‹ Constantinople, Jerusalem et RomeChapitre 23 sur 63 · CHAPITRE LX. . ; . i · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX. . ; . i

La Diane tarqoe. — Les adieax. — Le dernier sanclaaire. — Jours nonvetai poar Jérasalem. — Départ de Jérasalem. — Encore la porte de Damas eC le térébinthe. — Dernier regard. — Les adieax. — Les chemins et le Roi des montagnes. — Les Karismiens et le carnage. — Les Jnifs en Orienta — M. de Rotschild et Tévê^ne anglican.

Le lendemain, dès l'aube du jour, la Diane de la garnison turque me réveillait pour la dernière fois. J'écoutai, comme un ami qu'on ne doit plus revoir, le charme mélancolique de cet air qui me tenait (|uelques instants captif tous les matins à mon réveil et qui cette fois me faisait ses adieux. 0 Jérusalem ! quoi que tu sois, sainte ou coupable, tes leçons ont une grande puissance, tes souvenirs un immense attrait, et cette parole de ton Prophète, chacun de ceux qui t'ont visitée l'emporte comme un trait au fond de son cœur: « Que ma langue desséchée s'attache au fond de mon gosier , si jamais je t'oublie et si je cesse de parler de toi ! »

Il me fallait, pour faire mes adieux à la Ville-Sainte, choisir, entre tous les précieux sanctuaires que j'avais déjà visités, celui où je voudrais témoigner à Dieu ma reconnaissance, où j'épancherais pour la dernière fois mon âme si souvent inondée des pures et douces jouissances que Id ciel laisse encore tomber pour les pécheurs sur

les traces de Jésus. Mon choix fut bientôt arrêté*. Pouvais-je oublier que c'était à l'heureuse mission dont j'avais été chargé que j'étais redevable de mon voyage en Palestine; que j'en avais parcouru avec tant de facilité et des ressources si précieuses les saints monuments ; que c'était à l'auguste Reine du ciel en un mot que moi, pauvre pécheur, je devais toutes ces consolations. Je choisis donc la petite chapelle de Marie sur le Calvaire , en dehors de l'église du Saint-Sépulcre, et que les bons religieux pouvaient m'ouvrir à toute heure. Ce fut là que je demandai à la Mère de douleurs de ne pas laisser périr en moi le souvenir des saintes choses que mes . yeux avaient eu le bonheur de contempler, et de sauver mon âme en mémoire de ses douleurs et de la sainte Passion de son divin Fils.

Je ne puis oublier en ce lieu une des plus vives impressions de mon enfance. - J'avais neuf ans. L'Église, célébrait les fêtes de la Passion de N.-D. Rédempteur et on était arrivé au jeudi de la semaine sainte. Toute la famille venait de rentrer, à neuf heures du soir/ d'une cérémonie religieuse pendant laquelle on avait chanté au reposoir le Stabat ou l'hymne des douleurs de h Vierge-Mère au pied de la croix. Assis près du pauvre.^ foyer paternel, la pensée de ces souffrances vint me. prendre au cœur avec une telle amertume que je i^iiç . mis à fondre en larmes. Je cachai ma figure dans mes m'Oins , mais mes sanglots me trahirent. Pressé de questions par mon père, comme si je lui dérobai uà chagrin personnel et cuisant, j'eus quelque peine à faire conciprendre une si grande douleur. Or, en ce moment, si précieux pour moi, où il m'est donné de. célébrer les saints mystères sur l'emplacement même où se tenait la Mère de douleurs', à l'heure cruelle du crucifiement de son divin Fils , je me rappelle , cette, sainte impression de l'enfance et je prie la Reine du ciel, dont je vais quitter le Calvaire, de m'obtenir la grâce que Cette douleur salutaire garde mon âme de [ tout péché.

Sancta Mater j istud agas f Crucifixi fige plagas Cordi meo validé.

