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Bureau de vérification

Pendant longtemps l'Etat croyait avoir assez fait en créant ses bureaux de vérification, dont nous verrons plus loin les méthodes. Comme nous l'expliquerons, ils n'ont d'autre but que de garantir les citoyens contre le vol; ils n'ont aucun caractère scientifique; les connaissances exigées d'un vérificateur sont essentiellement primaires.

A mesure que progressait l'industrie, le besoin est apparu d'établissements (officiels ou non) effectuant pour le compte des particuliers certains étalonnages de précision. Il est, en effet, impossible à ceux-ci de se livrer à ces travaux minutieux, relativement courts dans un laboratoire bien outillé et très spécialisé, mais qui seraient démesurément longs et coûteux s'il fallait les entreprendre sans un outillage spécial. On a donc créé des laboratoires d'essai et de vérification : celui du Conservatoire des Arts et Métiers en est le type pour la France. Moyennant des rétributions fixes, il effectue certains travaux détermines. Ces établissements, mi-industriels, mi-scientifiques, oscillent entre l'une ou l'autre de ces tendances, suivant l'état d'âme du directeur.

On a compris, voici plus de quarante ans, que tous les efforts de la métrologie devaient être coordonnés par un organisme central, international; d'où la création du Bureau d.-s poids et mesures du pavillon de Breteuil. 11 a rendu des services scientifiques considérables, incontestables et incontestés. S'il m'est arrivé, s'il m 'arrive encore de le blaguer, c'est à cause de la tendance des métrologues à se faire illusion sur la valeur pédagogique de leurs travaux et sur la hiérarchie des qualités que ces travaux impliquent. Je me ferais un plaisir d'entonner un dithyrambe en leur honneur, s'ils ne considéraient pas la métrologie comme la science suprême. Du reste, ils ne sauraient m'accuser d'ignorer leurs travaux; je suis un de leurs rares lecteurs. Bien peu de Français pourraient se vanter d'avilir lu les quinze gros volumes qu'ils ont publiés, et d'avoir au moins feuilleté la masse de leurs procèx-verbau.v. Je m» crois pas «'ire injuste en les considérant comme des manœuvres supérieurs. S'il est exagéré de dire qu'Us mettent en fuite les idées, il ne l'est pas moins de soutenir que Leurs quinze gros volumes en contiennent à foison : ils sont ingénieux à la manière d'un cou t reniai Ire habile.

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