‹ Constitution militaire de la France: étude sur les modifications à apporter au système de nosChapitre 6 sur 66 · LA DEPENSE EN TEMPS DE PAIX · texte numérisé non relu

LA DEPENSE EN TEMPS DE PAIX

Millfoni.

En 1821 , lorsque la Restauration organisa l'armée, le ministère de la guerre dépensa.. . 171 Et, à la fin de ce régime, en 1829. ... 214 Au commencement de la monarchie de 1830, 234 Et, à la fin de ce régime, en 1847. . . . 367 Enfin, le régime actuel, en 1848. . . . 432

Ainsi, en vingt-sept années de paix, la dépense du ministère de la guerre s'est successivement élevée de 171 millions à 432. L'accroissement des dépenses de la marine a été plus rapide encore. De telle sorte, qu'en 1848, la dépense des forces de terre et de mer a été de 583 millions. Et à cela il faudrait ajouter la perte du travail productif que feraient 400 mille hommes vigoureux efintelligents, travail qui ne sau-

rail s'estimer à moins de 150 millions. Aussi, depuis quelques années, la nécessité de réduire nos dépenses militaires n'est-elle pas contestée.

Or, cette nécessité est devenue plus impérieuse encore par la révolution de 1 848 : puisque cette révolution exige, d'une part, la diminution de plusieurs impôts ; et qu'elle exige, d'une autre part, l'augmentation des dépenses ( en elles-mêmes très désirables) qui se rapportent au travail, à l'assistance et à l'éducation intellectuelle et morale de nos populations.

La question donc n'est pas de savoir s'il faut, ou s'il ne faut pas, réduire les dépenses militaires : elle est de savoir comment, et de combien, on peut les réduire, sans faire descendre la puissance, la dignité, la sûreté nationales au-dessous du niveau où elles ont besoin d'être maintenues.

Des économies ont été faites, et on peut en faire encore sur l'administration supérieure et ses annexes, sur les états-majors, sur ce qui est écritures ou kixe ; mais comme tous ces objets ensemble ne s'élèvent qu'à 15 millions, la sévérité la plus austère ne saurait y récolter beaucoup.

Les réductions ne sauraient rien ôter : ni aux trai-

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