de l'imposture et de la supers-
tition qu'ils représentent , au Dieu qui a inunolé son divin Fils sur la terre coupable que je foule aux pied^. Au milieu de toutes ces flèches , s'élève et dpmme le dôme du saint Sépulcre, comme pour protester par là piété et par tous les souvenirs que rappellent son origine et son histoire, contre Toubli, contre l'abandon où le laissent toutes les nations catholiques, dont le nom et la prière sont à peine tolérés dans son enceinte.
En voyant ces murailles nues et silencieuses, mon âme fut saisie d'un frémissement que je ne puis ex-
f)rimer. J'avais sous les yeux la terrible expiation de 'homme révolté contre son Dieu;. je voyais le seing d'Abel ; je voyais Isaac, le temple, les holocaustes et les victimes de 1 ancienne loi ; il me semblait entendre la voix et les menaces des prophètes; et, par dessus tout, je contemplais cette grande image du Christ, Sauveur des hommes, attirant vers la croix où il est attaché^ tous les cœurs gagnés par son amour, et jetant, entre le ciel et la terre, ce cri terrible échappé de sa poitrine: « Tout est consommé! >
Je m'arrêtai sur place et comme anéanti : un frisison glacial me parcourait les veines. Je descendis de cheval; je baisai la terre qui me portait, et je commençai une prière. Je ne sais combien de temps je passai ainsi, ^sorbé dans cette grande frayeur qui m'avait saisi.
Quand j'eus terminé ma prière, il me semblait qu'une voix me criait, comme à Jacob, après son songe mystérieux, que la terre que je foulais était désormais sacrée pour moi. Je me relevai en rama^ssant, comme lin précieux trésor et pour la conserver, une petite pierre de ce lieu où venaient de couler mes larmes, et iè ihè mié, en dépit de la fatigue, à iparcher à pied , n osant pas', par respect pour la mémoire du divin Sauvelir, entrer â cheval dans la cité qui l'avait vu mourir pour moi.
Mon escorte s'était enfin aperçue que je* he sùîvîus point et avait pris le parti de m'attendre. Quand je fus arrivé près de mes gens , ils s'oppbsèrfeiil unahîïhement
à ccit acte d'humilité, et ivétendirent que, aux yeux de If: population,, cette humiliation ferait mauvais «ffet e( serait considérée d'une part comme une iniure k )» France, qui se ferait trop modeste, et de l'autre commÈ une timidité indigne du sultan, lequel avait usé de là plénitude de son droit, en donnant à son auguste allié une rëcempense chère à sa valeur et à sa piété. Je dus obéir et remonter à chev^.
Nous étions au lundi 20 octobre, et il était environ qpatre heures de l'après-midi. Après avoir passé devant lès tombeaux des rois et la grotte de Jéreraie, fentnu dans la ville sainte par cette charmante porte de DamaSf dont le cachet arabe est si pur et si élégant, çt par laquelle on entre dans le quartier mahométan. Mon émotion redoubla devant une attention à laquelle j'étais loin de m'attendre en franchissant cette enceinte : tout te,|)qste turc, qui était de .garde, se mit sous les armes pqur faire honneur à l'escorte qui accompagnait les ônires du sultan portés par un pauvre prêtre français ; je rendis ce salut de mon mieux, avec le salamalec diusage,
./J'avais donné l'ordre qu'on me conduisît au couvent dés Franciscains; mais M. de Barrère, notre consul, nj'arrêta au passage, m'assurant que tout était préparé dans sa maison pour me recevoir, et que même , sans la crainte d'irriter le parti fanatique déjà fort mécontept, il serait venu hors des murs à ma rencontre. Il ni'éritretint de l'anxiété avec laquelle Monseigneur le Patriarche latin et tous les catholiques attendaient les ordres dont'j'étais porteur, et me raconta son inquiétude à lui-même, et pour quel motif il avait envoyé plusieurs courriers au-devant de moi. < Jamais, depms le Messie, mjB dit-il, personne n'a été attendu ici avec plus d'impatience. » Je lui remis les lettres de M. Thouvenel et de fuad-Pachà, les heureux auteurs de la pensée qui ren- ^t un si beau sanctuaire à la France.
