PREMIÈRE PARTIE. * IJ
les bases essentielles et nécessaires pour consacrer tous les droits , tracer tous les devoirs , assurer toutes les existences , et garantir notre avenir.
» Je vous remercie, au nom du Roi mon frère, de la part que vous avez eue au retour de notre souverain légitime , èt de ce que vous avez assuré par-là le bonheur de la France , pour lequel le Roi et toute sa famille sont prêts à sacrifier leur sang. Il ne peut plus y avoir parmi nous qu'un sentiment, il ne faut plus se rappeler le passé; nous ne devons plus former qu'un peuple de frères. Pendant le temps que j'aurai entre les mains le pouvoir, temps qui, je l'espère, sera très-court , j'emploierai tous mes moyens à travailler au bonheur public. »
[n°. 12.] Déclaration du Roi , du 2 mai 18 1 4-
Louis, par la grâce de Dieu , roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes verront , salut.
Rappelés par l'amour de notre peuple au trône de nos pères, éclairés par les malheurs de la nation que nous sommes destinés à gouverner , notre première pensée est d'invoquer cette confiance mutuelle si nécessaire à notre repos, à son bonheur.
Après avoir lu attentivement le plan de constitution proposé par le Sénat dans sa séance du 6 avril dernier, nous avons reconnu que les bases en étaient bonnes , mais qu'un grand nombre d'articles portant l'empreinte de la précipitation avec laquelle ils ont été rédigés, ils ne peuvent dans leur forme actuelle devenir loi fondamentale de l'État.
Résolus d'adopter une constitution libérale, nous voulons qu'elle soit sagement combinée ; et ne pouvant en accepter une qu'il est indispensable de rectifier, nous convoquons pour le 10 du mois de juin de la présente année le Sénat et le Corps législatif, nous engageant à mettre sous leurs yeux le travail que nous aurons fait avec une commission choisie