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Etude expérimentale de la portée des phares

Le paramètre d'absorption est si variable d'un jour à l'autre pour un phare donné, et d'un phare à l'autre, qu'on a déterminé directement la courbe des portées pour chaque phare.

La figure 422 représente deux de ces courbes.

En abscisses sont les distances en milles; en ordonnées sont les visibilités, mesurées par le tant pour 100 de fois que le phare est vu à chaque distance.

Ainsi, d'après la courbe, le feu 2 est vu 75 jours sur 100 à 12 milles.

L'expérience montre d'abord l'extrême variabilité des courbes pour des phares d'égale puissance situés en des points relativement voisins : les causes locales influent donc beaucoup. Elle montre aussi, comme nous l'avions prévu, que la portée est très loin de croître comme la racine carrée de la puissance du feu ; elle varie même moins vite que ne le suppose la formule du paragraphe précédent.

Pour fixer les idées par un exemple, Faraman (Camargue), qui n'est que de 2300 bougies, est vu 50 fois sur 100 à 25 milles, tandis que Planier (Marseille), qui est de 1500000 bougies, a la même visibilité à 39 milles.

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