L'heure était donc venue de m'éloigner de la ViUe- Sainte. Rien ne m'y attachait que des ruines, il est vrai; mais comment me séparer sans déchirement de ces lieux qui avaient fait une si vive impression sur moi? , Aussi je sentais mon âme s'attrister, à mesure qu'approchait l'heure du départ: chaque ôl3Jet, chaque sanctuaire me semblait un ami auquel il fallait m'arraçher. Je dus me rappeler à moi-même combien, peu j'avais mérité de voir a: ce que tant de rois et de saints ont inutilement désiré voir; d je dus songer au bonheur de rentrer en France , au désir d'appeler sur Jérusalem les regards, l'amour et le dévouement de toutes les âmes chrétiennes qui voudraient bien ou me lire ou m'écouter. Ma foi s'était ravivée au contact de la terre des Prophè-r tes et des Apôtres et, depuis ce jour, j'ai combattu en vain le désir de parler des choses que j'avais vues. Cre-f didi propter quod locutus sumf (Ps. 145). Propter fratres mêos.... loquebar ^pacein de tel (Ps. 421). Oh! laissez, Seigneur, laissez partir en paix votre serviteur; ses yeux ont vu le salut que vous avez donné au monde, la lu-» mière que vous avez fait briller dans Israël, Ici j'ai, appris combien vous nous avez tendrement aimés, , combien moi-même j'ai été coupable chaque fois que je vous ai offensé.... Oh! que vous rendrai-je, Seigneur^ pour toutes ces choses que vous m'avez données ?

J'emporte avec moi un souvenir du grand Roi qui,, tous les jours , m'a ouvert un de ses plus riches sanctuaires, souvenir particulier et attaché à chacun des jours que Dieu m'a accordés dans cette octave passée dans là cité sainte. Heureuses seront un jour les nations de la terre quand la malédiction de Dieu aura cessé de peser sur les collines et les plaines de Chanaan; quand rÉglisë féconde verra dans son vaste sein raccomplissemen^t de

toutes les promesses faites aux Patriarches; quand cha<ïtte nation chrétienne pourra aussi monter en paix jusqu'^à Jénisalem et chanter *les cantiques de la Foi dans ses tristes comme dans ses glorieux sanctuaires! Qu'ils viennent bientôt ces jours! Alors, qu'ils seront beaux les

{)euples chrétiens chantant dans l'église de Beethlehem e cantique des anges à la naissance du Christ; proclamant sur le mont des Oliviers le Judex crederis et le solennel triomphe du souverain juge des hommes ; chantant le vainqueur de la mort au Saint-Sépulcre ; pleurant le sang d'un Dieu dans la vallée de Gelhsemani et sur le Calvaire ; célébrant au Saint-Cénacle les fêtes de l'Eucharistie et celles de la Pentecôte ; tressant des couronnes blanches sur le sépulcre immaculé de la Vierge Marie; faisant retentir les cantiques de la Reine des martyrs sur les deux chemins de sang et de larmes

aui aboutissent à la montagne de Sion! A qui sera-t-il onné de voir s'accomplir ainsi les miséricordes du Diieu qui laisse tomber sur le pauvre pèlerin de Jérusalem un avant -goût de ces merveilles ! Beûium dixemnt poptdum, cui hœc suntf (Ps. 443). Heureux les temps qui verront s'accomplir toutes ces choses!

A l'heure du départ, mes deux jeunes compagnons, les auditeurs du conseil d'Etat, déclarèrent qu'ils nie laissaient prendre les devants et qu'ils arriverâieïrt à Ramla aussitôt que moi. C'était notre seule étape eMre Jérusalem et Jaffa. Je partis donc vers dix heures dti malin, en compagnie de M. de Barrère, précédé de ses cawas, de M. Lequeux, premier drogman du consulat, et de l'escorte de cavaliers turcs que le gouverneur Riamîl- Pacha me donnait jusqu'à mon embarquement éuT' le vaisseau français qui devait passer à Jaffa le lendemain. Nous sortîmes par la porte de Damas , dont je vôulaife revoir encore une fois le cachet arabe et l'élégatite strtioture, et qui allait avoir l'hommage de mes adieux, comme elle avait eu celui de mes premières impressions à mon entrée dans Jérusalem. Cela me donna au^i l'Occasion de

