CHAPITRE XII
empereur d'Orient (1009) , quand vainqueur lui-môme à la bataille de Mazicert (1071), il fit ce prince prisonnier K Romain , conduit au camp du sultan , fut relâché peu de temps après, sous la promesse d'une énorme rançon. Malek-Chah , qui subjugua tout l'Orient jusqu'à l'Oxus , et enleva aux Fatimites la Syrie et une partie de l'Asie Mineure , éleva au plus haut degré la grandeur des Seldjoucides : aucune ville n'égalait en splendeur Hispahan , sa capitale.
Vers la fin du onzième siècle, rien n'égalait aussi l'audace des sultans de Boum ou de Nicée. Fiers de leurs puissance en Asie, les Turcs Seldjoucides n'attendaient qu'un moment favorable pour s'élancer en Europe et renverser le trône chancelant de Constantin. Ce fut alors que les Croisades essayèrent d'opposer une digue à leur puissance.
Les Turcs Ottomans ou Osmanlis, nouvelle branche de la puissante famille turque , tirent leur nom d'un de leurs chefs ou émirs , Othman ou Osman , dit le Briseur d'os , qui, lors du démembrement de l'empire seldjoucide de Roum , s'établit à Apamée en Phrygie (vers 1309) , prit le titre de sultan , et s'agrandit aux dépens des principautés seldjoucides. Ses deux successeurs étendirent beaucoup l'empire. Orkhan, son fils, venait de s'emparer de Pruse, quand il fut appelé au trône (1326). Il conquit Nicomédie, Mcée et le reste de la Bithynie, soumit la
i R.omain iv , surnommé Diogène , fut élevé à l'empire par l'impératrice Eudoxie , qui, à la mort de l'empereur Constantin Ducas «'1067), l'épousa et lui donna la couronne.
168 CONSTANTIN OPLE
principauté de Karassi , dont Pergamc est la capitale , et pilla les faubourgs de Constantinople (1337). Il donna des lois et des institutions à son empire, dont il transporta le siège de Konich à Pruse ou Brousse '. Ce sultan , par un exemple inconnu jusqu'alors , épousa Théodora, fille de Jean Cantacuzène, devenu empereur, et envoya à ce prince, son allié, des troupes contre le roi de Servie (1350). Il autorisa néanmoins dans la suite son fils Soliman à former un établissement en Europe, aux dépens de l'empire grec (1356). La mort de ce jeune prince, qui périt d'une chute de cheval, causa celle du père deux mois après (1360). Amurat ier, un autre de ses fils , son successeur, fut l'un des plus grands princes des Ottomans. Il enleva aux Grecs toute la Thrace et la ville d'Àndrinople , où il établit le siège de son empire (1362), battit les Servions, les Bulgares et les Hongrois, ligués contre lui. Un soldat serbe le tua, dit-on, pendant qu'il visitait le champ de bataille de Cassovie , après une grande victoire sur les confédérés (1389). 11 avait été vainqueur dans trente-sept combats. Amurat institua le corps des janissaires^ cette milice privilégiée, dont l'histoire est si souvent tracée en lettres de sang dans les annales de Constantinople.
Bajazetier, surnommé Y Eclair, (ils d'Amurat, proclamé sultan à la mort de son père, fit aussitôt étrangler son frère aîné, qui voulait lui disputer le trône (1389). Le surnom de ce prince, justifié par sa vie, fut l'emblème
' C'est l'ancienne Bursa qui a été la résidence de l'enur Ab-del Kadcr après sa mise en liberté.