‹ Constantinople, Jerusalem et RomeChapitre 15 sur 63 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

GelliseiBau a les MniflrMces de Jés«s. — La Fête é9uUmrtu9€ et réreclk» d'on Calvaire m — Le rocher de saieft Elieese. — Le torrent et l'aiiiDÔDe — La groUe de Faf ooie à Gelfcscaaiii. — Le tombeau de la sainte Vierge. — VInuaaeulée Caueeptiam et la Tallée de Josaphat. — Les six sanctvaires à rèd^lner. — Afeaglenent et fonrberie. — La roehe do ««Bunell. — Le jardin et les «lifiaK.

Le vendredi matin, je me levai agité de pensées bkn tristes et bien douces à la fois. Le jour que i'Ëglise consacre au souvenir de la mort de son Roi et de son RédMnpteur avait été désiré par moi et choisi par les bons p^es pour venir à Gethsemani y célébrer les saints mystères. Prier et pleurer là où Jésus a dit : c Mon âme est triste jusqu'à la mort! > est-il pour le pécheur un lieu plus salutaire , un souvenir plus saisissant , une visite plus favorable à son repentir ! Aussi j'ai cru de mon devoir, et j'ai considéré comme une dette de cœur qui devait passer avant toutes les autres , de recueillir à part mes impressions de ce jour , tant sur Gethsemani que sur le Gol^otha , tant sur la Voie de la Captivité que sur la Voie douloureuse, et de les transcrire dans un petit livre de prières , faisant ainsi pour les âmes amoureuses du sang et des souffrances de Jésus ce qu'il m'était arrivé si souvent de désirer en vain pour moimême.

Avant donc de rédiger la première note de mon voyage, je résolus d'écrire Le Calvaire^ dans lequel je donnerais e plan, levé aussi fidèlement que possible, du chemin parcouru par le divin Sauveur lorsqu'il marchait à la mort, portant, comme Isaac, sur le mont Moriah, le bois de son supplice, y ajoutant les méditatioqs que ces lieux m'avaient inspirées, en même temps que quelques dessins fournis par des amis et représentant exactement ces stations telles qu'elles sont aujourd'hui. Â l'aide de ces documents, rien n'est plus simple que d'étabhr sur un terrain, pour peu qu'il soit favorable à cette pieuse opération, un Calvaire et une Voie douloureuse, avec les distances, les pentes, les directions et les divers accidents de terrain, tels que Jésus-Christ les a parcourus (1).

Les âmes chrétiennes semblent inclinées aujourd'hui, et ce doit être là un gracieux symptôme de rédemption et de miséricorde à méditer de préférence les souffrances et le sang répandu du divin Sauveur et par conséquent à s'éloigner du péché. Les extatiques , qui ont raconté ces douleurs et dont les impies seuls plaisantent aujourd'hui, ne sont plus étrangers à notre piété, et les noms de sainte Brigitte, de sœur Emmerich, de Marie d'Agreda, loin d'étonner ou d'épouvanter, se présentent au contraire avec un attrait qui excite plus que de la curiosité. Sans doute tout ce qui se trouve dans leurs écrits n'est pas également digne de foi, et l'Eglise, lors nième que l'inspiration de certaines choses lui paraîtrait constatée, laisse pleine et entière liberté à la croyance des fidèles ; mais j'ai trouvé des gens du monde, et cela même à

(1) Depuis ce momeot j*ai en U douce salîsf action» aidé par lespieuset offrandes des fidèles du diocèse de Metz et par le zèle da saint évèque qni leur fait si bien comprendre le prix du sang qui nous a tons rachetés » da réaliser Tidée dont je parle et d'en commencer rexécnlion sur une colline ▼oisioe de la ville de Metz, appelée le mont Sainl-Qaenlin , au milieu des terrains perdus et des carrières qui en couronnent le sommet. (Note de V auteur).

Jérosaiem, très au courant de ces lectures et fort étontfées que sceur Bmmerich, par exemple, qu'une pauvre fiHe,qui n'avait jamais quitté sa chambre ou sa celhile , au fond de rAlIettiagne, connût si bien la topographie des BeiK qu^elle n^avait jamais vus. En revenant de la Ville- Sainte, j'ai relu, avec beaucoup de respect et saisi par un charme involontaire, les révélations de cedtte 3œur Emmerich^ à propos des lieux et des circonstances qui ont été les témoins de la mort de Jésus, et j*admirai une fois de plus comment le Dieu qui confond les superbes se complaît dans Tamour des âmes les plus simples, laisse le goût de ces lectures et de ces méditations si douces, si remplies d'attrait, si instructives pour les vrais serviteurs de Jésus, les préserver des dangers que font courir les maximes et la sensualité condamnées dans nSvangile!

