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CHAPITRE Y

Théodose le Jeune et sa sœur Pulchôrie. Mais Rome réclama plus tard ce précieux trésor. De l'église dos Apôtres, sépulture ordinaire des empereurs d'Orient, elles passeront dans la basilique de Saint-Pierre au Vatican. Sous l'autel de son nom , prés de son illustre prédécesseur Grégoire de Nazianze , repose aujourd'hui sur les bords du Tibre, la dépouille mortelle de saint Jean Bouche d'or.

Arcade survécut peu à l'illustre prélat qu'il n'avait su ni protéger ni défendre; il mourut l'année suivante (408), à trente-un ans, détesté de son peuple : il avait vu avec une égale indifférence Alaric ravager ses états , ses sujets gémir dans l'oppression, les secours que lui amenait Stilicon devenir inutiles par les intrigues ou les perfidies de ses ministres, enfin l'arianisme désoler la religion que soutenait l'éloquence de Ghrysostôme. Le règne de Théodose ii, ou le Jeune, fils d'Arcade, où brillèrent les douces et fortes vertus de sainte Pulchérie , sa sœur aînée, vint consoler Constantinople et l'empire du triste règne de l'indigne fils de Théodose le Grand.

Théodose , proclamé empereur à l'âge de huit ans , eut pour tuteur le sage Anthémius, préfet d'Orient. Six ans plus tard , Pulchérie , à peine dans l'adolescence , devenait l'institutrice de son frère. Déclarée augusta, cette illustre princesse, que l'Eglise a inscrite parmi les saintes, partageait en même temps le pouvoir impérial. Elle ne se servit de sa puissance et de son ascendant illimité sur son jeune frère que pour le bien de la religion et pour celui des peuples.

Théodose se levait de grand matin avec sa sœur pour

chanter à deux chœurs les louanges de Dieu. Jamais il ne vengea une injure; il laissa rarement exécuter un criminel à mort. Il disait : « Il est aisé de faire mourir un homme, mais Dieu seul peut lui rendre la vie. » Ce prince, doux, instruit, aimant les arts jusqu'à peindre et à modeler de sa propre main, écrivait si bien qu'on lui avait donné le surnom de Calligraphe. Du reste, il manquait de grandeur d'âme, achetait la paix des barbares et particulièrement d'Attila. Saint Augustin remarque que cet empereur aurait été un saint dans la solitude ,. Sur .le trône, il fut un prince faible, inconstant, ennemi du travail , gouverné toute sa vie , d'abord par le sage Anthémius et Pulchérie , ensuite par sa femme Athénaïs, enfin par l'eunuque Ghrysaphe, son chambellan. Il ne se signala que par son zèle pour la justice. On lui doit la rédaction du Code Théodosien, le premier code officiel connu : èfait pour l'Orient , il fut adopté par plusieurs peuples occidentaux.

Sous le règne de Théodose n, fut tenu le Concile général d'Ephèse, ou plus de deux cents évêques, présidés par saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, condamnèrent les hérésies de Nestorius et de Pelage (431). Nestorius , évoque de Gonstantinople , avait provoqué un soulèvement parmi les fidèles de cette cité, en osant enseigner qu'il y a deux personnes en Jésus-Christ, et que la sainte Vierge ne doit point être appelée Mère de Dieu, mais seulement Mère du Christ. Quand le Concile d'Ephèse, convoqué par les soins de Pulchérie , proclama solennellement

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