SUR LA JUSTESSE DU TIR DES BOUCHES A FEU
La justesse du tir, indépendamment de lotit système de bouches à feu, dépend d'abord de la précision des formes de la pièce et du projectile : âme parfaitement cylindrique ; projectile parfaitement spbérique ; surfaces parfaitement unies et même polies, etc.
Puis, ayant obtenu ces formes de plus en plus précises, par les progrès successifs des procédés industriels, on obtient la réduction successive de l'espace compris entre le projectile et l'âme de la pièce (le vent) ; et ceci contribue, plus que toute autre cause, à la justesse du tir.
Ensuite, on arrive jusqu'à la suppression absolue du vent, par l'emploi des armes rayées; et ce n'est pas seulement la suppression du vent que Ton obtient par là, c'est encore une rotation, dans le sens latéral, qui maintient le projectile toujours très-près de la vrai trajectoire.
11 y a, pour arriver à la justesse du tir, d'autres conditions
encore, telles que : la conservation de lame de la bouche ;i feu, afin d'éviter les battements qui produisent des déviations considérables; la conservation de ta poudre, afin d'avoir une force motrice qui soit toujours et partout la même; la bonne préparation et conservation des munitions confectionnées; les artifices bien faits, dont quelques-uns (la fusée des projectiles creux, par exemple) ont de l'influence sur la justesse.
En dehors de ces conditions se trouve le pointage qui dépend de la forme extérieure de la bouche à feu, et de l'habileié du pointeur.
L'habileté du pointeur est le résultat de son adresse naturelle, de son application et de l'instruction qu'il a reçue.
Quant à la forme de la bouche à feu, en ce qui concerne la justesse, il y a ; sa longueur qui favorise le pointage; sa rectitude, sans laquelle on ne saurait bien diriger. Et il y a la suppression du but en blanc artificiel, qui déjà est supprimé dans la marine, et qui doit rétro partout, parce qu'il exige une sorte de combinaison scientifique par le simple canonnier pendant le combat, et que la science, au lieu de venir s'étaler dans la pratique doit, au contraire, en être complètement expulsée.
Mais, do toutes les questions relatives à la justesse du (ir des bouches à feu do l'artillerie, c'est-a-dirc à leur véritable puissance, qui n'existe pas sans la justesse, il en est deux qui, théoriquement cl pratiquement, dominent toutes les autres, ce sont les deux questions suivantes :
Première question : celle des projectiles spliénque* du système actuel, qui étant plus ou moins homogènes, ont