.Comme la journée était très-avancée, ma visite au
Pmtnarche fat ivmÎM au feademain, au sortir dit mnl lépolcre à qui je dnaîs ma première peosée et maprenuère prière. Les titns et les inetnietiOD» doal le^ ea4î avait besoin ne deraut arriver 4|ue dans dix jours, il fot convenu qu'on les attendrait pour faire l^cession du mh noment de Sainte-Anne, et que j'allais mettre^ à profit, pour visiter Jérusalem et ser environs , les neuf^ jouis qui restaient encore jusqu'à Tarrivée à Jaffo du prochain paouebot de la France.
Je priai aussitôt M. le oofisul de s'occuper de mon pauvre malade et de donner des ordres à Fn^tal (pmçais pour qu'il fût bien soigné et pansé d^ l'instant même de notre arrivée. Une fois dégagé de ce sourï^îe m'abandonnai sans réserve aux douœurs démette charmante hospitalité. Mes fatigues étaient grandes et j'étais comme brisé par sept journées de cheval, par idos courses de douze à çuatorse heures, et par un aok^I accablant qui m'avait comme desséché la peati^^ visage; mais tout cela fiit en un instant oubUé. J'étô enfin dans la Ville-Sainte; je me reposai dans la demeuib d'un Français; j'étais accueilli de la façon la phis:oor^ diale, et M. de Barrère paraissait aussi franchement heureux de me recevoir que je l'étais moi-même d'accepter son hospitalité et de fisure sa connaissance. .Je savais déjà beaucoup de choses de son caractère franc et loyal, de son cœur ^néreux et désintéressé ; k Paris et à Gonstantinople , j'avais entendu faire l'éloge é&& excellentes qualités qui le distinguent. Une chose m'avait surtout profondément touché: c'était le vif sentiment, la sainte affection qui attachait le fils à la 'n]ère:> deux êtres si éloignés l'un de l'autre, et vivant comme s'ils étaient seuls au monde pour s'entr^der r et s'aimer. Cette honorable veuve n'avait que ce i/fib, cet unique enfant qui absorbait toutes ses peoséesrv et elle était tout aussi satisfaite, dans sa piété, de; le saiirok auprès du Tombeau du Fils. deDieu,^'àcètéiduftrâie d'un des plus grands rois. En voyant un pi^êtm^ nmom-
Mq^firffls/ i^ ^ sentait tœ9i>>hdai«|isep(^e^i$^Qliii ^6ût é%ë ^nïiér à:eHe-ttïime)âdiaàreide3[fc^ 'dreisfôe Mutuelle entre ces àwa.rj&u^es^^hs&dsnm'^ii^ ^i'cpielque sorte et si bienfiâiSilhHUpfSQt* l?ati<pre^aépaïÀi
m^ât2dt3sinfulièfe]iresrti'ié]sm. iJemotageaË^. iiuirdontairc^ itirât: à U Aùti^ itim^eàèl iÉia;fii^o)cidoDttlfiDi|iiéié f0ût été si heureuse aussi de me savmriii^léfiisaleind^lqt ^^ii(v to^Véirttable et^pbéoîeox^îepi^ )>oupriBioî/^(|i|^^idetté bânne l^rée passée daBsleamu£s db iércisalem comm^ ^M %er de la France, notre comtntine^pjB(trieu Jamais a^eriiî ne fut piïis totiehë qu^ mm d^imeBiaccxrdiaie «t sfcfraiiçaise hospitalité. î ^ : i^
'îi?®^. ^us je reçus dans cette mênie soirée la tisite du «înqpérkpr des Franciscains de Samt-Sauveur, qui yenait fsé' mettre à ma disposition pour le lendemain et me iciDndâine au sirât Sépulcre^ Il était .accompagné par le ^re' dès ïhévenins, un des religieux français de la ^erre-Saiite; ique j'aurai phis tard l'occasion tle faire -oonmâlre. En même temps M. le chancelier du Patriaricbatj'iMi-Pabbé Dequevauvillers, vînt me voir et nie -ï^ilereiepi an nom 4ie Monseàgheur le Patriarche et des ^ciathoUques de la ville sainte, de la bonne nouvelle que :¥^^ leixp apportais. Ce premier jour de ma préseneef^^à ^érusdem: foi donc signalé par une joie grande et sin- ^efere ai» «bnsulàt de France, à l'occasion de l'heurei^e ^oracittsàeo'de cette affaire de Sainte-Anne, qui intéresttait tous lèS' caihôlit^es et qui avait été conduite avec tanii^de prudrtice et de fermeté par M. Thouvdn^^ ^nolore ambassaideuri ^ Jéf retrouvai là encore, prenant tpartà la joié commune, >deux Français, M. d'Hauteserves ei^M^xleSalverte^ auditeurs au conseil d'état, h Pa^i$., .^qu^yàMaés; déjà eu ïheuréuse occasion de reneontreap va %i3if$t8aÀtU>o{âë et à Nazareth^ et que désormais je ne octanes çtaè qùil|^^ mon retour en France» Ils
étaient imiBl^tés^ depuis^ queues jours i la Cam novo^,
Patriarche fut ivmîsa au feademain, au sortir àuL mnl lépolcre à qui je devais ma première peosée et maprenuère prière. Les titres et les instnietioiis dont i». ea^ avait besoin ne devant arriver <|ue dans dix jours, it: foi convenu qu'on les attendrait pour faire lit^cession dumomiment de Sainte^Anne, et que j'allais mettre^ à pr^, pour visiter Jérusalem et ser environs , les neuf jou0s qui restaient encore jusqu'à Tarrivée à Jaffa du j^oohain pacjuebot de la France.
