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LIVRE TROISIÈME CHAPITRE II. igi

trois branches du pouvoir législatif. Tout ce qui serait

fait dans la solennité du sacre ne sera essentiellement que la répétition, fort peu nécessaire, de cette première cérémonie.

a'p. Aux termes de l'article ^4 de la Charte, le Roi (Louis XVIII) et ses successeurs doivent jurer, dans la solennité de leur sacre , d'observer fidèlement la Charte* constitutionnelle.

Sacre signiBe, en cet endroit, une bénédiction ecclésiastique | dans laquelle , après des sermeos qui ont varié , le Roi , dans une assemblée nationale , reçoit des onctions faites avec de l'huile bénite , et accompagnées de prières.

Ici, nous devons observer, avant tout, que le Roi est un être à part au sommet de la pyramide sociale ; sa personne est inviolable et sacrée , sans aucune bénédiction ecclésiastique , en ce sens que le Roi n'est pas responsable. 11 suffit que ses ministres le soient , ainsi qu'on l'expliquera dans la suite; et il fallait que le Roi fût de droit irresponsable, aGn qu'il fût inviolable et plus propre à exercer d'une manière stable, et impartialement, ce pouvoir directorial ou modérateur de toutes les autorités , sans lequel il pourrait y avoir dans l'État des secousses fréquentes et dangereuses.

»44« On. connaît le récit de la sainte ampoule, réputé fabuleux. Elle venait , disait -on , du sacre de Clovis; et il n'est pas bien prouvé que Clovis ait été sacré , autrement, béni avec des onctions. Ce n'est qu'au huitième siècle , au temps de l'apparition des fausses décrétâtes , qu'il est question de sainte ampoule pour la première fois.

Celle que Ton conservait à Saint-Denis a été détruit*

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