En Irlande
Sont électeurs dans les bourgs : 1° les householders occupant une maison d'un revenu net 4e 4 livres (100 fr.) ; 2° les lodgers, comme en Angleterre. — Depuis 1868, les bourgs comptent 50,000 électeurs pour 866,900 habitants.
Sont électeurs dans les comtés : 1° les freeholders occupant un immeuble d'un revenu net de 5 livres (125 fr.) ; 2* les citoyens qui occupent, comme propriétaires ou locataires, un immeuble d'un revenu net de 12 livres (300 fr.) et qui paient
français représentent un peu plus du quart de la population : les électeurs des bourgs anglais et écossais représentent le huitième de la population, les électeurs des bourgs irlandais le dix-septième, les électeurs des comtés anglais le quatorzième les électeurs des comtés écossais le vingt-troisième, et les électeurs des comtés irlandais le vingt-huitième. Si on laisse de côté l'Irlande où le droit électoral est moins étendu pour les householders (il faut que la maison ait un revenu de quatre livres), on est frappé de la disproportion qui existe entre les bourgs et les comtés, tout au désavantage de ces derniers: il est d'ailleurs question d'admettre aussi les householders des comtés au droit électoral : c'est une motion qui revient tous les ans à la Chambre des Communes; la réforme faite dès 1832 avait élevé de 400,000 le nombre des électeurs ; celle de 1867-1868 en ajouta 500,000 nouveaux : le jour où les locataires seront, dans les comtés anglais, écossais et irlandais, et dans les bourgs irlandais, admis au suffrage, comme ils le sont, dès maintenant, dans les bourgs d'Angleterre, il est certain que le nombre des électeurs sera encore considérablement augmenté puisque les conditions imposées se réduiraient : 1° à la location d'une maison entière, quelle qu'en soit la valeur, ou d'un appartement d'un loyer de 250 fr. 2* à un an de domicile.