‹ Constitutions de la nation françaiseChapitre 81 sur 305 · LIVRE SECOND. — CHAPITRE VI. I · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. — CHAPITRE VI. I

liatice avec Marie de Médicis , qu'après le mariage fait et parfait , qu'après huit jours d'union conjugale.

Elle aime les prédications faites ou dirigées sans éclat par les pasteurs ordinaires , évèques et curés ; elle redoute les escadrons volans de politiques missionnaires , dont les travaux aboutissent à d'énormes dépenses , à des spectacles grotesques , à des plantations de croix monstrueuses , à des communions par catégories et en place publique, à des processions théâtrales , à des mélodrames dévôts , à des sociétés de confréries affiliées à la société mère.

Rien ne pourra la détacher du gouvernement des évêques et de la stabilité des pasteurs. Elle gémit sous le régime des vicaires amovibles, capitulaires ou apostoliques, et des desservans destituantes ad nutum par des amovibles. Elle ne voit qu'une usurpation dans la puissance directoriale de l'aumônerie ; elle sait qu'elle doit être gouvernée immédiatement par les évêques et les curés, par les synodes diocésains, et par les assemblées canoniques des évèques et des archevêques.

Elle aspire à l'élection des évêques par des corps électoraux, à leur institution, du consentement du Roi, par l'archevêque ou l'ancien évèque de l'arrondissement métropolitain , selon les vraies règles de l'Église catholique et les anciennes lois de l'État.

Mais, pacifique , humble et patiente , elle tolère les Concordats, dont elle est victime-, les Concordats , qui supposent l'oubli ou le mépris des lois et des saintes règles. Elle conjure le pouvoir législatif de la préserver au moins des refus arbitraires et prolongés de bulles épiscopales, qui mettent , qui ont mis plusieurs fois la France , et d'autres pays , dans un fâcheux état.

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