‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 21 sur 402 · Laminoirs · texte numérisé non relu

Laminoirs

Dans le travail de la filière, la pression qui oblige le métal à chan-

ger de forme, a pour origine la traction qu'on exerce. Dans le travail du laminoir, elle a pour origine la force nécessaire à faire tourner les cylindres, plus généralement les pièces de révolution laissant entre elles l'espace que doit occuper le métal.

La figure 7 montre schématiquement un train de laminoirs, plus exactement quelques pièces du train.

Soit, par exemple, à fabriquer un rail symétrique (à double champignon). Par des passes entre des roues analogues au système Rj,R/, on commence par donner à la barre d'acier une section droite rectangulaire de plus en plus petite. Par des passes entre des roues analogues au système Rt, R,', on obtient peu à peu une section droite de dimensions et de forme voulues. A mesure que le laminage est effectué à des températures plus élevées, un moindre travail est nécessaire; corrélativement, l'acier de la pièce finie est moins écroui. Pour rendre la déformation possible, on est, du reste, le plus souvent forcé de réchauffer la pièce un certain nombre de fois entre le commencement et la fin des opérations.

Les fers à T, les fers cornières, sont obtenus au laminoir.

Les tôles sont laminées entre de larges cylindres maintenus à une

Fig. 8.

distance déterminée au moyen de vis agissant sur les coussinets de l'arbre supérieur. Diverses précautions sont prises pour qu'une fois la tôle passée, le cylindre supérieur ne retombe pas de tout son poids sur le cylindre inférieur.

Les grands laminoirs exigent un effort considérable. Généralement on utilise un volant puissant dont la vitesse croit et qui emmagasine de l'énergie quand le laminoir est vide; il aide ensuite la machine au moment du coup de collier. La vitesse du volant varie donc périodiquement.

Page 1