S9^ier povf la derrière fois le beau térébinthe qui se trouve au. nord-ouest, sur la partie de la colline qui domine les murailles^ près de la porte de Damas. Cet arbrp fort grand, à la tête touffue et arrondie, m'a toujours fait plaisir à voir dans ces contrées arides et désolées. Son feuillage ressemble à la feuille lancéolée du laurier, et ses fruits, qui sont devenus noirs dans cette saison avancée, devaient produire un trè$-bel effetdans cette campagne quand ils étaient rouges. comme les grappes du palmier. De loin cet arbre ressemble beaucoup a un clî«nfi> et j'y avais été trompé à la première vue.

?ious eûmes bientôt regagné la route de Jaffa, tout eu causant avec M. de Barrère, dont le savoir et la bonne amitié m'avaient été d'un si puissant secours et me rendaient plus douloureusement sensible encore notre sér paration. Se connaître et s'aimer, ne serait-ce qu'un jour, sur le tombeau du Christ, c'est plus qu'il n'eA faut pour toute la vie. Le souvenir de cet excellent homme e^t désormais inséparable chez moi de mes in^pressions les plu^ vives et les plus salutaires. Puisse Dieu se charger de ma reconnaissance !

Tant que mes regards pouvaient encore apercevoir quelque chose de la Ville-Sainte, ils se retournaient instinctivement vers elle, comme pour lui donner et lui deoaander un dernier adieu. Mais quand M. le consul m'avertit que nous étions enfm arrivés au point au-delà dvquel je ne devais plus la revoir, je sentis mon cœui* se serrer avec amertume. Je demandai à faire une halte ^ à me recueillir un dernier instant, ce lieu me parai^sapt convenable pour renvoyer nos aimables hôtes que je ne voulais point exposer à une chaleur et à des &tigues inutiles. Nous nous arrêtâmes en effet, mais je ne fus point écouté et il fallut permettre à notre petite caravane de me faire une conduite dont j'étais encore plus heureux qu'honoré. Enfin l'heure triste et prévue arriva : déjà il ne me restait plus de Jérusalem qu'un souvenir, mais un souvenir aussi durable que la vie.

Voici venir encore une rude journée qui va s^ passer dans les ravins et les montagnes ; les chemins deviennent peu agréables, la chaleur est accablante, et toufr me présage une fatigue dans le genre de. celle que j'ai endurée lors de ma couine à Saint-Jean du DéserL De temps à autre quelque ravin, à la miné plus pittoresque^ et quelquefois arrosé d'un peu d'eau , semble se diriger au sud ^ vers la riante vallée de Térébinthe^ Tout ce pays est inculte et abandonné à la désolation ; il appartient au premier brigand qui est assez audacieux pour s'en emparer et s'y déclarer, comme le fameux Âbou-Gosch, Roi des Mmitagnès. Rien n'est plus simple. Un peu d'argent, beaucoup d'audace et une pelisse pour manteau, voilà l'investiture. Ce sera là l'autorité qui remplacera celle des sultans qui n'est plus; comme le Roi de la terre que j'ai vu au Thabor, il lèvera les impôts que le sultan néglige ou qu'il est impuissant à recueillir. Voilà les étranges percepteurs qui ressusciteront à leur profit l'ancien usage des rois iic Jérusalem qui percevaient des passants un cafarum pour l'entretien des chemins de la Terrq-Sainte, auxquels cet impôt est devenu malheureusement inutile,

