‹ Constitutions de la nation françaiseChapitre 124 sur 305 · LIVRE TROISIÈME. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — CHAPITRE II

droits publics des Français. Tous les autres établissemens publics ne sont que des pouvoirs , c'est-à-dire, des autorités de droit, dépourvues légalement de force physique. Ce qu'est le Roi constitutionnel en France , le Roi avec ses ministres, tout chef suprême d'un bon gouvernement quelconque , fût-ce le plus mélangé de démocratie, doit l'être, ou à peu près, dans l'État auquel il préside-, partout, il n'y a réellement , il ne doit y avoir qu'une puissance executive : donc , en dernière analyse, il n'y a que deux grandes garanties ordinaires et légales pour le maintien de l'ordre social le plus justement constitué : c'est l'intérêt bien entendu de ceux qui exécutent, et l'influence de l'opinion publique la plus vigilante et la plus éclairée. Ainsi, je ne saurais trop le répéter, le palladium habituel des nations et des citoyens , est tout dans leurs lumières et dans leur caractère moral, dans la probité civique, la plus rare de toutes les vertus ; dans la plus entière liberté de la presse , tant pour les journaux et les pamphlets , que pour les volumes , sauf la répression des abus de cette liberté par un véritable jury qui n'ait aucun caractère de commissariat.

Page 1