‹ Constitutions et règle de vie pour les sœurs des communautés religieuses du diocèse de BrugesChapitre 12 sur 37 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Considérations générales sur la sainte Règle.

I. — La sainte Règle est pour les Religieuses l'expression de la volonté de Dieu, du bon plaisir divin, règle suprême de toute perfection. Qîd vit selon la Règle, vit selon Dieu, dit S. Augustin.

La Règle est le fil conducteur qui mène infailliblement à la sainteté.

En effet, elle trace les voies de la perfection et elle donne à la vie commune son unité. Par là même, elle est pour les membres de la Communauté une source d'édification mutuelle et un puissant moyen d'encouragement; elle provoque et facilite l'exercice des vertus chré-

tiennes, surtout de la charité, la première de toutes, et des vertus propres à l'état religieux, de la pauvreté, de la chasteté, de l'humilité et de Tobéissance.

L'observance exacte et rigoureuse de la Règle de vie commune est une mortification continuelle des sens et de la volonté propre; mortification, sans laquelle la perfection chrétienne et religieuse ne peut - se concevoir.

La Règle prescrit tout à son temps et en détail: or, la perfection ne s'acquiert qu'au prix de la fidélité jusque dans les moindres choses et de la persévérance de tous les jours et de tous les instants dans cette fidélité.

Les Sœurs tiendront donc la sainte "Règle en haute estime et auront pour elle le plus sincère et le plus religieux respect..

IL — La sainte Règle, comme telle, n'oblige pas sous péché. On ne commet donc pas de faute, même vénielle, en transgressant un point de Règle, à moins qu'il n'oblige d'ailleurs sous péché; ou qu'on n'agisse par mépris de la Règle, ce qui peut arriver facilement à celle qui manque indistinctement aux différents points de la Règle et qui y manque habituellement.

Ces infractions exposent encore au darlger de pécher, à raison du désordre et du scandale qu'elles peuvent causer. Les mauvais exemples en cette matière sont de nature à troubler l'ordre

qui doit régner dans la Communauté; et à scandaliser les Consœurs, qu'ils portent à manquer de respect à la Règle, ou même les personnes séculières qu'ils confirment dans leurs sentiments et dispositions hostiles ou moins favorables à la religion et à la perfection chrétienne.

Ce serait un tort grave de prendre prétexte de l'absence de péché, pour enfreindre plus librement les prescriptions salutaires de la sainte Règle.

ni. — Afin que les Sœurs apprennent à connaître plus parfaitement et à méditer fréquemment leur sainte Règle, la Supérieure aura soin de la lire et de l'expliquer aux Sœurs, conformément à ce qui sera statué en traitant du Chapitre des coulpes.

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