‹ Constitutions de la nation françaiseChapitre 119 sur 305 · tome i · texte numérisé non relu

tome i

ig4 DROITS POLITIQUES DES FRANÇAIS.

en 1793; et, si Ton peut croire, comme on le dit aujourd'hui , que les cendres de sainte Geneviève, publiquement jetées au vent dans cette époque de scandales non moins contre-révolutionnaires que révolutionnaires, se sont retrouvées, on pourrait croire aussi sensément à la conservation miraculeuse ou au renouvellement du miracle de la sainte ampoule. Ce point regarde l'autorité ecclésiastique.

Mais si , à défaut de sainte ampoule ancienne ou nouvelle , on employait , pour les onctions du sacre royal , une matière bénite pour servir à l'administra tion des sacremcns, ce serait un usage ancien dans l'Europe, mais peut-être un abus antisacramentel.

245. Louis XVI prêta , dans la cérémonie de son couronnement, jusqu'à cinq divers sermens • aucune loi ne les avait prescrits : quatre sont en opposition directe avec la Cbarte et avec les droits delà nation 5 le cinquième serait plus qu'inutile.

Par le premier, qui est le plus ancien , les Rois juraient de maintenir les privilèges , les droits et la juridiction du clergé. Tout ce qu'il peut y avoir de légitime sur ce chef sera compris dans la promesse d'observer la Charte, et, conséquemment , les articles 5 , 6 et 7 de cette loi fondamentale, qui se rapportent à la liberté de culte et à la protection de la religion de VÉlat , à celle des autres religions légalement reconnues et approuvées, à la juridiction intérieure et toute spirituelle, enfin, aux droits des pasteurs. Aucun clergé n'a et ne saurait avoir de juridiction de tribunaux extérieurs , sans contravention à l'article 62 de la Charte; enfin, tous privilèges , excepté ceux qui sont établis par la Charte , sont abrogés par les articles 1 et a de cette même Constitution.

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