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Généralité sur les machines-outils

Avant de décrire une cloutière, voyons de quels éléments mécaniques nous disposons.

Les pièces d'une machine ne réalisent .que des mouvements périodiques, la machine ne pouvant se modifier indéfiniment dans le même sens. Elle redevient identique à elle-même au bout d'une période dont la longueur varie, suivant les machines, de quelques secondes à une petite fraction de seconde (certaines machines à coudre font 1800 points à la minute, 30 à la seconde).

Les mouvements périodiques dont nous disposons se réduisent au circulaire, à Y alternatif rectiligne, à Y alternatif circulaire : leur nombre est donc très petit.

Le mouvement circulaire est généralement utilisé uniforme.

Quant aux alternatifs, ils peuvent être sinusoïdaux par rapport au

temps :

x=a sin (<o/ — e}.

Dans cette formule x représente un déplacement linéaire ou angulaire, compté à partir de la position moyenne. En général on s'écarte beaucoup de la forme sinusoïdale.

Pour réaliser les mouvements alternatifs à partir du circulaire, les procédés mécaniques usuels se réduisent à la bielle, l'excentrique, qui est une espèce de bielle, lacame, les cylindres à rainure, qui sont des espèces de cames. Il est curieux que des milliers de machines existent, dont les organes se réduisent à ceux que je viens d'énumérer.

Daria la figure 2, les organes marqués C sont animés d'un mouvement circulaire (généralement uniforme); les organes marqués A sont animés d'un mouvement alternatif recliligne. Ils sont guidés par des glissières g représentées schématiquement.

Pour diminuer les frottements, le (lecteur imaginera facilement des galets roulants; il en trouve un dans la figure 3.

Pour obtenir les mouvements alternatifs circulaires, on combine la came ou le cylindre à rainure avec le levier {fig. 3).

FiB. S.

La came et le cylindre fournissent aisément des lois quelconques de 'mouvement. Ainsi de a à b, le déplacement du galet G est nul; de même de c à d, de e à f De /"à a, de b à c, le galet s'éloigne de l'axe; il se rapproche de l'axe brusquement do d à e. La brutalité des mouvements n'est limitée que par le coinçage inévitable quand on veut imposer au galet G la remontée de pentes trop rudes.

Naturellement, un ressort R doit ramener la pièce oscillante contre la came. Pour éviter l'emploi de ressorts, on substitue parfois à la came un plateau creusé d'une rigole, ce qui revient à doubler la came par une came parallèle. Eviter les ressorts est du reste l'avantage principal du cylindre à rainure.

Le mouvement alternatif produit par la bielle ou par l'excentrique est quasi sinusoïdal.

Nous pouvons transformer toute pièce animée d'un mouvement rectiligne alternatif en une came alternative; c'est ce que montre le bas de la figure 3. En A est représentée une pièce animée d'un mouvement rectiligne alternatif, guidé par les glissières g. On choisit son profil supérieur de manière à imposer au galet G et au levier dans lequel il tourne, tel mouvement alternatif circulaire qu'on désire.

Bref, dans une infinité de machines on ne rencontre que les éléments précédents : ce n'est pas exiger beaucoup d'un cerveau moyen que de les connaître.

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