CHAPITRE III
Constitution de :7a!.
49. Il convenait de poser un terme à ces incertitudes et aux tristes aberrations du gouvernement , à la déprédation des finances , à la décadence de l'État, non moins remarquable en pays étranger que dans l'intérieur du royaume.
Les parlemens , les assemblées des notables et du clergé , l'opinion générale , avaient demandé , avaient obtenu de Louis XVI, la convocation des états-généraux. On aspirait à une régénération universelle. Sans prétendre imiter l'Amérique septentrionale , on enviait les libertés privées et les libertés publiques des Anglais, et l'on désirait s'en rapprocher, autant que pouvaient le permettre une vieille civilisation , un louable attachement à la famille qui régnait depuis tant de siècles.
On prétendait non pas renverser le trône et les autels, mais obtenir en assemblée nationale la réforme d'abus révoltans dans le clergé , dans l'administration , l'ordre judiciaire, les finances, l'armée, etc. On voulait la suppression des privilèges , l'égalité devant la loi , la liberté individuelle , l'entière liberté religieuse , la b'berté de la presse , enfin la garantie des droits naturels et civils avec l'organisation d'un gouvernement monarchique représentatif et constitutionnel. On sentait vivement le besoin d'une révolution, pour nous ramener presque en toute»