Lecture des graduations. Erreurs de parallaxe
i°. — On veut déterminer la position du corps G par rapport au corps r sur lequel est tracée la graduation G (linéaire ou circulaire). Le corps G porte le trait dfe repère R. La figure 1 19 montre immédiatement qu'on aligne le trait R sur des traits différents T, T',...
de la graduation, suivant les positions de l'œil O, O'.
Pour un déplacement linéaire déterminé de l'œil, parallèle à la partie utilisée de la graduation, Terreur de parallaxe est d'autant plus grande que la distance du repère à la graduation est plus grande et que l'œil est plus voisin de la graduation.
Il faut donc rapprocher le plan du repère du plan de la graduation. On annule l'erreur de parallaxe en faisant coïncider ces plans : c'est ce que montre la figure 119 en bas. On se rapproche de la solution précédente en traçant la graduation G et le repère (ouïe vernier) R, sur deux plans faisant entre eux un très petit angle : Tune des pièces C, r, est alors terminée par un biseau. On risque une erreur de parallaxe moindre en éloignant l'œil ; ce
1. Le mot para lia xe veut dire changement. La parallaxe d'une étoile est le changement de direction que subit le rayon visuel quand on passe de la surface terrestre ou centre de la Terre. Ici lu parallaxe est le changement qui se produit dans le trait en coïncidence avec le trait de repère quand on déplace l'œil.
Kitf. llti.
VIS ET REGLES GRADUEES |J
qui est possible, sans diminuer la précision, par l'emploi d'un viseur $ 200:.
Dans le cas des appareils à cadrans gradues (galvanomètres, ampèremètres,...), où un index se déplace à quelque distance de la graduation, on fixe la direction de visée en traçant la graduation sur un miroir. On place l'œil de manière que l'index recouvre son image dans le miroir. La direction de visée est alors normale au miroir.
?*- — Emploi d'usé loupe.
Ici se pose un problème que nous retrouverons sous bien des formes.
On regarde d'abord les deux graduations à l'œil nu. Soit S leur distance, a le déplacement de l'œil, e l'erreur de parallaxe'. Soit D la dislance de l'œil aux graduations; ce sera, si l'on veut, la distance mimma de vision distincte. On a pour l'erreur s de parallaxe :
On regarde ensuite avec une loupe de distance focale /;
Pour simplifier la discussion, supposons l'œil emmétrope; posons que le repère R est renvoyé à l'infini.
Quand donc on déplace l'oeil latéralement de la quantité a, la ligne de visée qui aboutit à un point-image infiniment éloigné, reste parallèle à elle-même et se déplace latéralement de a. Cherchons quelle erreur résulte de ce déplacement dans la lecture de la graduation qui se fait maintenant sur l'image G' de G.
L'image G' de G est à la distance p de la lentille donnée par la formule :
■? — ^ ■,= -» }> =t approximativement.
f—*Pt z "
Le grossissement est :
(p=/'approximativement) // : /»-— / : 3.
Le déplacement A de la ligne de visée sur la graduation grossie correspond donc à une erreur de lecture :
Comparons léfe formules 1 et 2. Comme /'est toujours plus petit que D, on a toujours *'>e : l'erreur de parallaxe est augmentée par l'emploi d'une loupe, ce que prouve surabondamment une expérience facile.