‹ Constitutions de la nation françaiseChapitre 50 sur 305 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

82 HIST. ABRÉGÉE DU DROIT COMSX. riUHÇAÏS.

qu'on n'avait pas eu la prévoyance de se l'approprier, ne fût-ce qu'atin de l'en priver. Le peuple écoute avec avidité la mensongère promesse du retour prochain de de Marie-Louise et de l'entière abolition de toute noblesse féodale, selon les décrets de 1791. L'espoir d'être secouru par l'Autriche , de recouvrer la Belgique et la frontière du Rhin , anime les Français. Tout cède à l'annonce d'une Constitution plus libérale que celle de Louis XVIII , qui serait discutée , acceptée , développée , et , ce qu'il y avait de plus désirable , vraiment exécutée.

Bientôt, avec le titre d'Empereur des Français, il est reçu dans Lyon, cette seconde capitale, cette viUe martyre du royalisme , où l'héritier du trône est froidement accueilli par les citoyens et par les légions. Les troupes, envoyées contre Napoléon, marchent pour lui et le proclament ; il déploie l'autorité d'un dictateur, et son cortège redoutable grossit à mesure qu'il avance. 11 est arrivé à Fontainebleau , on l'attend à Paris pour le lendemain , et il y entrera sans qu'une amorce ait été brûlée pour maintenir sur le trône la race de saint Louis, que les ex-privilégiés, les flatteurs de cour ont mise encore dans le dernier péril , et qu'une aeconde fois ils ne peuvent défendre.

106. Louis XV11I et sa famille sont réduits à quitter le royaume, après avoir trop tard, en présence des deux Chambres extraordiuai rement convoquées , jur* fidélité à la Charte , après l'avoir inutilement recommandée, par une loi, à l'affection et au courage des guerriers, des fonctionnaires civils et de tous les citoyens. Ils éprouvent que si un édifice a été, pendant la belle saison, laissé à découvert et sans défense contre

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