Îfuisqu'il n'y a nen à entretenir. Ce chemin de Jaffa à érusalem pourrait très-bien n'être qu'une bonne journée de marche pour un habile cavaUer, et à chaque arrivée de paquebots les porteurs de dépêches le font en un JQur. ' Q.ue de scènes sanglantes se sont accomplies dans cçs montagnes , au fond de ces torrents ! Les chrétiens , les Sarrasin;, les chevaliers ont ensanglanté ces collines et les oM fait retentir des exploits de leur bravoure. Quelle terre fut jamais plus arrosée de sang que ceitte infortunée Palestine I D'ici à Jaffa mes pensées vont être absorbées par tous ces combats, par tous, ces carnages. C'est au sein de ces défilés que se cachaient les fidèles tremblant à l'approche de leurs cruels vainqueurs. Un de ces événements surtout fait une profonde impression sur moi. Voici comment il est raconté au quatrième volume de l'histoire des croisades^!

''^"-^■ti A rhéurô o& les Mogols épouvantaient l^Enrope, et où ''^aînt Lotris feîèait à la reine »lanche ^ sa mère, et à la France effrayées, éette glorieuse et énergique rôpomô: « Ils nous enverront au ciel, ou bien nous tes enverrons en enfer , •» un peuple chassé par Torage et repoussé de toutes parts, les Karismiens, se ruaient sur les chrétiens ■ de la Palestine. Ces hordes, conduites pat dôS' chefs qui ne leur laissaient d*autre alternative que la victoire ou !a mort , accouraient à l'invitation du sultan du Caire qui leur abandonnait la Palestine s'ils en chasidaient les chrétiens. Déjà ils avaient ravagé Tripoli, la Galilée, et le& flartimes qui marquaient leur passage annonçaient leur arrivée aux habitants de Jérusalem.

^ Toute la population de Jérusalem résolut de fiiîr "SOUS la conduite des chevaliers de l'Hôpital et du Temple. Il ne resta dans la ville que les malades et quelques habitants qui n'avaient pu se résoudre à abandonner leurs maisons et leurs parents infirmes. Bientôt les Karis^ miens arrivent, abattent les faibles retranchements qu'on ataSt* élevés sur leur passage, entrent dans Jérusalem, Vépêe à la main, massacrent tout ce qu'ils rencontrent; et cotnme, au milieu d'une ville abandonnée et déserte, lefe victimes et le butin manquaient à la rage et à l'avidité des vainqueurs, ils emploient le stratagème te plus bdieux pour rappeler les habitants qui venaient de prendl^e ta fuite. Le plus grand nombre des barbares s'éloigne êe la ville; ceux qui sont restés élèvent sur le hàUt dés tours les étendards de la Croix, et font retentir 'leé cl6* chfes des églises. La foule des chrétiens qui se reliraient alors vers Jaffa, marchait en silence et s'avançail len^ fement, espérant toujours que le ciel serait touôhé de leur misère , et qu'un miracle les ramènerait dans les demeures qu'ils venaient de quitter ; quelques-uns d'entre eux ne pouvaient détacher leurs yeux de la Vtlle^Sâinte. Tout à coup les drapeaux de la Croix frappent leurs Regards; ils entendent retentir l'airain sacré qui ^chaque jour les appelait à la prière; la nouvellese répand aussitôt

()Qâ les Karhmiens ont tourné tours armes '(fun* autre côté; ou qu'ils (mt été repousses par les chvéliensf restés. dans la ville. Bientôt on se persuade que Dieu a pm pitié de son peuple , et n'a pas permis que la présence d'une horde ^crilégè souillât plus longtemps la cité de: Jésu^Gbrist.