Je priai aussitôt M. le consul de s'occuper de mm pauvre malade et de donner des ordres à l'hôpital français pour qu'il fût bien soigné et pansé àès l'iostàiit même de notre arrivée. Une fois dégagé de ce soucî^L'îe m'abandonnai sans réserve aux douceurs de^te.^aemante hospitalité. Mes fatigues étaient grandes et j'étais comme brisé par sept journées de cheval, par idos courses de douze à ({uatorze heures, -et par uir aokil accablant qui m'avait comme desséché la peau ^Ài visage ; mais tout cela fiit en un instant oublié. J'éfiâs enfin dans la Ve/Zd-Saîn/a; je me reposai danelademeuib d'un Français; j'étais accueilli de la façcm la phis; ooivdiale, et M. de Barrère paraissait aussi franéhement heureux de me recevoir que je l'étais moi-même d'ftocepter son hospitalité et de fisure sa connaiseanceioJe savais déjà beaucoup de choses de son caractère franc et loyal, de son cœur généreux et désintéressé; à Paris et à Gonstantinople , j'avais entendu faire l'éloge jâes excellentes qualités qui le distinguent. Une choso m'avait surtout profondément touché: c'était le vif sentiment, la sainte affection qui attachait le fils à la «mère?, deux êtres si éloignés l'un de l'autre, et vivant : consne s'ils étaient seuls au monde pour s'entr'aider r et s'aimer. Cette honorable veuve n'avait que te 1^, cet unique enfant qui absorbait toutes ses peosé^&v et elle était tout aussi satisfaite, dans sa piéte,t >de: le j^urolr auprès du Tombeau du Fils de Dieui,<pi'à cètd^Ufiarane d'un des plus grands rois; En voyant un |ïrétm^ nwmr
ètq^fir ffls / iâi^:^ sentait tœsi^hdareiisepc^Ggkis'^qliii ^6ût é%ë ddnïiè à'^eHe^itBlmeaâd fa^^de^agfeé^ttelffli- ^drdsse^tttuelle entre ces ùms.r.(Sx!9sp\i&çnk^ ^r^cfoelque sorte et ^ bien'^fiâisilhHUpfSQt* HalUpre^aépar^és |ttr<in^ :t^ile4iâianM eifiré(miâ3ipau^."»teiiâl#>^^ InftVsîtosin^lièreiiresrtKéism. iJersotageaË^. iiuirdontairc^
été si heureuse aussi de me savwrià'iXéfdsaleind^lqt ^ii(v tonréirttable 6t)pbéoîeox^tepi^ ^[>ouprlBloi/^ql|^^^tté b^rtine l^îée passée daBsleamu£s db iércisElem eomoie ^m %er de la France, notre commune! .p^^rie^ Jamais a^eriiî ne fut piïis totiehë qu^ moi d^xme.Bi coirdkie «t sfcfhuiçaîse haspitditê. î .i -r Vr^
xii£f&^ ^iî$ je reçus dans cette mêoié soirée- la tisite du <îiii^)érî^r, Am Franciscains de Saint-Sauveur, qui menait îs^omeûre ài ma disposition pour le lendemain etme i:cfa)ndâ}ne au saint^^pulcra II étaitvaccompagné par le ^re^ dès fThétenins^ un des religieux français de la ^eRre-Saiite^ique j'aurai plus tard l'occasion lie faire -com^rej En même temps M. le chancelier du Patriarl<4iat,'iMi> Pabhé I)equevau\illers, vint me voir et nie -i»ilereiepi an nom de Monseigneur le Patriarche et dôs adatbolic(tti0S de- la ville sainte, de la bonne nouvelle que çM^cîèufti Apportais^. Ce premier jour de ma présence- à â^tisalem: 'foi > donc signalé par une joie grande et sin- 3ôèrfr^'^nsulàt^ de France^ à l'occasion de l'heurei^e ^emcittëeo'd&xétte affaire de Sainte-Anne, qui intéres- ,ifl^7tbtis^lës caihéiii^es et qui avait été conduite avec .twft^deprudrtice et de fermeté par M. Thotiv^n^, ^OKrtpre- ambassaideuri 7 : ië retrouvai là encore , prenant ipartàdàloîeconimiine^^deux Français, M. d'Hauteserves eiiM^'de'Salvertej^ auctiteurs au conseil d'état, àBwri^., IqupsJ^àMaésj dé^ eilflieurénse occasion de rencontrer à i6)i£9t8ait^{â& et^ à Nazareth^ et que désormàîâ je^^ ne ntfcprads çtaèccpiit^ mon retour en Ffance» Ils