; Dès le matin nous partîmes à cheval par un temps fiaâîeux et nous sortîmes par la porte SittirMàriam, qui Couvre sur le Cédron et sur le mont des Oliviers. Avant de franchir le torrent, nous nous arrêtâmes près des' tours du temple, à la place où saint Etienne, le premier des martyrs, fut lapidé. J'avais apporté avec moi ce qu'il nous fallait pour détacher un morceau du rocher sur lequel coula le sang généreux qui répondit le premier à l'appel de celui du divin Rédempteur. J'en rapportai en effet un fragment à chacun ae mes collègues, du chapitre de la cathédrale de Metz, placée sous l'invoèation de saint Etienne. Le lieu où s'accomplit ce premier martyre est bien à sa place, près du jardin de l'agonie de Jésus, au pied des murailles du Temple dont les hosties ne sont plus , et au bas de la montagne de l'Ascension. Le nom de porte Saint^Etiennâj conservé jusquMci à la iporte Sitd-Mdnam est encore un témoignage vivant de la vénératio» des fidèles et de . l'importance attachée dès les .commea^einents à im tel lieu.

Gomma nous pai^ion«^ le lit desséché «du torrent, j'eus une fois de plus encore l'occasion de constater la vérité

de ce qui m'avait été dit des qualités généreuses à l'aide desquelles notre consul, placé si haut dans l'estime publique, sait faire aimer et respecter le nom de la France. Une ifemme arabe s'étant approchée de nous pour me demander l'aumône, M. le consul voulut s'en acquitter à ma place, et, dans son empressement à me devancer, je vis tomber de ses doigts dans ceux de la femme pauvre plusieurs pièces de monnaie, parmi lesquelles Drillait une pièce d'or. Rien n'avait trahi dans l'extérieur de M. de Barrère l'apparence d'un regret, l'ombre d'une surprise; mais le lendemain je lui en parlai, quand je fus seul avec lui, et je lui fis bien avouer qu'il s'en était aperçu. Je le remerciai, au nom de Jésus-Christ, du bien qu'il faisait à ses pauvres, et en mon nom aussi, du bonheur qu'il nous portait par ses bonnes œuvres.

En cet endroit le lit desséché du torrent forme toute la largeur de la vallée de Josaphat, et le cœur se sent resseiTé comme cette vallée maudite et toute nue, dont les ravins tourmentés n'ont d'autre eau à rouler dans la mer Morte que les flots boueux des tempêtes de l'hiver. Nous arrivâmes aussitôt à la Grotte de l Agonie, où tout était préparé pour la célébration des saints mystères. C'est une caverne toute naturelle et spacieuse, dans laquelle ondescend par une pente assez douce et qui n'est éclairée que par une petite ouverture naturelle au sommet de la voûte. C'est là que Jésus se retira quand il laissa ses apôtres endormis et qu'il s'éloigna, à la distance d'un jet de pierre, pour y souffrir toutes les tortures de son agonie.

Un petit autel est le seul ornement de ce sanctuaire , . qui est encore aujourd'hui ce qu'il était au temps de Jésus-Christ et sur lequel s'élevait une égUse dans les premiers âges de la liberté accordée aux chrétiens. Une inscription placée derrière l'autel, sur une pierre enfoncée, à la hauteur du regard, dans le rocher, rappelle ces paroles de l'évangéliste : ce Ici Jésus fut pris d'une sueur semblable à des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre (Luc xxii). jî)

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0 douloureuse agonie, que n'êtes-vous comprise de tous les hommes! Quelle grande leçon pour le chrétien qui médite, abrité sous cette roche silencieuse et dans cette poussière jadis foulée par un Dieu, sur les sacrifices que le ciel lui a demandés ! « Dans son seul sacrifice, dit saint Paul aux Hébreux, le Rédempteur a consommé le sacrifice de tous les élus. » Qui oserait ici songer à refuser quelque chose à la volonté adorable de la victime immolée pour nous! Un Arabe et sa femme, agenouillés avec nous dans cette sainte poussière et priant comme sous le poids d'une grande dauleur, me semblent , à l'heure de la communion , obéir avec un grand amour à ce sévère précepte du divin maître: « Vous ferez ceci en mémoire de moi. »

Au sortir de cette grotte et de cette méditation douloureuse, nous allâmes visiter l'église souterraine qui touche au lieu de l'agonie et qu'on appelle le Tombeau de la sainte Vierge, Elle est au nord de la grotte, et on y descend par un magnifique escalier. Avant d'arriver au bas des degrés on rencontre à gauche le tombeau de saint Joseph , et à droite celui de saint Joachim et de sainte Anne, dont la demeure, comme nous l'avons' dit, était à la porte du Temple.

