Micromètre de Bepsold
Le micromètre de Repsold est extrêmement simple. Au micromètre ordinaire on ajoute un tambour, placé au voisinage du tambour donnant les centièmes de
tour et portant des pièces saillantes gLT
agissant sur un ressort (fig. 306). L.: , ' ■ ^;i— ■L— g^
Un courant se trouve ainsi fermé /**■ l- I
lorsque le fil mobile du micromètre / r>
passe dans des positions équidistantes ) llj'1 V repérées par rapport aux fils fixes (par rapport au méridien dans le cas d'une lunette méridienne).
L'expérience consiste à maintenir à la main le fil mobile sur l'image du mobile (de l'étoile par exemple), ce qu'avec un peu d'habitude on obtient très exactement. On enregistre donc Bur un chronographe (genre Morse ou .
imprimeur) les instants des passages
de l'étoile dans des plans distants du méridien de quantités connues. Les temps déterminés par divers observateurs coïncident à quelques centièmes de seconde près; l'équation personnelle est sinon supprimée, du moins considérablement diminuée.
Le succès du micromètre de Mepsold mit en goût les astronomes; ils cherchent à imposer automatiquement au fil mobile une vitesse, sinon égale à celle de l'image, du moins peu différente, de manière que l'observateur n'ait plus qu'à corriger la petite différence.
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376 C0SSTUUCT10X DES 1SSTRUMEXTS DE MESURE
271. Micromètres enregistreurs perfectionnés. Quelques mots suffisent pour en comprendre le principe.
Le § 2;Vj apprend à réaliser une vitesse continûment variable entre certaines limites; le § 255 apprend à corriger à la main les variations de cette vitesse autour de sa moyenne. Il est dès lors facile, en combinant les deux appareils, d'imposer à la tête de la vis du micromètre oculaire une vitesse telle que le fil mobile coïncide en permanence avec l'image, l'observateur ayant seulement à corriger les petites différences au moyen du bouton D.
Comme dans l'appareil de Repsold, la vis porte un tambour supplémentaire qui ferme un circuit quand le fil mobile, par conséquent l'image, passent dans des plans repérés par rapport au méridien.
Reste à savoir si l'accroissement de la précision compense la complication du mécanisme et son prix. L'expérience donne une erreur moyenne du même ordre qu'avec l'appareil de Repsold» soit it0%02 environ. Admettons que l'habileté nécessaire pour obtenir ce résultat soit un peu moindre avec le micromètre enregistreur perfectionné : ce n'est pas un avantage bien évident.
En définitive, ce fut un grand progrès de substituer à la méthode de l'œil et de //oreille, l'inscription chronographique et le micromètre de Repsold; c'est un progrès infiniment moindre, même très problématique, d'utiliser le chronographe imprimeur et le micromètre enregistreur perfectionné. Mais il est de bon ton qu'un observatoire ait les appareils dernier bateau, n'en tirerait-il autre chose que des dettes : l'argent tombe toujours quelque part.