étaient iii6)ËaUés^despisi8r> queues jours 4 laCo^ mvéïr,
Patriarche fut ivmise au leodeBiaiii, au wrtir à^ mnl lépolcre à qui je devais ma première p^sée el'maprenuère prière. Les titres et les insthietiODS dont te e6(ii avait besoin ne devant arriver 4(ue dans dix jours y ilb foi convenu qu'on les attendrait pour faire l^cession duiaonoment de Sainte^Ânne, et que j'allais mettre^ à pr^, pour visiter Jérusalem et ser environs , les neuf jou0s qui restaient encore jusqu'à l'arrivée à Jai& du j^oohfldn pacjuebot de la France.
Je priai aussitôt M. le consul de s'occuper de mon pauvre malade et de donner des ordres à l'hôpital français pour qu'il fllit bien soigné et pansé àè» l'instèat même de notre arrivée. Une fois dégagé de ce souct^Lie m'abandonnai sans réserve aux douceurs de ^te charmante hospitalité. Mes fatigues étaient grandes et i'^tais comme brisé par sept journées de cheval^ par tto courses de douze à quatorze heures, et par uir aokél accablant qui m'avait comme desséché la peati?^ visage; mais tout cela fiit en un instant oublié. J'éttls enfin dans la yî//0-Saîfi/^;je me reposai dane la ^me^ d'un Français; j'étais accueilli de la façon la phiS; ooivdiale, et M. de Barrère paraissait aussi franehement heureux de me recevoir que je l'étais moi-même; d'ftocepter son hospitalité et de fisdre sa connaiseiuice; ije savais déjà beaucoup de choses de son caractère' franc et loyal, de son cœur généreux et désintéressé ; i Paris et à Gonstantinople , j'avais entendu faire l'éloge jâes excellentes qualités qui le distinguent. Une choso m'avait surtout profondément touché: c'était le vif sentiment, la sainte affection qui attachait le fils à la^mère}, deux êtres si éloignés l'un de l'autre, et vivant- consne s'ils étaient seuls au monde pour s'enlir'^der r i;t s'aimer. Cette honorable veuve n'avait Iquc: te î^, cet unique enfant qui absorbait toutes ses pectséêSiv 6t elle était tout aussi satisfaite, dans sa piétë9t>de; le j^urolr auprès du Tombeau du Fils, de Dieui,<pi.'à cèténdu!trmie d'un des plus grands rois. En voyant un ^rétre^ nwmr
M^$«fi^ffls/^ i^ Bé^ sentait tœ9i^^hdais{isep(^Gg»i$^qliii ^6ût é%é âdûHé' à^êHe-itBlme^âëiaÉpetde^agei^tteiffli- ^dreiise^tttudle entre ces âBUxr^êtresr^fBmsriatt^fiitQi^ ^iPcfoelque sorte et si bienyfiâiSilhfllfpfSQt* HalUpre^aépar^és fttr <|ne tette 4iiito^ et^irétmiâ^ipau^/^teiiâldbaj^^ 3fli7ât2dt3sin^lièfe]iresrti^é]sm. :r JersotageaË^. iiuirdmitairc^ WMit à Jâ Aùtièé itm^eàèl ma^m^o^ odoDtilaiifiéié reût été si heureuse aussi de me savwrià^Xéfiisaleind&il^^lqt ^iKMÊ^m^fitdble 6t)pbéoîeoxf^tepi^ )>oupriBioi/^(|i|^Mdetté béûné l^îée passée daaslea muts db jércisalem eûinBii|e ^mfo^er de la France, notre comtoittûe^p^^rieu Jamais ^eriif Dô fut iplm totiehé que^ moi d^ime iBiaocxrdiate>^t Sfcfhu[f$«se hospitalité. ^ i ^ ^^.^ir- ?-^.-^:.:'a:r.