Comment ne pas faire ici un rapprochement inspiré si naturellement par la visite et par la contemplatioij de ces lieux? Sur le Calvaire un tombeau vide et glorieux avec cette inscription : « Non est hîc! Il n'est pas ici ! ]& raconte la gloire et la divinité de Jésus, vainqueur de la mort. La mort en effet n'avait pas le droit de garder cette glorieuse dépouille, exempte du péché et assise aujourd'hui sur le trône des cieux. Ici, à Gethsemaniy le tombeau de la Mère de Dieu , soustraite aussi à la loi et à l'influence du péché, et digne de la même inscription : « Non est hîc! d se trouve vide comme le tombeau de son divin Fils.

Or, dans cette vallée , qui n'admirerait un tel rapprochement? Voici , séparés seulement par le torrent du

Cédron, deux sanctuaires qui se touchent; Tun la maison de sainte Anne, où Marie a été Immaculée dans sa Conception; l'autre, son tombeau, dans lequel n'est point non plus demeurée sa dépouille mortelle , ce corps que n'a point touché le souflQe du péché! Il a été dit à l'homme pécheur : « Souviens-toi, ô homme, que tu n'es que poussière et que tu retourneras en pioussière. » Et voilà que, au jour des justices de la vallée de Josaphat, la poussière des tombeaux, en se ranimant à la voix des tromipettes du ciel, n'aura pas à rendre la dépouille mortelle de la Reine des cieux, exempte, par son Fils, de la tache originelle dans sa Conception- Immaculée/ Oh ! qu'il est bon de contempler et de bénir ici les desseins de Dieu sur Marie et sur la Rédemption de l'humanité!

Déjà, ainsi que je l'ai dit, l'historien Nicéphore parle d'un escalier nécessité par . la pente de la montagne , et on se rappelle que, à la suite des temps et après le siège de Jérusalem, le niveau de la vallée de Josaphat fut singulièrement relevé par les ruines qui s'y amoncelèrent; de là sans doute l'obligation de descendre pour parvenir à ce tombeau. L église est en forme de croix, et le tombeau qui eut l'insigne honneur de garder quelque temps la dépouille mortelle de la Reine du ciel est à droite derrière l'autel. Là j'eus la douleur de voir que les saints mystères étaient célébrés par un évoque schismatique et que le culte catholique était banni de ce sanctuaire. Je priai avec ferveur Celle dont la puissance fait l'ornement du royaume de son divin Fils, Celle qui est appelée la Porte au ciel, Janua cœliy de rendre à ses enfants ce précieux sanctuaire, si rapproché de celui qu'elle venait d'accorder à la France.

Les Musulmans eux-mêmes, dont j'ai déjà dit la vénération pour Marie, sont très-assidus dans ce sanctuaire. On dirait que tîhacun ressent ici le profond respect qu'un chrétien doit éprouver pour le tombeau de la sainte Mère de Dieu. Je pourrais en dire autant à

peu près des autres sanctuaires que nous avons perdus et qui sont détenus entre les mains des Turcs, c'est-àdire du saint Cénacle, de l'Église de la Présentation et de celle de l'Ascension, dont je ne tarderai pas à parler. En ajoutant à ces trois sanctuaires les trois églises que les Grecs schismatiques sont parvenus à nous ravir, c'est-à-dire 4® le Saint-Sépulcre, son Calvaire et sa coupole ; 2» l'église de Beethlehem ; 3o le tombeau de la sainte Vierge, on aura la liste des six sanctuaires les plus importants que nous ayons à réclamer.

L'impudence avec laquelle les schismatiques ont réussi à chasser les catholiques de ce sanctuaire de la Vierge est un fait presque incroyable, et malheureusement il en est ainsi de toutes leurs fourberies. On comprend que M. Thouvenel, notre digne ambassadeur, en 1856, ait demandé, pour en finir, de mettre à néant toutes les conventions passées et de tout régler sur un pied nouveau. Toutes ces rapines sont marquées au coin de la sottise autant que de l'injustice. En voici une preuve curieuse et qu'on aura quelque peine à croire. Quand les Grecs voulurent s'emparer de ce tombeau , ils se trouvèrent assez forts sur le droit , sur la tradition et sur le dogme chrétien , pour s'aider de cette dénonciation ou tout simplement de cette calomnie , à savoir que les religieux français, quand ils étaient en possession de ce tombeau , avaient oublié leur devoir de gardiens au point de vendre au Pape, après l'avoir volé et pour une forte somme d'argent, le corps de la sainte Vierge! Comment, direzvous, le patriarche grec, avec ses évêques, cho.révêques et ses moines, furent-ils assez ignorants pour affirmer une aussi ridicule accusation et obtenir pour elle les honneurs d'une enquête? L'histoire est là pour répondre. Grâce pourtant à la saine influence de Son Excellence l'ambassadeur Denis de La Haye , un fîrman , rendu en 1666, chassa les schismatiques et rendit aux catholiques un sanctuaire qui était à eux depuis 360 ans. Mais les Grecs ne sont point gens à se décourager si vite et, à la

fin du dernier siècle, ils trouvèrent moyen de rentrer dans ce sanctuaire, d'en chasser les catholiques encore une fois et de leur faire interdire d'y célébrer les saints mystères. Qui nous rendra la liberté de prier la Vierge- Iramaculôe dans un lieu aussi cher?

