‹ Constitution et Biologie des Rhodophycées d'eau douceChapitre 19 sur 38 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

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Thorea ramosissima Bory.

A. Algue entière (réduit de moitié). — B. Coupe longitudinale (Gr. 50 D.) — fa., filaments assimilateurs. — e., écorce (remarquer les spores pyriformes). — a., axe. — C. Coupe transversale (fragment). — D, Base d’un filament assimilateur. — E. Extrémité d’un filament cortical porteur d'un groupe de spores

à divers degrés de développement. Dans ces deux dernières figures, on a indiqué en noir le contenu cellulaire colorable par l’iode. (Gr. 500 D.).

RHODOPHYCÉES D'EAU DOUCE 69

Les auteurs signalent, et nous l’avons vérifié, que les membranes cellulaires se colorent en bleu sous l’action du chlorure de zinc iodé. Cette réaction manifeste vraisemblablement (1) en elles un fonds cellulosique. Ici, comme dans le cas de Lemanea, il faut user d’un réactif très concentré en chlorure de zinc, ou mieux tremper les coupes un instant dans l'acide sulfurique concentré, et les porter ensuite dans l'eau iodée. Cette difficulté pour obtenir le bleuissement est due, croyons-nous, à l'abondance de la matière gommeuse qui imprègne les membranes : dans le cas de Thorea, elle donne une grande consistance au faux tissu formé des filaments enchevêtrés.

Quant au contenu cellulaire, surtout celui des spores, il prend dans une goutte d’eau iodée une coloration brun violacé intense. La substance mise ainsi en évidence forme des amas granuleux, réfringents mal délimités: nous avons rapporté plus haut (cf. p. 8) l’opinion de Môgits et de ScHMirZz, qui en ont fait une espèce d’amidon. Au premier examen, elle rappelle beaucoup le glycogène des Lemanea, et l’analyse chimique confirmera ce rapprochement.

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