r = lm,853, *=0m
« La règle des moindres carrés nous conduira à écrire pour l'équation normale :
101^ = 18ra,530 + 0m,186=18m,716. *> D'où : .r = 0,185307.
Ce texte est-il assez bête! Quel crétin, ayant mesuré avec le mètre plus précis, tiendra compte de la mesure avec l'autre mètre? Quel crétin encore plus gâteux s'imaginera obtenir une précision meilleure parce qu'il aura joint à une mesure d'une certaine précision une mesure évidemment moins précise? Quel abruti admettra qu'une mesure estimée dix fois plus précise, doit être affectée, personne n'a jamais su pourquoi, du coefficient 100?
Là-dessus vous direz que l'exemple est schématique, qu'il ne faut pas attacher d'importance à une caricature! Malheureusement, sous des fioritures, chaque fois qu'un auteur met des poids, l'opération ne diffère en rien comme stupidité de celle que suppose notre astronome hydrographe!
L'homme intelligent raisonne à l'inverse. Quand une mesure vous semble mauvaise, laissez-la de coté : il n'y a pas de méthode ration-
nelle pour utiliser l'erreur. Cent mille mauvaises mesures n'en font pas une bonne.
Encore une fois, les exemples sont infiniment nombreux des résultats déplorables que ces méthodes de trompe-l'œil ont toujours donnés.
2°. — En définitive, mettre des poids, c'est supposer qu'une opération compte .pour plusieurs; on applique donc la méthode ordinaire, en répétant plusieurs fois l'équation de condition que fournit la mesure en question.
Comme le poids est arbitraire, il n'y a pas à discuter si l'opération de poids p doit être considérée comme p, />2, ou pn opérations, l'arbitraire du choix dep pouvant évidemment se reporter sur le choix de n. Aussi bien on ne discute pas des sottises; j'en ai assez dit.
Hatt parle du poids des observateurs. Il consent à écrire : « On apprécie d'une manière plutôt vague le poids des observateurs. Quant aux instruments, on en détermine l'erreur moyenne par l'ensemble des résultats antérieurs. »
J'avais pour collègue pendant de longues années un homme dont les étrangers considèrent les expériences comme bonnes, et qui cependant était notre joie pour la façon grotesque dont il expérimentait. Ses préparateurs se fichaient de lui à tel point qu'ils faussaient systématiquement les expériences : jamais notre imbécile ne s'en est aperçu. Voilà à quels résultats d'autre imbéciles mettront des poids!
Je ne sais quel auteur anglais disait avec raison que la partie essentielle d'un télescope était constituée par ce qu'on trouvait en arrière de l'oculaire. Jugez par là de la louffoquerie du texte que je vous ai cité.
L'appareil ne vaut que par celui qui V emploie; mais il est impossible déjuger de l'habileté de Vobservateur sans recommencer ses expériences.
Voilà ce que dit le bon sens... et tout le reste n'est que fichaise!
Mettez des poids et des moindres carrés si ça vous amuse. Ça tient de la place, ça fait du papier noirci. Vous trouverez toujours dans les académies des gens, non certes pour vous lire, mais, sur des recommandations bien agencées, pour vous donner un prix, voire un fauteuil !
Vous ne demandez rien de plus ?
Mettez des poids et des moindres carrés!