Revenant sur nos pas, nous nous dirigeâmes, en suivant le fond de la vallée, vers le jardin de Gethsemani. Avant d'y entrer, car ces deux lieux se touchent, nous nous arrêtâmes un instant près du rocher ou pierre plate sur lequel Jésus fit reposer ses disciples quand il leur dit: « Asseyez -vous ici pendant que j'irai prier » et sur lequel ils s'endormirent.

Nous étions donc arrivés à ce célèbre jardin ou enclos carré qui renferme les vénérables et rares oliviers qui furent témoins de la divine agonie. C'est là tout ce qui reste de ce lieu que l'Évangile appelle la Villa de Geth^ semanu Cet enclos, qui peut avoir 50 mètres en tous sens, est gardé par les religieux franciscains durant le jour, et par un poste turc pendant la nuit. Une petite chambre dans l'angle à droite, destinée à renfermer les outils du jardinage, me servit d'asile pour prendre la frugale collation que m'avait préparée le frère jardinier. Je ne saurais dire le respect que commande ce jardin si cher à l'humanité rachetée par un Dieu, et le charme qui s'empare de vous quand vous priez sous ces mêmes ombrages qui abritèrent la prière de Jésus. Les oliviers qui restent sont au nombre de huit. La plus grande vénération les entoure et ils ne tiennent debout qu'à l'aide des pierres dont on a rempli le creux de l'arbre et qu'on a amoncelées autour du tronc. Leurs fruits, ainsi que le bois qui s'en détache, ne sont employés qu'à faire de précieuses reliques, telles que chapelets, croix, huile sainte. De tout temps on s'est vu dans la nécessité de protéger ces vénérables témoins de la passion du Chnst, au point qu'il est défendu aux chrétiens, sous les peines les plus graves de l'excommunication, d'y toucher pour quoi que ce soit et d'en couper la moindre branche;

lême pendant le siège de Jérusalem par les Romains, s furent déjà respectés. On sait en effet que Titus vount sauver le temple et toutes les choses précieuses qui 3ntouraient, avait dirigé ses attaques vers la partie op- )sée de la ville. D'ailleurs , dit M. de Chateaubriand, )livier, pour ainsi dire immortel, renaît de sa souche, la citadelle d'Athènes possédait un de ces arbres dont irigine remontait à la fondation de la ville. <( Ces oliviers, dit encore notre poète Lamartine, porit réellement sur leurs troncs et sur leurs immenses cines, la date des dix-huit siècles qui se sont écoulés puis cette grande nuit. Ces troncs sont énormes et mes, comme tous ceux des vieux oliviers, d'un grand mbre de tiges qui semblent s'être incorporées à l'arbre is la même écorce et forment comme un faisceau de onnes accouplées. J'ai parcouru toutes les parties du nde où croît l'olivier : cet arbre vit des siècles, et le part je n'en ai trouvé de plus gros, quoique plantés is un sol rocailleux et aride. ^ On voit par tous ces loignages l'impression produite par ces arbres véés et combien leur majesté l'emporte sur celle des res du Liban.

e fus comblé de présents et de précieuses reliques les bons religieux, qui allèrent jusqu'à me permettre faveur ordinairement réservée aux princes et aux s couronnées, celle de couper moi-même et d'em- ;er une branche de ces oliviers. Puisse ce rameau, ime celui que la colombe apporta à Noë , être aussi r moi un signe de pardon et de miséricorde ! J'avais également la précaution d'apporter avec moi, depuis îtantinople, un petit sac de toile neuve, que je remmoi-mênie de la terre précieuse qui recouvrait le du plus vénérable de ces oliviers.

1 sortant de ce jardin, on trouve à droite, à l'angle lur, une pierre destinée à indiquer le lieu d'une :ne trahison, et appelée le Baiser de Judas. Une gence, accordée par l'Eglise, invite le fidèle à prier

en ce lieu. Hélas! en faisant amende honorable pour cet infâme baiser, qui ne se sentirait rougir de ses propres trahisons!

Quand on part de ce lieu pour gagner la montagne de Sion, par un chemin qui est au sud et en dehors de la ville, on traverse le torrent de Cédron , non loin du tombeau d'Absalon, et on suit, par la colline d'Ophel et

{)rès des murailles du Temple , le parcours désigné sous e nom de Voie de la Captivité. C'est par ce chemin Sue Jésus, captif et chargé de liens, fut conduit penant la nuit chez Anne et Gaïphe , sur les hauteurs de Sioq.

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