Principe de la méthode. Dégrossissage, polissage
1*. — Quand on passe une pointe sur une plaque métallique, on creuse un sillon; on enlève donc une petite quantité de matière. Parfois la matière fait bavure au bord du sillon; mais en raison de ce qu'elle dépasse le niveau général, elle sera dès tors plus facile à séparer. Les procédés de travail par usure consistent à creuser des sillons de très faible profondeur, mais très nombreux, par suite, à enlever la matière par copeaux de très petites dimensions. Ils ne différent donc de ceux que nous étudierons au chapitre suivant, que par la grosseur des copeaux qu'on sort de la pièce à travailler.
Dans le travail par nsure, l'outil est un grain aigu et tranchant de matière dure, dite abrasive.
Parfois l'abrasif est employé compact (grès, carborandtnn).
Parfois on doit tailler dedans les outils élémentaires qui serviront à gratter (brosses, limes).
Parfois l'abrasif est en poudre : on lui donne comme substratum un corps plus ou moins mou qui sert de logement aux grains actifs.
L'abrasif peut être employé à l'état pulvérulent et lancé sur la pièce à oser; le procédé aa jet de sable prend de jour en jour une importance plus grande.
2*. — DÉGROSSISSAGE, HOCCISSAGE, POLISSAGE.
Prenons comme exemple l'obtention d'une lentille de verre.
On part d'une dalle de verre. Pour lui donner la forme désirée, on commence par la dégrossir à l'aide de la scie, de la pince, qui servent à enlever des morceaux entiers, ou de la meule qui l'use progressivement. Tout le monde a vu scier de la pierre calcaire ; le sciage du marbre et des roches dures se fait de même, à la différence qu'on emploie des scies dont les dents sont plus petites à mesure que la
matière est plus dure. Pour les corps très durs on emploie des lames d'acier sans dents; on interpose alors un abrasif entre la lame çt le corps à scier.
Une fois la pièce dégrossie, il faut la finir.
Doucir la pièce, c'est lui donner la forme voulue; pour une lentille, c'est imposer aux faces la forme sphérique. Polir la pièce, c'est imposer le poli spéculaire. Les deux opérations ne diffèrent que par la grosseur des grains de l'abrasif utilisé; ainsi frottons une surface polie avec un abrasif à gros grains, nous la dépolissons.
Comme, en définitive, nous pouvons dégrossir à la meule, toutes les opérations à partir de la pièce brute jusqu'à la pièce finie sont effectuables par usure, la nature de l'abrasif changeant seule du commencement à la (in.