Tubes avec et sans soudure
1°. — Tubes soudés pah recouyhement.
Pour fabriquer des tubes soudés, on commence par découper de la tôle en bandes régulières, au moyen d'une cisaille circulaire (§ 59). On biseaute les bandes sur leurs deux longs côtés de manière que clans le contouriiement et la soudure il n'y ait pas excès de matière (1, fig. 8;. On les réchauffe. En les tirant, on les fait passer dans une espèce d'entonnoir -dont Taxe est occupé par un mandrin cylindrique; les bandes sortent enroulées en cylindres (2, fig. 8). Il ne reste plus qu'à les souder.
On les réchauffe une seconde fois. A la sortie du four, on les fait passer entre les cylindres d'un laminoir dont les gorges ont une section droite demi-circulaire. Pour que les tubes ne soient pas écrasés par la pression, pour qu'ils se soudent et prennent une épaisseur uniforme, on les lamine sur mandrin (3, fig. 8). Cela veut dire que dans l'axe du trou circulaire laissé par les cylindres CG du laminoir (montrés en coupe par la figure 7), est maintenu, par une longue tige T, fixée par l'une de ses extrémités et naturellement plus longue que le tube & obtenir, un mandrin M légèrement conique.
Pour arrondir les tubes, les calibrer et commencer à les polir, on les fait passer dans le trou circulaire d'une filière (g 16). Pour les dresser, on les pose sur un plan horizontal de fonte et l'on fait rouler dessus un lourd plateau.
2°. — Tubes sans soudure.
La description des procédés industriels nous entraînerait trop loin. Pour fixer les idées, voici un traitement possible. On part d'un cylindre relativement court et épais qu'à la presse hydraulique on perce à chaud d'un trou axial relativement grand. Par des passes graduées entre les cylindres d'un laminoir et l'emploi de mandrins, on amène les diamètres intérieurs et extérieurs aux valeurs désirées, beaucoup plus petites que les valeurs initiales.