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qu'existe cette multiplicité : c'est dans la pratique. Ainsi, par exemple, quand, on 1840, on arma nos eûtes, ou plaça quatorze bouches à feu dans lu petit fort Sain te- M arguerite, de la Méditerranée, et, pour ces quatorze bouches ù feu, il y avait neuf calibres différents.
Quand je dis que nous avons aujourd'hui quatorze calibres, il faut ajouter que, sur ces quatorze, huit seulement doivent être réglementairement maintenus Mais, pourquoi huit calibres différents?... Y a-l-il, dans le* effets a produire, nuit degrés de grandeur et d'intensité?... Et n'estce pas plutôt que la réforme, on s'operanl graduellement, n'a pas encore examiné ce qui est rtcUtment nictitairr. d'après les besoins du service et d'après la nature des choses.
Dans mon opinion, les besoins ritli du service comportent quatre calibres différents. Je vais indiquer les calibres qui pourraient être admis; et si j'y place des chiffres, c'est sans tenir à ces chiffres d'une manière absolue, mais pour expliquer ma pensée relativement au principe de 11 avoir plus un jour que quatre calibres.
i- In petit calibre do campagne... Ce sérail celui du canon mobile de campagne qui tirerait des projectiles massifs et des projectiles creux ; et ce serait celui de l'obusier de montagne. Si on conserve, et ce serait avec raison, le calibre de 8 pour la campagne, ce calibre de 8 peut très-bien devenir celui de montagne ; car si la pièce de montagne, en conservant son poids actuel, élail du calibre de 8, au lieu délie ilu calibre de 1?, elle pourrait donner plus de
vitesse, et par conséquent plus d'effet à son obus, à sa mitraille et à ses schrapnels : elle aurait plus de véritable puissance ; et ses munitions pèseraient moins, ce qui est important pour le service d'Algérie et pour le service de montagne.
2° Un grand calibre de campagne, qui serait le petit calibre de sièges, places et côtes... : soit, le puissant calibre actuel de 24. On aurait le canon lourd de 24 pour les sièges, places et côtes; et on aurait un canon-obusier de 24, pesant par exemple, comme le canon de 12 de campagne, lequel canon-obusier servirait comme pièce de bataille de réserve et comme pièce mobile pour les sièges, les places et les côtes.... Ce calibre serait également celui du plus petit des mortiers.
3° Le calibre actuel de 80.... Ce serait celui du canonobusier lourd pour les grands effets partout ; de l'obusier de (T,^ pour les sièges et places, et du mortier moyen de
4° Enfin, le calibre actuel de 150.... Pour le gros mortier actuel de O" 1 ^; pour le canon-obusier de marine actuel; et peut-être pour un très-puissant canon obusier lourd de 150, qui servirait sur les vaisseaux à vapeur et à voiles de premier rang, et dans quelques batteries très-importantes des rades et ports.
En résumé : quatre calibres, par exemple, 8, 24, 80 et 150, au lieu des huit calibres réglementaires actuels, et des quatorze calibres encore employés.... A quoi servent, m
réalité, tous les calibres intermédiaires?..- Sans doute, une telle simplification n'est point une mesure à prendre par des suppressions immédiates et par des sacrifices de matériel existant; mais elle peut être le but, admis et pose à l'avance, de toutes les mesures qu'une pratique raisonnable fera prendre successivement.
J'avais, en 1844, proposé pour le service de campagne, qui est le principal, et où les suppressions n'auraient pas été nécessaires, puisqu'il aurait suffi d'employer dans les places lo matériel qui n'aurait plus été admis en campagne....; j'avais proposé, dis- je, do remplacer les quatre calibres de 8, 12, 24 et 32 par les deux calibres de 8 et 24. On aurait eu le 8 , tirant des boulets pleins, creux, mitraille et sclirapnels, pour les batteries très-mobiles ; et on aurait eu pour les batteries de réserve un canon léger de 2V, sans ebambre, tirant les obus, la mitraille et les schrapncls. Des expériences préalablement faites avaient prouvé la trèsgrande puissance de cette dernière bouche à feu. Ma proposition ne fut point admise. (Voyez la note G, sur les détails de celte proposition.)