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^éttisâem: foi i donc signalé par une joie grande et sinâôèree^tt^cbnsulàt 'de France^ à roccasion de l'beurei^e ^C©iïi6ittfflô»*de^:c€ltte afiaire de Sainte-Anne, qui intéres- «iflk^ tdtis^lès caiboiii^es et qui avait été conduite avec vtWfl^^de^prudÀice et de fermeté par M. ThonwncdL, ^oferec ambassaideuri 1 Je retrouvai là encore , prenant ipart^àiMjbiéconHnune^ deux Français, M. d'Hauteserves .eiiM^'de Salvertev stucÉteurs au conseil d'état, àPaçi^., iqu^yàMaés- déjà eu f heureuse occasion de rencontrera i6)i£9t8aÉtîÀo{âë et' à Nazareth^ et que désormàiâ je^^ ne odeD^s^ j)hl8 : (piit|ter jusqu'à mon retour en France. Ils étaient inB^iés^ depuis^ queues joi»rs k IdiCcm. mm,
Patriarche fut ivoùm au leodeBiaiii, au sortir àm mut sépulcre à qui je devais ma première peosée et maprenuère prière. Les titres et les insthictioiis doal le: e6(ii avait besoin ne devant arriver ifje dans dix jours,. iilb foi convenu qu'on les attendrait pour faire l^cession du monument de Sainte^Annov et que j'allais mettre à profit, pour visiter Jérusalem et ses- environs , les neuf jouixs qui restaient encore jusqu'à Tarrivée à Jaffa du j^oohain ptouebot de la France. ' :. ^
Je priai aussitôt M. le consul de s'occuper de mon pauvre malade et de donner des Ordres à Fhôpîtalfi^ çais pour qu'il fllit bien soigné et pansé dte l'iostèat même de notre arrivée. Une fois dégagé de ce souci^îe m'abandonnai sans réserve aux douceurs de «ette chad^ mante hospitalité. Mes fatigues étaient grandes et l'étais comme brisé par sept journées de cheval, par idos courses de douze à quatorze heures, <^ par un aok^I accablant qui m'avait comme desséché la peaun^du visage; mais tout cela fiit en un instant oitt)lié; J'éttâs enfin dans la Ville-Sainte ; je me reposai dane lax^eme^ d'un Français; j'étais accueilli de la façcm la plua; ooivdiale, et M. de Barrère paraissait aussi franchement heureux de me recevoir que je l'étais moi-même d'accepter son hospitalité et de faire sa connaiseancew vJe savais déjà beaucoup de choses de son caractère ftasp et loyal, de son cœur généreux et désintéressé; i Paris et à Gonstantinople , j'avais entendu faire l'éloge jâes excellentes qualités qui le distinguent. Une chose m'avait surtout profondément touché: c'était le vif sentiment, la sainte affection qui attachait le fils à la ^mère?, deux êtres si éloignés l'un de l'autre, et vivante consne s'ils étaient seuls au monde pour s'entr'^derr^t s'aimer. Cette honorable veuve n'avait qw ce \/Gi»y cet unique enfant qui absorbait toutes ses, peosée&v'0t elle était tout aussi satisfaite, danssapiétë9!>de;le^Uiro1r auprès du Tombeau du Fils de Dieuv^qit'à cèténdu^iarane d'un des plus grands rois^ En voyani un ^rétoe^ MmMh
