Emploi d'un pendule
, i". — Dans un grand nombre d'expériences on veut découvrir un cliché toutes les 1,2,...
n secondes, et cela pendant un temps très court II faut alors employer deux appareils.
Le premier est un pendule ordinaire ou un Fig 4U9 pendule de torsion électriquement entretenu et dont la période est convenable; à chaque période ou demi-période, il déclanche un second pendule uniquement chargé de laisser passer la lumière. Quand une précision très grande est inutile, un métronome joue commodément le rôle de premier pendule.
Voici pour le second pendule un dispositif simple qui m'a longtemps servi (fig. 409).
Un pendule, de 40 cm. de longueur, par exemple, porte une plaque de laiton P percée d'une fente; il tourne autour de l'axe O.
Sa tige en fer sert d'armature pour un des électros E,, E3, qui sont en permanence fermés sur une pile P.
Si le pendule auxiliaire à longue période établit pendant un instant un court-circuit entre a et b, l'électro E, lâche le pendule; celui-ci fait une demi-oscillation et est rattrapé par l'électro Ej, et ainsi de suite. Derrière la plaque P en est une seconde Q, elle-même percée d'une fente.
2*. — Pour nous rendre compte du temps pendant lequel passe la lumière, posons que la demi-période du pendule est de 0,0 seconde, et que l'élongation maxima est de 30°. Admettons la loi sinusoïdale :
0 = QoSinu)f, -j-= -?ir- C0S(i>f.
fit 1
A 50 cm., 30° valent 26 cm.; 2^x26:1,2 = 133 cm.
La vitesse linéaire au passage par la verticale est de 133 cm. Si les fentes sont larges de 0,5 mm., le temps total pendant lequel passe la lumière est de 0,0075 seconde, soit 7,5 <j.
Nous réalisons ainsi un obturateur à guillotine. La courbe *??o de la figure 404 se réduit à deux droites inclinées. La pleine ouverture n'est réalisée qu'un instant.
A moins d'utiliser des fentes d'une finesse exagérée, il est impossible de faire porter la fente mobile sur un pendule ordinaire; son amplitude est trop petite.
357 bis. Photopoudres. Chronométrie d'une flamme.
1°. — On appelle photopoudres les poudres à base de magnésium qui servent à la photographie. Elles sont composées de magnésium pur, ou mélangé de chlorate de potassium ( 6 gr. de chlorate pour 3 de magnésium) avec parfois adjonction de sulfure d'antimoine. On allume directement avec une allumette, ou par l'intermédiaire d'ua fil de coton-poudre. On peut encore projeter dans une flamme, avec une poire de caoutchouc, la poudre contenue dans un tube de verte.
Pour connaître la durée de la flamme, on utilise une plaque sensible, mise en rotation par un petit moteur électrique. Elle est fixée normalement au bout de Taxe horizontal. Elle est disposée (avec le moteur) dans une caisse noire, parallèlement à une paroi verticale percée d'un trou. Ce trou (d'un centimètre de diamètre, par exemple) est recouvert par une petite plaque de clinquant, percée d'un trou d'aiguille. La plaque est mise en vibration par un diapason (dont on connaît la période) dans une direction passant par Taxe de rotation du cliché.
Si le diapason est immobile et la flamme de longue durée, on obtient sur la plaque un cercle continu. Si la durée de la flamme est inférieure à la durée du tour, on obtient un arc de cercle. Si le diapason fonctionne, on obtient un arc de cercle ondulé dont le6 ondulations servent de chronomètre.
2°. — Ceci posé, l'expérience montre que Y éclair de magnésium est fort loin d'être instantané. Même si la poudre forme un petit tas et est allumée par un (il de coton-poudre ou par le rougissement d'un lil de platine, la durée peut atteindre 0%1.
L'actinismc de la flamme, d'abord considérable, diminue peu à peu, comme le montre la largeur du trait noir obtenu sur la plaque.
Avec un appareil à objectifs multiples indépendants, découverts pendant un temps très court et les uns après les autres, on peut
obtenir des clichés successifs d'un phénomène très rapidement variable, dans l'espace de temps que dure un éclair de magnésium. Ce qui ne laisse pas d^être intéressant, la lumière du magnésium étant très actinique et très facile à obtenir.