‹ Construction, description et emploi des appareils de mesure et d'observationChapitre 216 sur 402 · Jumelles de théâtre. Expériences · texte numérisé non relu

Jumelles de théâtre. Expériences

Les jumelles de théâtre sont constituées par deux lunettes de Galilée reliées par une charnière qui permet de les placer à une distance convenable; en effet, l'écart pupillaire varie de 5 à 7 cm., suivant les individus. La mise au point s'effectue par variation do la distance des verres, variation en général simultanée pour les deux lunettes. Un réglage spécial permet une fois pour toutes de corriger l'inégalité des yeux quandelle est forte.

Nous conseillons les expériences suivantes.

i*. — Pour déterminer le champ, plaçons-nous à la distance L d'une bande de papier blanc de 20 cm. de longueur, distance telle que les bouts de la bande de papier affleurent au bord du champ.

Mesurons L en mètres. Le champ est :

en radians

, . 11,46 en degrés — =? — ,

Le champ dépendant de l'ouverture pupillaire varie d'une personne à l'autre, et pour une même personne dépend de Téclairement de l'objet. Le champ n'est, du reste, pas uniformément éclairé, ce qui tient à l'absence de diaphragme de champ.

2°. — Pour déterminer le grossissement, on fixe sur un tableau noir une feuille de papief blanc ayant, par exemple, 20 cm. de large. On trace des traits parallèles espacés de 20 cm. de part et d'autre du papier, de manière que deux des traits limitent le papier. Avec un œil on regarde à travers une des lunettes; avec l'autre on regarde directement. Après quelques essais, on "parvient à superposer les images. De cette superposition on déduit le grossissement.

Sens deJaJumïère

Nous conseillons ces expériences parce qu'elles n'exigent aucun dispositif coûteux et habituent à se rendre compte des paramètres des appareils usuels.

3°. — DÉFALTS DES JUMELLES.

Le manque de parallélisme des axes est un défaut sérieux et commun, grave surtout lorsque les axes ne sont pas dans le môme plan. Dans tous les cas il entraîne le dédoublement au moins momentané des images.

L'axe d'une des lunettes fait l'angle a avec l'autre. La figure 245 montre que tout se passe comme si l'objet s'était déplacé de l'angle a par rapport à Taxe de la lunette déviée : après la traversée de l'appareil, sa direction apparente s'est déplacée de Ga par rapport à cet axe. Si les lignes de visée restent parallèles, la direction de l'objet fait avec Tune d'elles l'angle J3 = a (G — 1).

Or on sait (voir mon Cours sur la Vision...) que si latéralement il est possible de fusionner les images (en louchant), surtout si les lunettes convergent vers l'objet, il est quasiment impossible de le

faire de haut en bas sans une éducation spéciale des muscles de l'œil. La tolérance en hauteur est inférieure à 30', tandis qu'elle dépasse 5° dans le sens horizontal; ce qui ne veut pas dire que le défaut soit négligeable même dans ce sens.

On a donc :

expression qui, pour de forts grossissements, indique la nécessite d'un réglage parfait. Si G=ll, l'erreur de parallélisme dans le sens vertical ne doit pas dépasser i/20 de degré, soit 3'.

Collimateurs.

Page 1