^6ût éië âiiiiïièàoéHe^tîïimeoâëisàretde^ ^dreïse^tttuelle eni^e ces àwa.r^&kcesp\^seKimwà^iitta^ ^ilPcfoelque sorte et ^ bienifiâisilhHUpfSQt* Hatilpre^âéparÀi <fttr<|iim^le diâtancë etfirétmiâ^ipau^/^teiiâl^jai^^ Gâtait osin^lièfenresrtiiému. J JersotageaË^. huirdmitairc^ ^ifidtt: à la Aùti^ iixia^e: ctel ma^m^o^odcmtilaiffiéié (eût été si heureuse aussi de me sav^wnà-rXéfdsaleind^îi^lqt tdbncibirTvéfttable et^pbéoîeoxf^îe(^ ipùmfimcÂBqcfe^Ué hëikmmtée passée daBsiespinuis db lércisalem eomoije ^Hft fc^er de la France, notre comtiittneKp^rieîv Jamais ^eriiî ne fut pii^ totiehé que^ moi dfxme.Bi cordiade et sfcfhm^se hospifaditê. i ^ ; < r jt
»^iF?0^ ^lîs je reçus datts cette mênié soirée la tisite du «^lipéri^ur dm Fraûciseains de Saint-Sauveur, qui yenait iséomeûre à: ma disposition pour le lendemain et me i^ndcdiie au siânt Sépukrew II était raccompagné par le ^fè^ dés ^hévenius, un des religieux français de la ^aRre^Saîéte; que j'aurai plus tard l'occasion lie faire -connaMr^ j En* même temps M. le chancelier du Patriar- ^cbat,'iMi> Pabhé Dequevauvillers, vint me voir et nie -CÈfiiercàef i^îrti nom 4ie Monseigheur le Patriarche et dés adatboli(S(ttes de la ville sainte, de la bonne nouvelle que çk^ofèiït] ià|)partai&. Ce premier jour de ma présence à â^tiisâem: foi i donc signalé par une joie grande et sin- 2ôèree;^'€bnsutât .'de France^ à l'occasion de l'beui^i^e ^emcittsâeo^de'ceftte afiaire de Sainte-Anne, qui intéresftait'^tous^làS' calbôiii^es et qui avait été conduite avec vtwflndeiprudiAice éi de fermeté par M. ThottwncdL, ^oolroo ambassaideuri ) ^ Jéf iretrouvai là encore^ pfetiant lpattà/làji(sié€onimqne^ deux Français, M. d'Hauteserves .eliM3de?>Salv0rtej^ auditeurs au conseil d'état, à^Pi^ri^., Icm^Byàoaés; déjà eu ïlieorôuse occasion de reneontrear A 'i&xsstsaitîÀopâë et' à Nazareth^ et que désormàîâ je^r ne odeD^s |)ks:qui(|ter^j^ en France^ Ils
4tamLt itïsiaUiés^ depuis^ queues jotirs k hCcm novùr,
Patriarche fut ivmîse au feademain, au sortir dtt mnl sépulcre à qui je devais ma première peosée et maprenuère prière. Les titres et les instructions doat le^ e6(ii avait besoin ne devant arriver ifje dans dix jours, jlk fat convenu qu'on les attendrait pour faire l^cession du monument de Sainte^Ânne, et que j'allais mettre^ à profit, pour visiter Jérusalem et ser environs , les neuf jou0s qui restaient encore jusqu'à Tarrivée à Jaffa du j^oohfldn pâcjuebot de la France.
