REACTIONS DE COLORATION
Nous avons essayé d'obtenir une teinte caractéristique de cet hydro- : carbure (phellandrène) avec le trichlorure d'antimoine. À cet effet, nous employons les fractions qui contiennent les alpha et bêta phellandrènes,
Mises en contact avec des traces du réactif indiqué, elles donnent rapidement une couleur jaune paille qui ge maintient très longtemps (essai détruit après 3 semaines). Dans les mêmes conditions, le pinène lévogyre devient laiteux, puis se dépose pour rester incolore et transparent. (observation pendant deux semaines), |
Le limonène lévogyre donne immédiatement un trouble jaunâtre, puis, après une demi-heure, passe au marron pour s'y maintenir également après trois semaines.
Le thymène de l'essence de thym donne sensiblement la même réaction, mais acquiert avec le temps, une couleur marron plus foncée,
Sans vouloir tirer de ces faits une conclusion pratique, nous avons cependant tenu à les signaler.
Reprenant les travaux de PINTO, COELHO et ALVES (1) concernant la réaction de LIZLBERMANN et BURCHARD sur le limonène, nous avons voulu l! expérimenter sur les phellandrènes, À cet effet, on dissous 0,5 g de sutstance à essayer dans 2 cm3 de chloroforme en chauffant à 30°. On ajoute ensuite 2 cm3 d'anhydride acétique et 0,5 cm3 d'acide sulfurique concentré. Dans ces conditions, le limonène donne une couleur rouge,;dite "“obscure".
(1) PINTO, COELHO et ALVES, Nature (1946), 157, 803.
Nous employons la fraction composée du mélange alpha et bêta phellandrène, ct nous obtenons une teinte marron violet. su
Nous examinons enfin un limonène purifié , retiré de la citronnelle Java, et obtenons la couleur rouge indiquée par la méthode précédente.
La différenciation par réaction colorée de ces trois hydrocarbures est donc assez sensible pour permettre de les décele:3; et, primitivement réa lisée sur le limonène, cette réaction serait susceptible de s'étendre à d' autres corps.
RECHERCHE DES ALDEHYDES
Traitement bisulfi tique.
On opère sur l'huile essentielle des fruits, préalablement débarrasgée des acides et phénols par lavazce à la soude en solution aqueuse à 5 g (une heure d'agitation à la tempéraiiure ambiente, 20°).
On traite alors cette huile avec 15 fo de son poids d'une solution de bisulfite de sodium à 5 % en volume. On laisse 24 heures en contact à la température ambiante, agitant à 15 main, et on termine par une agitation mécanique d'une demi-heure. On épise les solutions bisulfitiques à l'éther de pétrole et les aldéhyües sont libérés au moyen d'une solution de carbonate de sodium à 10 % en présence d'éther suifurique. Cette libération se fait d'abord à la température ambiante puis se termine vers 50°, Les solutions éthérées sont réunies et corcentrées par évaporation sous la pression atmosphérique. Nous obtenons ainsi un produit possédant les caractéristiques suivantes : coulcur jaune citron, odeur rappelant celle de l'aldéhyde
cuminique, mais nous savons par exp<{rience qu'une décision prise sur examem
olfactif est insuffisante et peut, assez souvent, induire en erreur,
Densité à 159 0,973 Rotation à 200 - 359 Réfraction à 209 L,5Q07S
Nous pouvons nous trouver en préssnce d'un mélange des aldéhydes : cu-
miniques, dihydrocuminique, ou de phellanéral et de myrténal,.
L'examen des caractéristiques de ces divers aldéhydes, et surtout de leurs dérivés cristallisés permettra leur différenciation.
CNE SO DP ML 148, 20 P. Et. 23595 () D 150 0,9818 (1) Rotation 20° 1,5301. (2) D 209 0,9775 (2) Semicarbazone P.F. 2100/2119 Aldéhyde péryllique CATOMCAH A ONE LPIN ISO 21 Le Alpha dextrogyre | à P. Eb. 7 m/m 9860/1000 (3) 0-7 SRE DPLE 0,975 (3) | Rotation optique + 1379 (3) FA es Réfraction 209 1,50802 (3) ; Î Sémicarbazone P.F,. 1990/2000 H207 CE; Bêta lévogyre | P. Eb. 10 m/m 104°/1050 | (4) D 18° 0,9617 (4) Rotation optique - 1460 | (4) Réfraction 155074 NA (4) Phellandral TO ME TROT EP 202 H ce P, Eb, 5 m/m 900 (5) C Do 1,5mm 75° (6) rs 4 fe D 20° 220,941? (5).
ne 1 Rotation optique - 130° (5) D à 200 Ole (6) : RUE Réfraction 209 1,4912 (5) “ : Semicarbazone P.F. 2020/2049 (GA
mm qe ri qu
1) PERKIN, J. Chem. Soc. (1890), 69, 1199 2) GLADSTONE, J. Chem Soc. (1884), 45, 446 3-4) SEMMLER. et ZAAR. Berl. Berichte MODEMS et 815 5) PENFOLD, J. Chem. Soc. (1922), 121, 266 6) COOK et MACBETH. J. Chem. Soc., (1938), 1412
7) SCHIMMEL et Co, (1937, 1448
Myrténal. CALO! HAL AM NON EE MAA TS USE