) Sept mille fugitifs, trompés par cet espoir, retour^ nent à Jérusalem ; mais bientôt les bandes des Karismiens reviennent sur leurs pas ; ils s'efforcent d'escalader les remparts, d'enfoncer les portes de la ville ; alors la foule consternée des chrétiens, sans armes, sans vivres, sans moyens de défense, prend une seconde fois la résolution de fuir. Tout le peuple sort do nouveau des murs de Jérusalem , il fuit au milieu des tendres et brave ' là mort qui l'attend sur les chemins et dans les lieux dé*^ serts du voisinage. L'ennemi avait placé ses bataillons à rentrée des montagnes; les malheureux fugitifs mar-^ ehaient au hasard et sans ordre. Parvenus dans wk défilé , ils sont attaqués , enveloppés de toutes parts^ ils ne peuvMtni fuir, ni combattre; tous sont chargés de fers Ou périssent par le glaive. Les barbares, Urainant leurs captifs et chargés de sanglantes dépouilles\, aK^oou^ îentdans la Yille-Sainte où étaient restés ceux des cfaBè* tiens qui n'avaient pu supporter la fatigue du chemin et de la fuite; une troupe de religieuses, d'enfants et de vieillards, qui avaient cherché un asile dans l'église du Saînt^Sépulcre, furent massacrés au pied des auteâsi Les Karismiens ne trouvant plus rien parmi les vivants pour ussbuvir leur fureur, ouvrirent les sépulcres et Uvr^nt aux'ftammes les cercueils et les ossements des morts; k tôrtibeau de Jésus^Christ, celui de Godefroi de Boni^sHX, les saintes reliques des martyrs et des héros 'de la- foi ^ rien ne fut respecté, et Jérusalem vit aiors dans ses mu^ des druautés et des profanations qu'elle n'avait point vues au milieu des guerres les plus barbares et dams les jours marqués par la colère du ciel. î '-' Qui ponTTdi jMnais raconter les scènes de sang e|^de carnage qui ont souillé ces malheureuses contrées?

ofiaMD'ataafant. àm» ûest défilés, jis .rea^i#ai jua^r cafavaneicooi^ée de quelques Juifa transporiant cmq. OB iSjfx. baliûts msérabl^ sur des ânes plus mi^éjirableii; eneOFe; Ces pauvres gens parurent trësreffrayégr /en voyant les soldats de mon escorte, et je m'arrangeai de moji mieut pour les rassurer. Tous ceux qui ont yu le^iitffs^ derOrtent savent quelles mis^s, quelle .igaoraujee. et quelles superstitions ils eacheut sousi leuiis iiailloa^ et leurs guenilles. Quand le voyageur raconte oe <|^'il en a viiy on croit,. aia esitrémitéà de l'Occident,. q^'o^ka calomnie. Maiâ je dois à la vérité de déclarer qu'il n^y a rien d'exagéré dans ces récits et que nulle part. je. ne le& £d trouvés plus repoussants qu'à Jérusalem. M. At de. Rotscbild, venu en ce pays quelques jours avant, moi, et dont le passage ici a été marqué par bien des Largesses et des aumônes, a pu juger de l'état moral où ils sent tombés. J'ai peu parlé, en racontant mon séjour dans la Yiil&^Sainte, des protestants que j'y ai vus et de leurs doctrines. Ils sont en eifet peu dangereux sur ce soi où je n'ai trouvé qu'une foi vive ou un fanatisme saoïsr pitié. La pure raison et les libres- penseurs n'^ont rien- à faire dans un. pays qui se prête si peu au com-^ merpe, aux joies et aux intérêts de la terre. Ils xmt beau èlre des honnêtes gens, on ne les comprend pas i^- et bien des écrivains se sont alarmés à grand tort sur leurs succès^ possibles dans la Palestine. Gela ne veut pas: dire cependant qu'ils ne font, rien pour se créer des pi-osé^ lytes : OQ va en juger. ,(

L'évêqué anglican, qui cherche à gagner à Jérusalem les aines dont- ses collègues font si peu de: tas.. à Xiondres , avait reçu de fortes sommes pour travailler à la conversion des juifs de la sainte Cité. Il s'était acquitté de sa mission avec tant d'habileté , qu'on Taccusait tout haut d'avoir converti chacun de ces flialbeureux juifs pour la moitié de la* somme de trois cents francs qui lui était allouée pour chaque tête de jCQXlverti, et d'avoir ainsi réalisé à son profit et en

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