Je priai aussitôt M. le consul de s'occuper de mon pauvre malade et de donner des ordres à Fbôpital fi^ çais pour qu'il fût bien soigné et pansé dàs l'iostèat même de notre arrivée. Une fois dégagé de ce soucî^îe m'abandonnai sans réserve aux douceurs de luette ^ac^ mante hospitalité. Mes fatigues étaient grandes et fêtais comme brisé par sept journées de cheval, par .dos courses de douze à quatorze heures, et par unaokil accablant qui m'avait comme desséché la peaa :Ài visage ; mais tout cela fut en un instant oublié. J'éttls enfin dans la ye//0-Saifito;je me reposai danelademe^ d'un Français; j'étais accueilli de la façon la plus: oor^ diale, et M. de Barrère paraissait aussi franchement heureux de me recevoir que je Tétais moi-même d'atïcepter son hospitalité et de fisure sa connaiseance; sfe savais déjà beaucoup de choses de son caractère frajsip et loyal, de son cœur généreux et désintéressé ; à Paris et à Constantinople , j'avais entendu faire l'élogo des excellentes qualités qui le distinguent. Une choso m'avait surtout profondément touché: c'était le vif sentiment, la sainte afTection qui attachait le fils à la^mère. deux êtres si éloignés l'un de l'autre, et vivant: comme s'ils étaient seuls au monde pour s'enlïr'raider i^t s'aimer. Cette honorable veuve n'avait que: ce IfiJ», cet unique enfant qui absorbait toutes ses pecséesivet elle était tout aussi satisfaite, danssapiété^ <le;le sainâr auprès du Tombeau du Fils. deDieui,«qu.'àcèté^U!tan^ d'un des plus grands rois. En voyant un prêtre^ peeom^
tt^^éwdte/iùâi^Bâ^ sentait tœsishdaisiisepc^e^is^qliii btt é%ë âdnné' àoeHe^tîBlmeiâëia^^de^ageéiGettelen-
^r^cfuelque sorte et si bien:fiKiiSilhHUp<SQt* If atilpre^âépar^és fttr <in^ ^tette 4iâtancèr et^irétmiâ^ipau^/^teiiâl^ja^ Ji^âtaitosînfulièfeiiresrtT'iéism. :^ JersotageaË^. iiuirdmitairc^ wrât à «U ddti^ ima^e cte! lÉiaim^o^ odoostilfiDf lÂéfé reût été si heureuse aussi de me sav^xnià-rXéfdsalemd^îi^lqt ^ii(v toTVéfitdblê et>pbéoîeoxf^îepi^ ipémïmcArqcfefàeUé hêiïn^mtée passée daas les muiis db Mrsisalem commp ^m fc^ef de la France, notre comhitiûeup^^rie^ Jamais ^erin ne fut iplm totiehè qu^ mm d^ime.Biaocxrdîato ^t sfcft^an^se hospitalité. ^ î ■:. -r ;^
^ih^fB^ ^11$ je reçus datis cette mêidé soirée- la tisite du i'ï^pétf^r des Fraûciseains de Samt-Sauveur, qui yenait is^'tmeûre à ma disposition pour le lendemain et me i^ndmiie au siratfiépuki^ Il était iu^compagn^ ^fé< dés fFhévenins^ un des religieux français de la ^ôwe-Saiéte; que j'aurai plus tard TocGasion de fiûjre -(»>nndMrBJ En même temps M. le chancelier du Patriaricbatj'fMi/Pabhé Dequev^aw.villers, \int me voir et nie -f^fiiercàef i^an nom 4ie Monscàgiieur le Patriarche et des 9diatbolic(ttes de la ville sainte, de la bonne nouvelle que :iès^ïèmi^^ Ce premier jour de ma présence^ à ^éttisaSeiis: foi i donc signalé par une joie grande et sinâôère^^'^nsulât? de France^ à l'occasion de l'beurei^e J^eWGàittsâeo^de' cette affaire de Sainte-Anne, qui intérestiflb^tous^làS' caibôiii^es et qui avait été conduite avec ctwflf»d6Siprud[rtice et de fermeté par M. Thonwnel:, ^oolro: ambassaideuTi) Je retrouvai là encore, prenant lpait7à^là|i(siécominune;^.deux Français, M. d'Hauteserves eirM^'derSçlverte^^ auditeurs au conseil d'état, àPiMri^, iqu^J^àfloéç déjà eu f heureuse occasion de raneontreap à 'MMgtaaît^jâë etf à Nazareth^ et: que désormais je^^oe ndwBfis |)hl8 qùiJjterj jusqu'à^^i^^ eiï France. Ils
^toiefit iiisXâ&Ués^depisis^qi^ues jours i UiCcm. novâ^,
dbez les Franciscains. Cette réunion , chex M. de Barrëre, de toutes ces parsoones au c(eur« catholique et firançais, devenait donc pour moi une bonne fortune et donnait h cette petite fête de Camille un caractère tout à fait français et intime.
Cette satisfoction, ajoutée à celle d'un voyage aussi heureusement accompli , ne contribue pas peu à rendre |dus excellente encore la nuit et le repos qui m'avaient été préparés. Douce image du repos de la Jérusalem céleste j qui attend , à son dernier jour , le pèlerin de la vie !
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APPENDICE
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